14/08/2026
Il y a un truc dans les cercles qui me FASCINE depuis des années (bon ok le Cercle entier me fascine et j'en parle bcp mais c'est pas le sujet ^^)
Tu mets dix femmes qui ne se connaissent parfois absolument pas dans une pièce, tu les fais s’asseoir en cercle… et quelques heures plus t**d, il existe presque une nouvelle entité dans la pièce.
Le groupe.
Et quand tu commences à voir ça, mais c’est PASSIONNANT.
Parce qu’au départ tu crois que tu accueilles dix femmes avec dix histoires différentes. Et puis tu te rends compte que non. Il y a aussi quelque chose qui commence à se tisser entre elles, sans qu’elles aient décidé de quoi que ce soit.
Une femme parle de sa mère alors que ce n’était absolument pas le sujet du cercle. Puis une autre rebondit. Puis une troisième. Et soudain tu réalises que, sans l’avoir prévu, le thème de la soirée est littéralement en train de se fabriquer sous tes yeux TOUT SEUL.
Ou alors il y a cette femme qui ne dit presque rien depuis le début, mais tu sens que chaque fois qu’une certaine participante parle, son corps change légèrement. Elle se recule. Elle baisse les yeux. Elle croise les bras.
Personne ne dit rien. Mais il se passe quelque chose.
Et moi, c’est ÇA qui me passionne dans les cercles.
Parce qu’à un moment, tu ne regardes plus seulement « celle qui parle ».
Tu commences à voir toooooouuuuuuut le reste.
Qui prend toujours la parole juste après qui. Qui rassure tout le monde. Qui disparaît. Qui fait rire le groupe pile au moment où ça devient un peu trop intime. Qui devient soudain « celle qu’il faut sauver ». Qui commence à agacer tout le monde sans que personne n’ose le dire.
Et parfois je vous jure, on pourrait presque voir le groupe respirer et c'est tellement beau!
Il se contracte.
Il s’ouvre.
Il évite.
Il plonge.
Il se défend.
Il choisit inconsciemment un sujet, une femme, une tension autour de laquelle tout le monde va commencer à tourner.
Et là, pour la Gardienne, ça devient tellement plus intéressant que : « Bon, normalement à 20h15 j’avais prévu le rituel de la bougie. »
Parce que… on s’en fout un peu de ta bougie à ce moment-là.
Il y a quelque chose de VIVANT qui est en train de se passer devant toi.
Et tout l’art, c’est de savoir le voir sans vouloir immédiatement le manipuler.
Parce que suivre le vivant ne veut pas dire : « Oh bah super, laissons tout partir en roue libre et voyons où l’Univers nous emmène. » Evidemment que non.
Parfois, ce qui émerge dans un groupe est magnifique.
Et parfois, un groupe peut aussi commencer à exclure une femme, à en materner une autre, à idéaliser la Gardienne, à fuir collectivement un sujet ou à laisser toujours les mêmes occuper tout l’espace.
Et si tu ne sais pas regarder ces mouvements-là, ils existent quand même.
C’est juste qu’ils se passent sans toi ^^
Et je crois que c’est une des raisons pour lesquelles je pourrais parler des cercles pendant des heures : parce qu’après toutes ces années, ils arrivent encore à me surprendre.
Tu peux préparer. Tu peux anticiper.
Tu peux même connaître énormément de choses.
Mais dès que des femmes entrent dans une pièce ensemble, quelque chose de neuf apparaît.
Et pour moi, devenir Gardienne, c’est aussi apprendre à voir cette onzième histoire.
Celle que personne n’a apportée avec elle.
Celle qui est en train de naître entre elles.
Et toi, tu en penses quoi ? Tu as déjà vécu ce moment où le groupe semblait raconter quelque chose de plus grand que la somme des femmes présentes ?
Raconte moi!
Des bisous,
Cindy
PS: tu connais la chanson: août = 3 semaines de contenu gratuit sur le Cercle, n'hésite pas à t'inscrire dans les événements