16/10/2026
Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire d’une petite fille qui, à chaque bougie soufflée, à chaque étoile filante, faisait toujours le même vœu : vivre un jour avec son cheval.
Cette petite fille rêvait d’une grande maison. Une maison pleine de vie, de rires, de mouvement, de gens qui passent et qui restent. Une maison avec des arbres, de l’eau, des prairies et un immense morceau de ciel.
Mais surtout, elle rêvait de se réveiller chaque matin et de voir son cheval par la fenêtre.
Les années ont passé. La petite fille est devenue une femme. La vie lui a offert des joies immenses, quelques sacrées claques aussi, et elle a parfois rangé ses rêves dans un coin de sa tête, là où l’on dépose les choses qu’on croit un peu trop grandes pour soi.
Mais il y a des rêves qui refusent de mourir.
Et puis il y a eu Shaman.
Mon étalon noir de la vraie vie. Celui qui, sans le savoir, allait tout bousculer.
Parce qu’un jour, l’envie de vivre avec lui est devenue plus forte que toutes les bonnes raisons de ne pas le faire. Plus forte que la peur, que les chiffres, que les obstacles, que cette petite voix qui vous explique très raisonnablement pourquoi ce n’est pas possible.
Alors j’ai cherché. J’ai travaillé. J’ai osé. J’ai recommencé. J’ai déplacé des montagnes, parfois avec une énergie que je ne savais même pas posséder.
Et quand j’ai enfin trouvé cette maison, j’ai su.
C’était elle.
La grande maison de la petite fille. Les arbres. L’eau. Les prairies. Le ciel. La place pour mes enfants, pour mes chevaux, pour la vie qui déborde, pour les projets encore à naître.
Évidemment, la vie a décidé de vérifier à quel point je la voulais. 😅
Et croyez-moi, elle n’y est pas allée avec le dos de la cuillère.
Tout ce qui pouvait se compliquer s’est compliqué. Chaque étape administrative est devenue une épreuve. Chaque porte qui s’ouvrait semblait en cacher trois autres fermées à double tour.
Il y a eu des nuits sans sommeil, des calculs refaits cent fois, des larmes, des moments de découragement, des solutions à inventer dans l’urgence, des amies à appeler en renfort, des femmes merveilleuses qui ont répondu présente..
Jusqu’aux toutes dernières heures, il a fallu se battre.
Et pourtant…
Aujourd’hui, 16 octobre 2026, je vais signer l’acte de cette maison.
MA maison de petite fille.
Et je mesure à peine ce que ces mots représentent.
Chaque mètre carré de cette terre, chaque arbre, chaque mur, chaque parcelle de ciel, je sais ce qu’il m’a fallu de foi, de travail, de courage et de persévérance pour y arriver.
Je n’ai pas hérité de ce rêve. Je l’ai construit. Parfois à mains nues, parfois à bout de souffle, souvent avec une sacrée dose d’obstination.
Et aujourd’hui, je ressens une joie tellement immense qu’elle se mélange à toutes les émotions de ces derniers mois.
Je pense à la petite fille qui soufflait ses bougies.
Je pense à la femme que je suis devenue.
Et je pense à Shaman, qui n’a jamais eu la moindre idée du nombre de montagnes que j’étais prête à déplacer pour qu’un jour, nous vivions ensemble.
C’est fou, quand même, tout ce qu’un cheval peut nous amener à accomplir.
Alors aujourd’hui, j’ai juste envie de célébrer. De pleurer un bon coup, de rire très fort, de courir dans mes prairies et de remercier la vie.
Et surtout, j’ai envie de dire à cette petite fille :
Tu vois, ma chérie ?
Il aura fallu quelques années, quelques tempêtes et une sacrée détermination.
Mais ton vœu a été exaucé.
On rentre à la maison. ❤️🐎