24/08/2026
Aujourd’hui, dans les ventres, ça doit faire un drôle de mélange.
De l’excitation, de la joie, l’envie de retrouver les copains… et aussi, et surtout, ce petit nœud dans le bidou.
Pour certains, c’est presque comme d’habitude. Pour les tout-petits, c’est tout nouveau. Et puis il y a ceux qui changent d’école. Et là, petits ou grands, c’est un sacré chamboulement.
Bref, aujourd’hui, il doit y avoir pas mal de petits cœurs qui battent un peu plus fort.
La rentrée, c’est le retour de tout un petit monde.
Des enfants qui vont apprendre à lire, à compter, à conjuguer.
Mais aussi à attendre leur tour, à partager une place, à faire une place à l’autre, à se tromper sans tout abandonner, à demander de l’aide, à écouter un avis différent du leur.
Et puis tant d’autres choses qu’on ne notera jamais dans un bulletin.
Faire confiance. Oser. Coopérer. Respecter. Se relever. Prendre soin. Trouver sa place sans prendre celle de l’autre.
Et dans tout ce petit monde, il y a les enseignants.
Avec leur réalité du terrain, leurs journées qui filent à toute vitesse, leurs classes, leurs défis… et cette petite flamme qui, je l’espère, leur permet de garder le cap pour chacun de leurs écoliers.
Quand j’y pense, c’est assez vertigineux. Parce qu’un enseignant transmet une matière, une leçon, une théorie. Mais il transmet aussi, parfois sans même s’en rendre compte, quelque chose de lui. Une façon de regarder le monde. Une façon de regarder les autres. Et parfois même, une façon de se regarder soi.
Parce qu’un enseignant peut oublier ce qu’il a dit un mardi matin de novembre.
L’enfant, lui, peut s’en souvenir pendant vingt ans.
Je me souviens, du haut de mes trois pommes, de certains instits qui m’ont vraiment donné confiance. De ceux qui ont su voir quelque chose en moi, qui m’ont parlé avec bienveillance, qui m’ont fait sentir que j’étais capable. Et puis je me souviens aussi de l’inverse.
C’est fou, quand on y pense. Je ne me souviens plus vraiment de mes leçons.
Mais je me souviens des personnes, des moments, des petites phrases.
Parce que l’école ne nous transmet pas seulement des savoirs. Elle laisse une trace dans nos émotions. Dasn notre coeur. Dans nos souvenirs. Dans notre confiance. Dans la façon dont on se construit.
Une rencontre, une année, quelques mots peuvent parfois accompagner un enfant bien plus longtemps qu’on ne l’imagine.
Et finalement, tout ça ne rentre dans aucun programme et pourtant, peut nous accompagner toute une vie.
Alors belle rentrée à tous les enfants, aujourd’hui ou un peu plus t**d en septembre.
Et belle rentrée à tous ceux qui vont les accompagner sur ce petit bout de chemin 💙