Sage et Sauvage

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Sage et Sauvage Il s'agit de valoriser toutes les composantes de soi et de leur permettre d'agir, en équilibre, vers l'atteinte de vos objectifs. Sans sauveurs. Sans fuites.

A l'ère du New Age et de son opposé - une vie axée sur un matérialisme forcené qui enlève les couleurs à la Vie et efface la force de l'Âme - je vous propose un voyage vers l'accomplissement de vous-même en dehors de ces deux sentiers. Je vous propose un chemin que vous parcourez à dos de rêve, à cheval sur les mots, en envol avec les images, en souterrain avec les questions, et à la lumière de la Nature...
Je vous y accompagnerai dans la reconnaissance de votre belle complexité et dans l'acceptation de votre parfaite incomplétude. Ces composantes que nous travaillerons et auxquelles j'essaye de rendre la Voix(e) sont l'Âme, le Coeur, le Corps, le Mental. C'est en équilibrant ces différentes composantes et en les rendant interdépendantes que chacun pourra "pousser vers le haut" ET AUSSI s'enraciner vers le bas, et soigner son individuation. Je m'intéresse aux énergies féminines et masculines et préconise leur reconnaissance et utilisation dans le chemin vers individuation. C'est dans la reconnaissance de leurs énergies propres et particulières - Féminine et Masculine - que l'homme et la femme pourront former une dyade; et que la dyade pourra s'incarner en chacun. Sur le chemin que nous parcourrons, nous entendrons des berceuses, des ébauches de mots, des pleurs...nous trébucherons comme un enfant qui apprend à marcher..et à être aimé. Nous serons bercés et dans la vague de notre sommeil ancestral, nous nous confondrons avec la Me(è)re. Nous nous sentirons seuls, abandonnés et voyagerons au cœur de ces émotions, ne cherchant pas à les faire taire, mais apprenant à nous aimer ainsi, dans le creux de la vague, dans notre vulnérabilité; en nous reconnaissant dans notre solitude, en validant la Vérité de nos sentiments, en apprenant à nous aimer, ainsi que la Vie, dans cette Beauté sans artifices. Juste soi, libre, sauvage face à l'impétuosité de la Vie.

SE RECONSTRUIRE 🦋La reconstruction est un travail vraiment difficile.On sort d'une situation de survie; il y a comme cet...
11/08/2026

SE RECONSTRUIRE 🦋

La reconstruction est un travail vraiment difficile.

On sort d'une situation de survie; il y a comme cette injonction sociale à retrouver la joie instantanément. Et avec la joie, cette capacité retrouvée à fonctionner comme tout le monde.

Soi-même on y croit. On se dit : "une fois que je me sortirai de cette situation, je pourrai être heureux.se". Il y a la croyance que l'Innoncence peut être reconquise à force de courage et de bonnes décisions.

La réalité n'est pas aussi simple. Après un incendie, il est vrai que les forêts de régénèrent, mais il faut du temps. Et il y aura des essences d'arbres qui se perdront et qui n'y pousseront plus...Le sol s'appauvrit et la capacité de renaissance sera limitée dans les formes qu'elle prendra. Il en va de même pour quelques un.es d'entre nous qui se reconstruisent après des années de violence, de drames, de ruptures, d'efforts et d'espoirs. La fraîcheur revenue après la canicule, certains murs commencent à renvoyer la chaleur accumulée. Pas tous...Cela dépend des matériaux qui le composent. Ainsi certains.es d'entre nous continuent d'être hanté.es par la tristesse et la peur alors même que l'amour est revenu dans nos vies. Certain.es d'entre continuent de vivre la violence parce qu'elle continue d'être exercée à travers les enfants ou d'autres liens incontournables. Certain.es continuent de douter de leur perception car l'incompréhension demeure, et iels ne dorment toujours pas tout à fait dans cet oscillement entre indignation et culpabilité. D'autres sont gravement atteint.es dans le sentiment de leur valeur et dans les espaces où iels pourraient en retrouver un tant soit peu, iels s'ecrasent, bafouillent, sont profondément marqué.es par la peur de l'autre...
Et avec tout cela - ou à cause de cela - cette fatigue accablante. Alors que l'amour et quelques instants de paix sont enfin à la portée du cœur, l'esprit peine à les saisir.

Alors non, la bonne décision ne nous libère pas toujours...pas tout de suite.
Pour ne pas entamer une nouvelle descente aux enfers, il est important de reconnaître que la reconstruction peut être difficile et prendre du temps. Accueillir la tristesse, l'incompréhension, les nuits sans sommeil, l'épuisement qui nous ronge alors même que l'on se dit qu'on peut enfin faire des choses extraordinaires. Parfois, la seule chose extraordinaire que nous pouvons faire c'est de choisir de rester en vie. Respirer, dormir quand on peut et, enfin, sentir ce que cela fait d'être soutenu par quelqu'un.e qui nous aime vraiment. Car c'est le vrai cadeau de l'expérience : quand plus rien ne nous porte, nous ne pouvons que nous abandonner à ce soutien. Une personne aimante...le sol sous nos pieds...un arbre contre lequel s'adosser et se reposer...cette Grande Sagesse dans laquelle nous pouvons déposer le cours de nos vies.

Gisela ❤️‍🔥

DU RÉEL Je ne souhaite plus accompagner comme avant. Tout mon corps s'y refuse. Je me suis même demandé si j'allais pour...
21/06/2026

DU RÉEL

Je ne souhaite plus accompagner comme avant. Tout mon corps s'y refuse. Je me suis même demandé si j'allais poursuivre mon activité. Les outils, la façon de faire, les demandes reçues... cela ne vibre plus en moi. D'ailleurs, les demandes d'accompagnement se sont rarefiées au fur et à mesure que je recevais de nouveaux apprentissages, comme il est de coutume, au travers de ma vie personnelle. Puis, plus rien : plus personne à accompagner. J'ai réessayé de réanimer l'affaire, j'ai senti que c'était faux, et cela s'est heurté au vide. Je remercie la Vie de m'ôter toutes les possibilités de ne pas vivre selon sa Vérité.

Puis, j'ai eu une cliente. J'étais ouverte, mais pas enthousiaste. Quelque chose en moi a changé. La posture et la place que j'occupe par rapport à la demande ont changé. Aujourd'hui, je suis ABSOLUMENT débarrassée d'une quelconque nécessité de plaire, ou de trouver des solutions à la personne. Je ne tiens pas à ce que mon activité d'accompagnement continue et je suis ouverte à ce que ça continue.
Du coup, je reçois cette femme avec ce que je suis : là maintenant. Avec le réel. Elle a vécu cette séance comme un fiasco. Elle attendait de cette séance à ce que je lui serve le "pourquoi"; les histoires qu'elle avait maintes fois rebachées avec sa thérapeute. Et pourtant, elle disait y avoir passé des années sans que cela l'ai aidée à trouver des solutions...ou, une autre manière de vivre le problème...Ma démarche lors de cette séance a été de révéler le "comment". Les possibilités que lui offrait le RÉEL pour prendre le taureau par les cornes, prendre le problème à bras le CORPS, agir sur la MATIÈRE et ouvrir de nouvelles directions à l'histoire qu'elle avait l'habitude de se raconter. SENTIR au travers de la constellation les diverses dimensions terrestres du temps présent de son problème.

Cela n'a pas suffi et, en sortant, elle m'a même demandé où se trouvait la rue commerçante... histoire de ne pas être venue pour rien. Alors non : si vous venez pour faire du shopping, ne venez pas me voir. Si vous voulez de l'espoir pour vous arracher du réel, ne venez pas. Je suis bien placée pour dire que quand on a certaines blessures, la vie ici et maintenant peut être vraiment éprouvante. Mais elle l'est surtout, quand on refuse de la vivre. Tant qu'on ne renonce pas aux histoires qu'on se raconte, la Vie n'est pas vécue avec ses myriades de possibilités. Tant qu'on n'embrasse pas sa responsabilité lors du processus de guérison, on reste attaché.e à nos bourreaux, nos sauveurs...nos victimes intérieures. Je ne souhaite plus servir cela.

Je ne souhaite plus servir ce marchandage de rêve; nourrir ce sensationnalisme qui devient absurde à un certain stade de la vie; entretenir ce chaos émotionnel qui nous sépare des dynamiques du vivant.
J'en appelle au réel comme voie de guérison. À la simplicité des mots et au potentiel révélateur du silence. J'en appelle à l'observation et à la présence du corps que, toujours, nous ramène vers cette Vérité dont nous seul.es sommes les acteurs.

Gisela ❤️‍🔥

Illustration : Angus McBean.

Tout ce que je vois c'est que les grandes et riches connaissances ; les discours savamment articulés, les compréhensions...
02/06/2026

Tout ce que je vois c'est que les grandes et riches connaissances ; les discours savamment articulés, les compréhensions des états complexes...ne se substituent pas au besoin d'être aimé.e. Et ce besoin, son ampleur, on ne l'a choisit pas. Sa genèse remonte loin...aux prémices de nos origines.

Avoir conscience de ce besoin, c'est bien mais cela ne nous guérit pas. Jusqu'à présent, ce qui m'a sauvé, c'est d'y renoncer. Renoncer. Renoncer. Renoncer
Renoncer ce n'est pas mourir. Au contraire, c'est vivre.

LA MÈRE SAUVAGE Quand je suis à bout de forcesQue la Vie exige de moi des rivières d'Amour infini, Des fleuves de patien...
10/05/2026

LA MÈRE SAUVAGE

Quand je suis à bout de forces
Que la Vie exige de moi des rivières d'Amour infini,
Des fleuves de patience, d'humilité et d'abnégation

Quand la Vie me brise le Coeur
Avec une marée d'abondance
Qu'elle fait sauter les digues
Conscieusement bâties par la souffrance

Quand la Vie envahit et déforme mon corps
Pour lui donner plus de largesse,
Pour en faire un lieu plus accueillant
Que ce soit par la maladie ou la grossesse
Quand la Vie me montre sa grandeur et me met face à mon ignorance
Qu'elle me demande juste de donner,
Sans rien y comprendre,
Sans mesure, sans règle ni loi
Aimer et donner, bercer et soigner, pleurer, me lever, me réveiller et m'éveiller, me tromper, blesser et être bléssée, me décourager et tout éclairer, tout dévaster par mon rire et ma souffrance...mais continuer de donner sans autre choix que celui d'aimer sans raison...Quand la Vie me laisse essoufflée sur ses chemins..et que je me crois abandonnée. Comme toutes les fois où je l'ai été. Et exploitée et abusée; comme toutes les fois où je l'ai été. Et que la Vie continue d'exiger de moi que je materne, que je protège, que je veille...plus que je ne l'ai été...Alors...au bord de son chemin qui me semble si austère, je ferme les yeux..et je vais chercher au fond de moi, lá bien au fond (peut-être bien dans mes ovaires), ma Mère Sauvage.

Ma Mère Sauvage est forte comme une cascade. Elle déverse sur moi puissance et endurance. Sa voix est profondément mystérieuse et vivante comme celle des océans. Elle m'apprend berceuses et prières qui guérissent.

Ma Mère Sauvage est chaude et lumineuse comme le Soleil. Elle adoucit mon Coeur et révèle ma royauté. Ma Mère Sauvage rugit comme la lionne, chante comme le rossignol et protège comme le loup. Elle est ronde comme le giron de la Lune, son regard est perçant comme l'éclair de la tempête ou caressant comme l'épi de blé qui danse au vent. Ma Mère Sauvage me prend dans ses bras. Dans ses bras, je sens l'odeur de la fumée des feux de bois, la chaleur et la texture granulée du sable jaune...parfois, la moiteur et la fraîcheur de l'herbe au printemps. Quand je suis vraiment à bout de forces, et que je m'en vais la chercher dans sa caverne, elle me sussure de la Poésie qui sent fort le café. Ses paupières, comme des pétales de rose, caressent ma joue...Son ba**er, une fleur d'oranger qui me revigore.
Et lá, au bord du chemin, j'ouvre les yeux et je vois, ma Mère Sauvage tout autour de moi.

Gisela 🌹



Illustration : Pinterest

QUAND L'ÉLAN DE RECOMMENCER CACHE LA PEUR DE RESTERAvez-vous déjà remarqué votre connection particulière avec une des én...
29/04/2026

QUAND L'ÉLAN DE RECOMMENCER CACHE LA PEUR DE RESTER

Avez-vous déjà remarqué votre connection particulière avec une des énergies saisonnières ?

J'ai l'intuition que notre connection à une énergie particulière peut parfois être dénaturée. Cela peut se manifester par la domination que l'énergie en question exerce sur nous. À l'inverse, cela se manifeste également par notre volonté de soumettre, ou faire taire, cette énergie.

Je réalise que longtemps j'ai été dominée par l'énergie de début de printemps (celle du Bélier). Cet élan à tout arrêter pour tout recommencer. Cette pulsion créatrice qui ne finit pas son œuvre. Cette impatience viscérale qui pêche par intolérance à la routine, par résistance à l'œuvre du temps.

J'ai rencontré d'autres personnes comme moi. Des êtres qui, malgré un grand besoin de sécurité intérieure, ont amené de manière constante du changement dans ma vie. Il y a le besoin de sécurité et pourtant l'énergie qui domine pousse à balayer, d'un revers de la main, la structure bâtie jusqu'alors. Et, à chaque nouveau départ, il s'agit d'affronter ses peurs, se faire une nouvelle place, nouer de nouvelles relations...avec l'insécurité de l'inconnu en toile de fond.

Je remarque que cet élan à quitter pour tout recommencer, se manifeste justement lorsque "ma place commence à se faire".
J'ai l'intuition qu'il y a une croyance fondamentale derrière ce comportement :
Je ne suis pas légitime/Je suis un.e imposteurice : " Avec le temps, je serai démasqué.e".

J'en entends parfois qui entretiennent la croyance qu'il faut développer sa sécurité intérieure sans dépendre des circonstances. J'ai adhéré à ce postulat jusqu'à ce que je prenne conscience que cette posture usait mon système nerveux. Elle procède du traditionnel clivage : corps/mental et elle suppose de la toute-puissance du mental.

Je crois aujourd'hui encore plus qu'avant à une complète interdépendance.

La sécurité intérieure est nourrie par la sécurité extérieure (et vice-versa). C'est une réalité dont la majorité des personnes en précarité matérielle pourront témoigner.
De la même manière : si vous partez parce qu'à l'intérieur de vous, vous doutez de votre valeur pour occuper une certaine place, "partir" entretiendra votre précarité spirituelle. Voire : structurelle (vous : votre stature, votre squelette, au sein de ce grand système qu'est la Vie).

Alors, "que se passera-t-il si je reste ?"...peut être une question intéressante. Peut-être découvrirait-on succédant à l'énergie du Bélier, celle du Taureau qui nous invite à recevoir et à j***r du travail accompli.
Cela nécessite de s'ancrer dans le moment présent à travers l'écoute de nos émotions et l'expérience que notre corps fait de sa sensualité. Mais cela passe également par l'amour. L'amour de la place où on se trouve. Parce que pour plus imparfaite qu'on la pense, elle est en réalité, toujours, un point de départ.
Et enfin, cela passe aussi par une vraie reconnaissance. De tout le chemin parcouru par nous, et par toutes celles et ceux qui nous ont précédés.

Gisela ❤️‍🔥




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