Sage et Sauvage

Sage et Sauvage Il s'agit de valoriser toutes les composantes de soi et de leur permettre d'agir, en équilibre, vers l'atteinte de vos objectifs. Sans sauveurs. Sans fuites.

A l'ère du New Age et de son opposé - une vie axée sur un matérialisme forcené qui enlève les couleurs à la Vie et efface la force de l'Âme - je vous propose un voyage vers l'accomplissement de vous-même en dehors de ces deux sentiers. Je vous propose un chemin que vous parcourez à dos de rêve, à cheval sur les mots, en envol avec les images, en souterrain avec les questions, et à la lumière de la

Nature...
Je vous y accompagnerai dans la reconnaissance de votre belle complexité et dans l'acceptation de votre parfaite incomplétude. Ces composantes que nous travaillerons et auxquelles j'essaye de rendre la Voix(e) sont l'Âme, le Coeur, le Corps, le Mental. C'est en équilibrant ces différentes composantes et en les rendant interdépendantes que chacun pourra "pousser vers le haut" ET AUSSI s'enraciner vers le bas, et soigner son individuation. Je m'intéresse aux énergies féminines et masculines et préconise leur reconnaissance et utilisation dans le chemin vers individuation. C'est dans la reconnaissance de leurs énergies propres et particulières - Féminine et Masculine - que l'homme et la femme pourront former une dyade; et que la dyade pourra s'incarner en chacun. Sur le chemin que nous parcourrons, nous entendrons des berceuses, des ébauches de mots, des pleurs...nous trébucherons comme un enfant qui apprend à marcher..et à être aimé. Nous serons bercés et dans la vague de notre sommeil ancestral, nous nous confondrons avec la Me(è)re. Nous nous sentirons seuls, abandonnés et voyagerons au cœur de ces émotions, ne cherchant pas à les faire taire, mais apprenant à nous aimer ainsi, dans le creux de la vague, dans notre vulnérabilité; en nous reconnaissant dans notre solitude, en validant la Vérité de nos sentiments, en apprenant à nous aimer, ainsi que la Vie, dans cette Beauté sans artifices. Juste soi, libre, sauvage face à l'impétuosité de la Vie.

DU RÉEL Je ne souhaite plus accompagner comme avant. Tout mon corps s'y refuse. Je me suis même demandé si j'allais pour...
21/06/2026

DU RÉEL

Je ne souhaite plus accompagner comme avant. Tout mon corps s'y refuse. Je me suis même demandé si j'allais poursuivre mon activité. Les outils, la façon de faire, les demandes reçues... cela ne vibre plus en moi. D'ailleurs, les demandes d'accompagnement se sont rarefiées au fur et à mesure que je recevais de nouveaux apprentissages, comme il est de coutume, au travers de ma vie personnelle. Puis, plus rien : plus personne à accompagner. J'ai réessayé de réanimer l'affaire, j'ai senti que c'était faux, et cela s'est heurté au vide. Je remercie la Vie de m'ôter toutes les possibilités de ne pas vivre selon sa Vérité.

Puis, j'ai eu une cliente. J'étais ouverte, mais pas enthousiaste. Quelque chose en moi a changé. La posture et la place que j'occupe par rapport à la demande ont changé. Aujourd'hui, je suis ABSOLUMENT débarrassée d'une quelconque nécessité de plaire, ou de trouver des solutions à la personne. Je ne tiens pas à ce que mon activité d'accompagnement continue et je suis ouverte à ce que ça continue.
Du coup, je reçois cette femme avec ce que je suis : là maintenant. Avec le réel. Elle a vécu cette séance comme un fiasco. Elle attendait de cette séance à ce que je lui serve le "pourquoi"; les histoires qu'elle avait maintes fois rebachées avec sa thérapeute. Et pourtant, elle disait y avoir passé des années sans que cela l'ai aidée à trouver des solutions...ou, une autre manière de vivre le problème...Ma démarche lors de cette séance a été de révéler le "comment". Les possibilités que lui offrait le RÉEL pour prendre le taureau par les cornes, prendre le problème à bras le CORPS, agir sur la MATIÈRE et ouvrir de nouvelles directions à l'histoire qu'elle avait l'habitude de se raconter. SENTIR au travers de la constellation les diverses dimensions terrestres du temps présent de son problème.

Cela n'a pas suffi et, en sortant, elle m'a même demandé où se trouvait la rue commerçante... histoire de ne pas être venue pour rien. Alors non : si vous venez pour faire du shopping, ne venez pas me voir. Si vous voulez de l'espoir pour vous arracher du réel, ne venez pas. Je suis bien placée pour dire que quand on a certaines blessures, la vie ici et maintenant peut être vraiment éprouvante. Mais elle l'est surtout, quand on refuse de la vivre. Tant qu'on ne renonce pas aux histoires qu'on se raconte, la Vie n'est pas vécue avec ses myriades de possibilités. Tant qu'on n'embrasse pas sa responsabilité lors du processus de guérison, on reste attaché.e à nos bourreaux, nos sauveurs...nos victimes intérieures. Je ne souhaite plus servir cela.

Je ne souhaite plus servir ce marchandage de rêve; nourrir ce sensationnalisme qui devient absurde à un certain stade de la vie; entretenir ce chaos émotionnel qui nous sépare des dynamiques du vivant.
J'en appelle au réel comme voie de guérison. À la simplicité des mots et au potentiel révélateur du silence. J'en appelle à l'observation et à la présence du corps que, toujours, nous ramène vers cette Vérité dont nous seul.es sommes les acteurs.

Gisela ❤️‍🔥

Illustration : Angus McBean.

Tout ce que je vois c'est que les grandes et riches connaissances ; les discours savamment articulés, les compréhensions...
02/06/2026

Tout ce que je vois c'est que les grandes et riches connaissances ; les discours savamment articulés, les compréhensions des états complexes...ne se substituent pas au besoin d'être aimé.e. Et ce besoin, son ampleur, on ne l'a choisit pas. Sa genèse remonte loin...aux prémices de nos origines.

Avoir conscience de ce besoin, c'est bien mais cela ne nous guérit pas. Jusqu'à présent, ce qui m'a sauvé, c'est d'y renoncer. Renoncer. Renoncer. Renoncer
Renoncer ce n'est pas mourir. Au contraire, c'est vivre.

LA MÈRE SAUVAGE Quand je suis à bout de forcesQue la Vie exige de moi des rivières d'Amour infini, Des fleuves de patien...
10/05/2026

LA MÈRE SAUVAGE

Quand je suis à bout de forces
Que la Vie exige de moi des rivières d'Amour infini,
Des fleuves de patience, d'humilité et d'abnégation

Quand la Vie me brise le Coeur
Avec une marée d'abondance
Qu'elle fait sauter les digues
Conscieusement bâties par la souffrance

Quand la Vie envahit et déforme mon corps
Pour lui donner plus de largesse,
Pour en faire un lieu plus accueillant
Que ce soit par la maladie ou la grossesse
Quand la Vie me montre sa grandeur et me met face à mon ignorance
Qu'elle me demande juste de donner,
Sans rien y comprendre,
Sans mesure, sans règle ni loi
Aimer et donner, bercer et soigner, pleurer, me lever, me réveiller et m'éveiller, me tromper, blesser et être bléssée, me décourager et tout éclairer, tout dévaster par mon rire et ma souffrance...mais continuer de donner sans autre choix que celui d'aimer sans raison...Quand la Vie me laisse essoufflée sur ses chemins..et que je me crois abandonnée. Comme toutes les fois où je l'ai été. Et exploitée et abusée; comme toutes les fois où je l'ai été. Et que la Vie continue d'exiger de moi que je materne, que je protège, que je veille...plus que je ne l'ai été...Alors...au bord de son chemin qui me semble si austère, je ferme les yeux..et je vais chercher au fond de moi, lá bien au fond (peut-être bien dans mes ovaires), ma Mère Sauvage.

Ma Mère Sauvage est forte comme une cascade. Elle déverse sur moi puissance et endurance. Sa voix est profondément mystérieuse et vivante comme celle des océans. Elle m'apprend berceuses et prières qui guérissent.

Ma Mère Sauvage est chaude et lumineuse comme le Soleil. Elle adoucit mon Coeur et révèle ma royauté. Ma Mère Sauvage rugit comme la lionne, chante comme le rossignol et protège comme le loup. Elle est ronde comme le giron de la Lune, son regard est perçant comme l'éclair de la tempête ou caressant comme l'épi de blé qui danse au vent. Ma Mère Sauvage me prend dans ses bras. Dans ses bras, je sens l'odeur de la fumée des feux de bois, la chaleur et la texture granulée du sable jaune...parfois, la moiteur et la fraîcheur de l'herbe au printemps. Quand je suis vraiment à bout de forces, et que je m'en vais la chercher dans sa caverne, elle me sussure de la Poésie qui sent fort le café. Ses paupières, comme des pétales de rose, caressent ma joue...Son ba**er, une fleur d'oranger qui me revigore.
Et lá, au bord du chemin, j'ouvre les yeux et je vois, ma Mère Sauvage tout autour de moi.

Gisela 🌹



Illustration : Pinterest

QUAND L'ÉLAN DE RECOMMENCER CACHE LA PEUR DE RESTERAvez-vous déjà remarqué votre connection particulière avec une des én...
29/04/2026

QUAND L'ÉLAN DE RECOMMENCER CACHE LA PEUR DE RESTER

Avez-vous déjà remarqué votre connection particulière avec une des énergies saisonnières ?

J'ai l'intuition que notre connection à une énergie particulière peut parfois être dénaturée. Cela peut se manifester par la domination que l'énergie en question exerce sur nous. À l'inverse, cela se manifeste également par notre volonté de soumettre, ou faire taire, cette énergie.

Je réalise que longtemps j'ai été dominée par l'énergie de début de printemps (celle du Bélier). Cet élan à tout arrêter pour tout recommencer. Cette pulsion créatrice qui ne finit pas son œuvre. Cette impatience viscérale qui pêche par intolérance à la routine, par résistance à l'œuvre du temps.

J'ai rencontré d'autres personnes comme moi. Des êtres qui, malgré un grand besoin de sécurité intérieure, ont amené de manière constante du changement dans ma vie. Il y a le besoin de sécurité et pourtant l'énergie qui domine pousse à balayer, d'un revers de la main, la structure bâtie jusqu'alors. Et, à chaque nouveau départ, il s'agit d'affronter ses peurs, se faire une nouvelle place, nouer de nouvelles relations...avec l'insécurité de l'inconnu en toile de fond.

Je remarque que cet élan à quitter pour tout recommencer, se manifeste justement lorsque "ma place commence à se faire".
J'ai l'intuition qu'il y a une croyance fondamentale derrière ce comportement :
Je ne suis pas légitime/Je suis un.e imposteurice : " Avec le temps, je serai démasqué.e".

J'en entends parfois qui entretiennent la croyance qu'il faut développer sa sécurité intérieure sans dépendre des circonstances. J'ai adhéré à ce postulat jusqu'à ce que je prenne conscience que cette posture usait mon système nerveux. Elle procède du traditionnel clivage : corps/mental et elle suppose de la toute-puissance du mental.

Je crois aujourd'hui encore plus qu'avant à une complète interdépendance.

La sécurité intérieure est nourrie par la sécurité extérieure (et vice-versa). C'est une réalité dont la majorité des personnes en précarité matérielle pourront témoigner.
De la même manière : si vous partez parce qu'à l'intérieur de vous, vous doutez de votre valeur pour occuper une certaine place, "partir" entretiendra votre précarité spirituelle. Voire : structurelle (vous : votre stature, votre squelette, au sein de ce grand système qu'est la Vie).

Alors, "que se passera-t-il si je reste ?"...peut être une question intéressante. Peut-être découvrirait-on succédant à l'énergie du Bélier, celle du Taureau qui nous invite à recevoir et à j***r du travail accompli.
Cela nécessite de s'ancrer dans le moment présent à travers l'écoute de nos émotions et l'expérience que notre corps fait de sa sensualité. Mais cela passe également par l'amour. L'amour de la place où on se trouve. Parce que pour plus imparfaite qu'on la pense, elle est en réalité, toujours, un point de départ.
Et enfin, cela passe aussi par une vraie reconnaissance. De tout le chemin parcouru par nous, et par toutes celles et ceux qui nous ont précédés.

Gisela ❤️‍🔥




JUSTICE ET SENS DE SOICombien de fois n'avez-vous pas entendu : " Il faut que tu poses tes limites " ?Et combien de fois...
27/04/2026

JUSTICE ET SENS DE SOI

Combien de fois n'avez-vous pas entendu : " Il faut que tu poses tes limites " ?
Et combien de fois n'avez-vous pas l'impression que malgré le fait que vous posiez clairement ces limites, celles-ci ne sont pas respectées ?

J'avais le même problème. Et aucun professionnel de l'accompagnement auquel j'ai eu recours n'a mis le doigt sur ce qui dysfonctionait vraiment.

Bien souvent - et surtout si vous travaillez depuis longtemps cette question - le problème n'est pas dans la communication; ni même dans la connaissance intime que vous pouvez avoir de vos limites.

En ce qui me concerne, le problème se situait dans mon approche de la "justice". C'est que mon approche de la justice était bâtie à partir d'un idéal : de compréhension, de compassion, d'accueil de l'autre. Je m'imaginais que si j'avais été l'autre, j'aurais bien aimé qu'on essaie de me comprendre, de me donner une seconde chance... Sauf que l'autre n'est pas moi. Et qu'en premier lieu, je n'aurais probablement pas agi comme lui.

Et il est là, le point de bascule qui rend toute communication visant la pose des limites, inopérante. Vous partez d'une référence qui est en DEHORS de vous : vous IMAGINEZ que l'autre est comme vous. Vous désirez prendre en considération ce qui le pousse à agir ainsi. Vous vous accordez énergétiquement non pas à la réalité d'un comportement, mais au potentiel que vous imaginez de celui qui l'adopte. Et là, vous vacillez. Vous remetez en question la légitimité de vos propres ressentis ainsi que l'opportunité de FAIRE respecter ces limites.
Vous vous situez EN DEHORS de vous.
Et à partir du moment où vous abordez une situation en vous plaçant en dehors de vous, vous vous trouvez en lieu instable.

J'ai compris une chose concernant les relations interpersonnelles où prédomine une forme d'abus (que l'on ne perçoit pas rapidement comme systématique). La seule justice qui vaille la peine d'être défendue est celle qui part de VOUS. Et dès lors qu'on se place "partout ailleurs qu'en soi" pour déterminer le comportement à prendre; c'est qu'on estime que le "soi" n'est pas une place légitime à occuper pour juger de ce qui est bon, ou mauvais.

Lorsque je parle du "soi" comme place à occuper, j'ai l'image de ce qui se passe en constellations : le/la représentant.e est invité.e à exprimer ce qu'il ressent. Ce qui traverse son corps lorsqu'il se trouve à cette place-là. Ce que le/la représentant.e pense, ce qu'il devine de la place qu'il occupe, ses opinions et jugements ne sont pas des informations utiles.

De la même manière : quand telle personne se comporte envers toi de telle manière, que ressens-tu dans ton corps ?

La vraie justice trouve sa traduction dans le corps. Ce qui est bon ou mauvais ne l'est pas dans un idéal de Bien/Mal, mais trouve son orientation dans la connaissance de ce qui nous fait du bien/mal.

Au début, il a fallu que je me fasse violence. Il y avait une forme de radicalité à prendre le parti de mon corps en dehors de toute autre considération. Il a fallu également que je renonce à cette toute-puissance sous-tendant ma valeur "justice". J'ai compris que cette justice-là n'était pas de mon ressort...Et qu'elle avait encore moins de chances de se produire si j'étais injuste envers moi-même.

Alors se remettre en question : oui. Et la première question est sans aucun doute : "Est-ce que ça me fait du mal ?". Si la réponse est "oui" alors, c'est certainement injuste.

Gisela ❤️‍🔥

QUAND LA FORCE COMPENSE LE MANQUE DE FOIMon corps n'en pouvait plus. Mon esprit était sur le point de se briser. Je n'av...
23/04/2026

QUAND LA FORCE COMPENSE LE MANQUE DE FOI

Mon corps n'en pouvait plus. Mon esprit était sur le point de se briser. Je n'avais plus la force d'être forte. Si je devais utiliser une image très concrète (et désolée si elle ne parlera qu'aux mères !), ce passage ressembla pour beaucoup au moment de l'accouchement où on vous demande de pousser pour expulser votre placenta ! Je me souviens que ce fut pour moi le plus difficile lors de mes trois accouchements (physiologiques); car à cet instant - après avoir poussé longtemps pour le bébé - mon corps ne savait littéralement plus à quoi cela ressemblait de "pousser".

Et bien, j'ai traversé pas mal d'épreuves ces 20 dernières années. Avant aussi, mais je n'avais pas l'impression que je luttais. Or, pendant 20 ans j'ai eu l'impression presque constante d'être dans une lutte et de devoir être la personne forte pour tout tenir. Il y a un an, j'aurais pu poser les armes et ranger le bouclier. Des épreuves étaient encore là car la vie est ainsi faite toutefois, j'étais parvenue à me mettre en sécurité et j'avais un précieux soutien. Le temps de la reconstruction était venu. Mais tout mon être était figé en mode combat, et les instants de détente ou de plaisir représentaient une sorte de "repos du guerrier". Jusqu'à ce que je craque. Mon système nerveux était à bout. Il ne savait plus à quoi cela ressemblait "tenir". J'étais forcée de renoncer et de me laisser traverser. Puis, vint l'écoeurement. Le dégoût vis-à-vis de tout ce qui me demande des e-fforts. Le dégoût du "rôle", de la sur-adaptation, de la représentation. Mon corps me le fait comprendre dès que j'y suis acculée : crise de panique. Je ne peux, désormais, qu'être moi. Là où l'amour est absent pour moi, il me devient impossible désormais d'interpréter, de donner du sens, de m'a-donner.

J'ai compris aujourd'hui que la force venait masquer le désamour. Il fallait aller chercher et composer des ressources pour continuer à faire ce que j'en n'avais point envie de faire.

Mais il y a autre chose encore. Encore plus profonde : la force était venue compenser la perte de confiance envers la Vie, une Foi vacillante. C'est clair que la vie est impossible à porter si on ne compte que sur soi-même. Et non, l'humain ne s'affranchit à jamais tout à fait de ses blessures, peurs, attachements, deuils et complexes. Nos ancêtres en avaient aussi et pourtant, la santé mentale ne s'est jamais trouvée à un tel point précaire...J'ai l'intime conviction que c'est parce que, en grande partie, ils mettaient les impondérables de leurs vies entre les mains du divin.

"Mon Seigneur bien-aimé, occupe-toi de tout".

Toi qui est fatigué.e d'être fort.e, sens comment cela résonne en toi.
J'ai une Bonne Nouvelle pour toi. Si ton corps ne sait plus comment faire; si ton esprit doute de sa force : le moment est arrivé, non plus d'être fort, mais d'être toi. Et de Le laisser s'occuper de tout.

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🌈🌱 À partir d'aujourd'hui, les accompagnements que je propose n'appartiennent plus au domaine thérapeutique, mais spirituel 🌱🌈.

💝Pour ceuxelles en crise de sens; pour trouver du soutien lors des épreuves; pour commencer à construire une vraie sécurité intérieure 💝.

Gisela ❤️‍🔥

Parfois, cesser la lutte c’est arrêter d’espérer. Espérer être plus fort, espérer d’atteindre tel objectif, réaliser tel...
14/04/2026

Parfois, cesser la lutte c’est arrêter d’espérer. Espérer être plus fort, espérer d’atteindre tel objectif, réaliser tel rêve…Guérir.

Ces dernières semaines, j’ai mis de l’ordre dans mes carnets, mes dossiers, les pages volantes ci et là et j’ai réalisé que l’état de crise est souvent la constante au cours de mon existence.

Et pourtant j’ai, à chaque fois, la sensation de traverser une expérience nouvelle.

Je pourrais ficeler tout un tas d’interprétations : c’est mon soleil en Poissons en Maison VIII ; c’est une vie antérieure vécue à étouffer les émotions et le domaine du sensible ; un neuroatypisme ; un lien interrompu à la mère ; l’absence d’un réel regard du père ; une relation d’amour destructeur qui a consummé de longues années de mon existence, etc., etc.

Je pourrais mobiliser le courage outrageux qui me caractérise ; la superbe du Lion. Je pourrais renaître une fois encore nouvelle à partir de la puissante flamme régénératrice du Scorpion qui brûle en moi. Je pourrais…encore une fois…convoquer l’innocence de la pulsion créatrice du Printemps qui coule dans mes veines depuis que mon premier regard s’est ouvert sur la première aube.

Mais peut-être que ce n’était pas du courage, mais de la survie. Peut-être que ce n’était pas de l’innocence retrouvée, mais du déni. Ce n’était probablement pas de l’amour de soi, ce moment du « guérir », mais bien plus de la non-acceptation de soi. J’ai finalement passé des années à vouloir guérir de la personne que je suis. Car en étant celle que « les autres » attendent que je sois forcément, cette hyper-sensibilité est « problématique ».

Il y a cette chose qui me dépasse et qui fait que je craque, que je me brise, que je ploie… Cette obscurité qui m’enlace étroitement jusqu’à ce que le fil me reliant à la Vie devienne extrêmement mince, tenu, fragile. Et soudainement, cette Vie-là, elle me paraît si précieuse ! Pour l’enfant que j’étais et qui écrit encore des poèmes ; pour mes enfants (pour qu’ils ne se disent pas que la Vie est atroce) ; pour mon amoureux (qu’il ne se dise pas que l’Amour n’a pas suffi). Dans ce combat entre la Vie et la Mort, je ne peux qu’abandonner. Et c’est à ce moment-là que je réalise qu’abandonner, ce n’est pas mourir ! Abandonner ressemble à deux genoux sur le carrelage froid d’une église où il n’y a que toi et tes deux mains à terre à faire pénétrer les larmes. Abandonner ressemble à un lit défait hanté par la solitude insupportable de la nuit et ton cri vers le Très-Haut qui défait le silence.

C’est tout ce que je sais à propos de la guérison : qu’elle recommence encore et encore et donc…qu’elle n’existe pas.

La seule chose qui me sauve : l’élan indomptable de la Vie que toujours, me ramène vers plus Haut que moi.

Et c’est ainsi qu’Il me parle et m’attire à Lui. Je croyais écouter, je ne faisais qu’entendre.

Je suis ce fil doré tendu entre Ici et Là-bas. Il y a beaucoup de choses belles sur le fil. Le bonheur passe en funambule, mais tu ne le vois pas si tu cherches à atteindre le bout du fil. Qu’y-a-t-il au bout du fil ? Je n’en sais rien et soudainement la vie me paraît plus belle, plus précieuse…sans savoir…avec tout ce sentir qui me ramène au bord des larmes à chaque fois. Et cela me va.

Gisela❤️‍🔥

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