05/06/2026
🌺 Quelques jours d'arrêt "forcé"
Depuis que j’ai changé de vie, il y a une dizaine d’années, je suis rarement en incapacité totale de travailler, de lire, d’écrire ou simplement d’avancer.
J’aime croire que je m’écoute. Que je fais attention. Que tout est gérable, un pas après l’autre.
Mais parfois, les événements s’enchaînent, la pression s’accumule, les peurs se réveillent… et même lorsque l’on prend soin de son état intérieur, trop reste trop.
Alors un accident domestique, en apparence anodin, prend soudain une autre dimension et invite à l’immobilité. À la vraie écoute.
Pas celle du scan rapide entre deux obligations. Pas celle de l’hygiène mentale minimale.
Non.
Celle qui demande de s’asseoir auprès de ses émotions, de sa fatigue, de ses deuils, de ses changements. Celle qui oblige à entendre ce que l’on sait déjà mais que l’on respecte encore trop peu : chaque transformation a son rythme.
Ce matin, en regardant mon hibiscus, j’ai compris quelque chose.
Depuis plus d’un an, il ne fleurissait presque plus. Son nouveau pot ne semblait pas lui convenir. Il paraissait survivre plus que s’épanouir.
Et pourtant, il est resté là.
Sans lutter. Sans se comparer. Sans se presser.
Juste du temps. Juste de la lumière.
Et ce matin, il explose de fleurs.
Plus beau que jamais.
Alors j’apprends.
Je ne suis pas plus forte que cet hibiscus.
J’ai moi aussi besoin de temps pour m’adapter. De temps pour intégrer. De temps pour guérir.
M’écouter sans œillères. Respecter mon propre rythme.
Dans l’espoir que, lorsque le moment sera venu,
je puisse, moi aussi, rayonner librement. 🌺
Gaëlle V.
'arrêter