09/18/2025
Moi aussi je te vois ✨🦋💛
Elle avance dans un monde qui roule trop vite.
À l’extérieur, tout semble fluide : les projets, les rendez-vous, les obligations.
Mais à l’intérieur, c’est une autre histoire.
Un corps glacé, vidé, figé comme s’il avait tiré sur toutes ses réserves.
Un mental en furie, qui tourne à mille à l’heure, qui fabrique des “il faut”, des “tu devrais”, des “fais encore un effort”…
et quand elle s’y met, c’est le blanc.
Rien.
Le néant qui avale toute l’énergie.
Elle sent cette fatigue étrange, pas celle qui appelle au sommeil, mais celle qui vide l’âme.
Cette fatigue qui coupe la patience, qui rend chaque geste plus lourd, chaque parole plus fragile.
Elle aimerait juste se laisser tomber, pleurer, disparaître quelques heures dans une couverture chaude.
Peut-être que c’est la rentrée, la pression collective, la cadence imposée.
Peut-être que ce sont les énergies du moment, qui brassent et remuent jusque dans les entrailles.
Ou peut-être que c’est simplement la vérité du corps, qui dit stop, qui dit “assez”, qui réclame d’autres rythmes, d’autres manières d’habiter sa vie.
Et si ce n’était pas une faiblesse, mais un passage ?
Et si ce temps d’immobilité n’était pas une chute, mais une métamorphose qui se prépare en silence ?
Parce que parfois, il faut s’écrouler pour renaître.
Parfois, il faut se laisser traverser par la fatigue pour que surgisse une force plus vraie.
Alors elle s’abandonne.
Elle se laisse glisser dans le présent nu, dans le souffle lent, dans la chaleur de son propre cœur.
Et elle se rappelle : il n’y a rien à prouver.
Il n’y a rien à forcer.
La vie renaîtra, quand ce sera le moment.
Cindy Pinchart.
Celle qui s'abandonne.
A vous que je croise, qui me partagez vos histoires, vos maux à l'âme, votre fatigue, à moi, à vous, je vous vois...