07/13/2026
J’accepte d’être la catin et la sainte.
La catin qui jouit de la vie, de son corps, de sa sensualité, de ses désirs et de sa liberté.
La sainte qui connaît sa valeur, qui se respecte, qui pose ses limites et qui se fait respecter.
Je ne les oppose plus. Je les réunis.
La catin reprend son pouvoir lorsqu’elle cesse de se donner pour être aimée, choisie ou rassurée. Lorsqu’elle choisit consciemment ses partenaires, écoute son corps et s’autorise à j***r sans jamais se trahir.
La sainte ne vient pas l’emprisonner.
Elle lui rappelle que son corps est un temple, que son non est sacré et que son oui doit venir de tout son être.
Et la catin ne vient pas salir la sainte. Elle lui rappelle qu’elle est vivante, vibrante, sensuelle et traversée par une immense énergie de vie.
L’une porte mon feu.
L’autre protège mon temple.
J’ai compris qu’une femme sacrée était une femme qui écoute son corps, son cœur et son âme. Une femme en paix avec son esprit, qui reconnaît sa valeur et qui ne laisse plus les autres choisir à sa place.
J’ai compris aussi que la vie coule en nous comme une sève ancienne et puissante.
Qu’elle ait donné naissance ou non, chaque femme porte une énergie créatrice : celle qui donne vie à un enfant, à un projet, à une œuvre, à une guérison ou à une nouvelle version d’elle-même.
À toutes les femmes qui ont été violées, abusées, humiliées ou amoindries : rien de ce que vous avez subi n’a retiré votre sacré.
Votre corps n’est pas coupable.
Votre âme n’est pas salie.
Votre valeur n’a jamais diminué.
À celles qui ne se trouvent jamais assez, et à celles qui se trouvent toujours trop : votre puissance est toujours là.
Nous retrouvons notre sacré le jour où nous recommençons à nous aimer, à nous donner de la valeur et à reconnaître la femme forte, puissante et résiliente qui vit en nous.
Aujourd’hui, moi, Sonia, je choisis de réconcilier toutes les femmes qui m’habitent.
Je suis la catin et la sainte.
La femme sacrée et sauvagement libre.
Et c’est depuis cet espace que je me dédie à l’accompagnement du féminin, à travers les archétypes, la reconstruction du rapport au corps et la reconnexion à notre puissance.
Parce que nous n’avons pas à choisir
Via Sonia Filella