06/22/2026
Arrêter de consommer, c'est parfois aussi faire le deuil d'une version de soi.
Quand une personne choisit l'abstinence, elle ne renonce pas seulement à une substance.
Elle peut aussi avoir l'impression de perdre une partie de son identité.
Celle qui était toujours prête à faire la fête.
Celle qui semblait détendue en toutes circonstances.
Celle qui rassemblait les gens autour d'un verre.
Celle qui savait oublier ses soucis le temps d'une soirée.
Même lorsque la consommation causait de la souffrance, elle occupait souvent une place dans le quotidien, dans les habitudes, dans les relations et parfois même dans la façon de se définir.
Alors il est normal de ressentir un vide.
Il est normal de se demander :
« Qui suis-je sans ça ? »
Et cette question peut parfois s'étendre aux relations.
Certaines amitiés se sont peut-être construites autour de la consommation.
Certaines habitudes de couple étaient associées à l'alcool ou à d'autres substances.
Certaines personnes peuvent avoir de la difficulté à comprendre ce changement, ou même s'en sentir menacées.
Il arrive alors que certaines relations se transforment.
Que certaines se renforcent.
Et que d'autres s'éloignent.
Non pas parce que la personne devient différente dans ce qu'elle est profondément, mais parce qu'elle apprend à être davantage elle-même.
Le rétablissement n'est pas seulement l'arrêt d'une consommation.
C'est aussi la découverte progressive d'une nouvelle version de soi.
Une version qui n'a plus besoin de se cacher, de performer ou de s'anesthésier pour exister.
Et cette personne mérite le temps nécessaire pour se redécouvrir... tout comme ses proches méritent parfois le temps nécessaire pour s'adapter à cette nouvelle réalité.
🩷 Derrière chaque démarche d'abstinence se cache souvent une reconstruction identitaire silencieuse... et parfois aussi une redéfinition des liens qui nous entourent.
[email protected]
Cliniquecrp.ca