07/29/2026
Savez-vous ce qu'il y a dans vos suppléments ?
Beaucoup de consommateurs comparent les suppléments uniquement en regardant le nom de la plante inscrite sur l'étiquette.
Pourtant, ce n'est souvent pas le nom de la plante qui détermine l'efficacité, mais bien la quantité réelle des molécules actives qu'elle contient. De plus, sachez que s'il n'est pas standardisé, l'extrait pourrait même ne pas être de la bonne plante.
C'est précisément la raison pour laquelle la standardisation des extraits végétaux est devenue l'un des critères de qualité les plus importants.
Dans l'image ci-dessus, les deux produits contiennent de la rhodiole (Rhodiola rosea).
À gauche, l'extrait est standardisé : le fabricant indique clairement la quantité des principaux composés actifs (3 % de rosavines et 1 % de salidrosides).
À droite, seule la quantité de plante est indiquée. On ne sait pas combien de molécules actives sont réellement présentes. Deux lots provenant de récoltes différentes peuvent ainsi contenir des concentrations très variables, ce qui peut modifier considérablement l'effet obtenu.
C'est pourquoi, lorsqu'un extrait n'est pas standardisé, un ratio d'extraction (par exemple 10:1) ne permet pas, à lui seul, de connaître la quantité de composés biologiquement actifs. Un ratio indique simplement combien de matière végétale a été utilisée pour produire l'extrait, mais il ne renseigne pas sur sa composition chimique.
Cette notion est largement reconnue. Simmler et ses collaborateurs rappellent que la qualité des extraits végétaux repose notamment sur trois éléments essentiels : la traçabilité, l'identité botanique et la composition chimique, cette dernière devant être démontrée par des méthodes analytiques appropriées (Simmler et al., 2018).
Les enjeux de qualité vont d'ailleurs bien au-delà de l'efficacité.
Une r***e systématique de 26 r***es a montré que les produits à base de plantes peuvent parfois contenir des métaux lourds, des pesticides, des microorganismes, des solvants résiduels ou même être adultérés avec des médicaments synthétiques (Posadzki et al., 2013).
Plus récemment, Ichim et Booker (2021) ont rapporté qu'environ 27 % de 2 386 produits analysés dans 37 pays présentaient une non-conformité importante : mauvaise espèce végétale, substitutions, agents de remplissage, contaminants ou quantité insuffisante des composés actifs.
Pourquoi toutes les entreprises n'utilisent-elles donc pas des extraits standardisés?
Parce qu'ils coûtent beaucoup plus cher. Ils exigent des matières premières de meilleure qualité, des analyses chimiques plus poussées, ainsi qu'un suivi de la stabilité des molécules actives pendant toute la durée de vie du produit.
À mon avis, lorsqu'on choisit un supplément à base de plantes, la première question ne devrait pas être « Quelle plante contient-il? », mais plutôt : « Les molécules actives ont-elles été quantifiées et standardisées? »
C'est souvent cette information qui fait toute la différence entre une simple poudre végétale et un extrait dont la composition est réellement contrôlée.
Et si vous vous dites ''Les poudres de plantes ont quand même des bénéfices'' et bien vous avez raison, mais attention aux doses nécessaires. Lelong et al., 2026: racine en poudre de rhodiole,
efficacité d’une dose de 800mg/kg/jour. Cela donne pour une personne comme moi de 80 kg = 64 grammes de la poudre de racine par jour (la dose mentionnée sur le produit présenté = 0,6% de la dose démontrée cliniquement).
N.B. Nous sommes la seule entreprise à garantir que tous nos extraits sont standardisés (Vitoli et BASE) et tous à la quantité nécessaire pour permettre l'efficacité. Écrivez ''Standardisation'' si vous aimeriez avoir le lien de ma vidéo sur le sujet.
Références
Simmler C. et al. (2018). Pharmacognosy and the importance of botanical quality, identity and chemical composition.
Posadzki P. et al. (2013). Contamination and adulteration of herbal medicinal products: an overview of systematic reviews.
Ichim M.C., Booker A. (2021). Chemical Authentication of Botanical Ingredients: A Review of Commercial Herbal Products.
Lelong et al. (2026). Rhodiola rosea L. roots powder strongly reduces anxiety and corticosterone level induced by chronic stress in a murine model. Journal of Pharmaceutical Health Care and Sciences.