05/25/2026
Vidéo 7 de 8 - Approche neuroaffirmative en intervention
Travailler avec des personnes autistes en ayant une approche neuroaffirmative, ça passe aussi par quelque chose d’assez fondamental et qui peut même sembler évident : comprendre que les personnes autistes et non autistes ne se présentent pas nécessairement de la même façon, ne communiquent pas de la même façon, n’ont pas automatiquement les mêmes besoins et ne vivent pas leur quotidien de la même façon. Et que c’est bien aussi.
Concrètement, ça veut dire adapter les échanges en conséquence. Respecter le besoin de quelqu’un d’avoir peu ou pas de contact visuel, sans interpréter ça comme un manque d’engagement ou un signe que ça ne va pas, laisser de la place pour les gestes répétitifs sans les traiter comme un problème à régler, s’intéresse aux intérêts du client plutôt que de les tolérer poliment. Y voir des obstacles, c’est un peu comme donner vie à des problèmes qui n’existent pas vraiment.
Il y a aussi toute la question de la santé mentale, parce que ce qu’on a appris sur ce que ça ressemble, quelqu’un qui va bien, a souvent été construit sur une base neurotypique. Ce qui signifie que des façons d’exprimer les émotions, de gérer les interactions, de fonctionner au quotidien qui sont tout à fait cohérentes pour une personne autiste peuvent être mal lues ou mal interprétées si on applique la même grille à tout le monde.
En approche neuroaffirmative, finalement, il faut surtout se souvenir que tous les cerveaux ne fonctionnent pas de la même manière, même si parfois ce n’est pas si visible de l’extérieur.