Louis Masurel - Thérapeute Gestalt, TCC, Systémique, EMDR

Louis Masurel - Thérapeute Gestalt, TCC, Systémique, EMDR Le thérapeute pour les gens qui sont bloqués dans leurs vies ! Chaque séance se déroule en individuel et en face-à-face, dans le dialogue.

La durée d’une séance est de 45 minutes. Lors de la première séance, nous explorons ensemble ce qui vous amène en thérapie, vos attentes et vos besoins. C’est l’occasion de répondre à vos questions, notamment sur ma manière de travailler pour appréhender le travail thérapeutique. Nous établissons également le cadre de la thérapie, élément essentiel de notre engagement mutuel, ainsi que les modalités pratiques.

Et si appartenir ne voulait plus dire vous adapter, vous conformer ou vous effacer pour garder votre place ?Découvrez co...
01/09/2026

Et si appartenir ne voulait plus dire vous adapter, vous conformer ou vous effacer pour garder votre place ?
Découvrez comment rester profondément vous-même tout en étant pleinement avec les autres, sans choisir entre liberté et lien.
🌍 Un article pour identifier ce que vous gardez, ce que vous laissez aux autres… et choisir consciemment la place que vous voulez occuper.

Et si appartenir ne voulait plus dire vous adapter pour avoir une place ?Depuis quelques semaines, je vous propose d’exp...
01/09/2026

Et si appartenir ne voulait plus dire vous adapter pour avoir une place ?

Depuis quelques semaines, je vous propose d’explorer cinq besoins fondamentaux qui peuvent, lorsqu’ils se développent suffisamment, devenir cinq grandes capacités du leader de sa propre vie.
Nous avons commencé par l’attachement :
Puis-je être en lien, recevoir, aimer et être aimé sans devoir constamment mériter ma place ?
Puis nous avons exploré la sécurité :
Puis-je rester suffisamment en sécurité lorsque l’autre est déçu, en désaccord ou ne réagit pas comme je l’espérais ?
Puis la compétence :
Puis-je reconnaître ce que je sais faire et l’offrir sans devoir devenir indispensable, prouver ma valeur ou sauver les autres ?

Et aujourd’hui, j’aimerais vous proposer une quatrième étape.
Peut-être l’une des plus discrètes.
Parce qu’elle se cache derrière beaucoup de nos décisions.
Derrière nos vêtements.
Nos opinions.
Notre métier.
Notre couple.
Nos amis.
Notre manière de travailler.
Les choses que nous osons dire.
Et celles que nous taisons.
Cette quatrième étape est :

L’APPARTENANCE.
Et derrière elle se cache une question profondément humaine :
Puis-je avoir une place parmi les autres sans devoir devenir comme eux ?

Nous avons besoin d’appartenir

Nous aimons parfois imaginer que nous sommes totalement indépendants.
Que nos décisions sont personnelles.
Que nos goûts nous appartiennent.
Que nous choisissons librement nos idées, notre métier, notre façon de vivre.
Mais nous sommes aussi des êtres profondément sociaux.
Depuis notre naissance, nous nous construisons avec et parmi les autres.
Une famille.
Une école.
Une bande d’amis.
Une culture.
Une profession.
Une entreprise.
Un couple.
Une communauté.
Un pays.
Nous cherchons des signes qui nous disent :
« Tu es des nôtres. »
Et c’est important.
Appartenir peut nous apporter du soutien, de la reconnaissance, des repères, une identité sociale, de la coopération et le sentiment de participer à quelque chose qui nous dépasse.
Le problème n’est donc pas d’avoir besoin d’appartenir.
Le problème commence parfois lorsque notre cerveau transforme cette nécessité en contrat :

« Pour avoir une place, je dois devenir ce que le groupe attend de moi. »

Le contrat invisible de l’appartenance
Il n’est généralement écrit nulle part.
Personne ne vous l’a nécessairement imposé explicitement.
Et pourtant, vous avez peut-être appris :
« Ici, on ne montre pas ses émotions. »
« Dans notre famille, on ne se plaint pas. »
« Chez nous, on réussit. »
« Il faut avoir un vrai métier. »
« Ne fais pas de vagues. »
« Ne prends pas trop de place. »
« Ne gagne pas trop. »
« Ne sois pas différent. »
« Pense comme nous. »
« Si tu veux rester avec nous, respecte les codes. »
Certaines de ces règles sont utiles.
Tous les groupes ont besoin de règles.
Mais d’autres peuvent devenir tellement intégrées que nous cessons de nous demander :

« Est-ce que cette règle me correspond encore ? »
Et c’est là que l’appartenance peut progressivement devenir conformité.

Le groupe nous donne une place… mais il peut aussi nous donner un personnage
Peut-être êtes-vous devenu :
le raisonnable de la famille,
celle qui ne pose jamais de problème,
le fort,
la gentille,
le performant,
celle qui rassemble tout le monde,
celui qui fait rire,
celle qui prend soin des autres,
celui qui réussit.
Et ce personnage a probablement eu une fonction.
Il vous a aidé à trouver votre place.
Le problème apparaît lorsqu’un jour vous n’avez plus envie de le jouer…
mais que vous avez peur de découvrir ce qui se passerait si vous arrêtiez.

🌍 Dans l’entreprise, cette question devient particulièrement intéressante
Vous entrez dans une entreprise.
Progressivement, vous apprenez son langage.
Ses codes.
Ses habitudes.
Ses valeurs.
Ses histoires.
Ses rites.
Ses vêtements parfois.
Sa manière de penser.
Vous commencez à dire :
« Chez nous… »
Et c’est parfaitement humain.
Une entreprise peut devenir un véritable espace d’appartenance.
Nous pouvons y construire des relations importantes.
Être fiers d’un projet.
Nous reconnaître dans une mission.
Créer quelque chose ensemble.
Mais il existe une phrase qui mérite parfois d’être interrogée :

« Ici, nous sommes une famille. »
Peut-être.
Mais pas complètement.
Une entreprise n’est pas votre famille.
C’est une organisation à laquelle vous apportez du temps, des compétences et de l’énergie dans le cadre d’une relation professionnelle.
Et cette distinction peut être extrêmement libératrice.
Parce que vous pouvez profondément aimer votre entreprise…
et la quitter.
Vous pouvez apprécier votre manager…
et négocier avec lui.
Vous pouvez être reconnaissant pour ce que cette organisation vous a permis de devenir…
et considérer qu’elle ne correspond plus à la personne que vous êtes aujourd’hui.
Vous pouvez avoir appartenu…
sans devoir appartenir éternellement.

Quitter n’annule pas ce qui a existé
Voilà une idée qui me paraît importante.
Nous avons parfois une représentation étrange de la séparation :
si je pars, je trahis.
Si je quitte cette entreprise…
Si je change de groupe…
Si je prends mes distances avec certaines relations…
Si je ne participe plus à tout…
Si mes valeurs évoluent…
Si je deviens différent…
alors je renierais ce que j’ai vécu.
Mais pourquoi ?
Vous pouvez avoir aimé un endroit qui ne vous correspond plus.
Vous pouvez être reconnaissant envers quelqu’un dont vous devez aujourd’hui vous différencier.
Vous pouvez reconnaître ce qu’un groupe vous a apporté sans lui donner la propriété de votre avenir.

Une appartenance saine devrait pouvoir supporter le mouvement.
Entrer.
Participer.
Contribuer.
Évoluer.
Et parfois…
partir.

La vraie question n’est donc pas : « Est-ce que j’appartiens ? »
Elle pourrait être :

« Quel prix suis-je en train de payer pour appartenir ? »
Regardez autour de vous.
Famille.
Couple.
Amis.
Travail.
Associations.
Communautés.
Et demandez-vous :
Qu’est-ce que je dois montrer pour avoir ma place ici ?
Puis :
Qu’est-ce que je dois cacher ?
Est-ce que je peux dire :
« Je ne suis pas d’accord » ?
Est-ce que je peux réussir davantage que les autres ?
Est-ce que je peux échouer ?
Est-ce que je peux changer ?
Est-ce que je peux avoir d’autres amis ?
Est-ce que je peux refuser une invitation ?
Est-ce que je peux penser différemment ?
Est-ce que je peux dire :
« Cette manière de fonctionner ne me convient plus » ?
Et surtout :

« Si je devenais pleinement moi-même, aurais-je encore une place ici ? »
Cette question peut secouer.
Mais elle peut aussi libérer.

Parce qu’il existe deux manières très différentes d’avoir une place
La première :
« Je me transforme suffisamment pour que vous m’acceptiez. »
La seconde :
« Je vous montre suffisamment qui je suis pour découvrir si nous pouvons réellement être ensemble. »
Vous sentez la différence ?
Dans la première, j’observe le groupe pour savoir qui je dois devenir.
Dans la seconde, j’observe aussi le groupe…
mais pour savoir si cet endroit me correspond.
Et cela change complètement notre posture.
Nous ne demandons plus seulement :
« Est-ce qu’ils vont me choisir ? »
Nous commençons aussi à demander :

« Est-ce que moi, je les choisis ? »

Voilà pourquoi les trois besoins précédents comptent autant
Imaginez maintenant quelqu’un dont l’attachement murmure :
« Ne risque surtout pas de perdre le lien. »
Sa sécurité ajoute :
« Ne crée pas de conflit. »
Et sa compétence lui souffle :
« Rends-toi indispensable, comme ça ils auront besoin de toi. »
Puis arrive l’appartenance :
« Fais comme les autres et tu garderas ta place. »
Vous comprenez alors pourquoi se différencier peut devenir si difficile.
Parce que dire :
« Je ne pense pas comme vous »
peut réveiller bien davantage qu’un simple désaccord.
Cela peut toucher :
la peur d’être rejeté,
la peur d’être seul,
la peur de décevoir,
la peur de ne plus être aimé,
la peur de perdre sa sécurité,
la peur de ne plus avoir de valeur.
Et pourtant…
c’est précisément ici que quelque chose de nouveau peut commencer.

Appartenir ne signifie pas fusionner
Une appartenance suffisamment saine pourrait permettre de dire :
« Je suis avec vous, mais je ne suis pas vous. »
Je peux aimer ma famille sans reproduire tous ses choix.
Je peux appartenir à une équipe sans partager toutes les opinions.
Je peux être en couple sans avoir les mêmes envies.
Je peux être votre ami sans être disponible à chaque instant.
Je peux participer à un groupe sans devenir son porte-parole.
Je peux aimer mon entreprise sans construire toute mon identité autour d’elle.
Je peux respecter une autorité sans lui remettre mon jugement.
Je peux être influencé…
sans disparaître.

Faites une petite expérience
Choisissez l’un de vos groupes d’appartenance.
Votre entreprise.
Votre famille.
Votre couple.
Votre cercle d’amis.
Votre milieu professionnel.
Puis prenez une feuille.
Écrivez :

POUR AVOIR MA PLACE ICI, JE CROIS QUE JE DOIS…
Complétez rapidement.
Être gentil ?
Être performant ?
Être disponible ?
Être drôle ?
Ne pas contredire ?
Être fort ?
Réussir ?
Aider ?
Penser comme eux ?
Puis écrivez :

POUR AVOIR MA PLACE ICI, JE CROIS QUE JE NE DOIS SURTOUT PAS…
Décevoir ?
Échouer ?
Dire non ?
Changer ?
Gagner davantage ?
Être vulnérable ?
Exprimer ma colère ?
Prendre trop de place ?
Partir ?
Maintenant, regardez vos réponses.
Et ajoutez simplement :

« Tiens… est-ce encore vrai aujourd’hui ? »
Pas :
« C’est faux ! »
Pas :
« Je dois changer ! »
Juste :
Tiens…
Cette petite surprise est importante.
Elle crée un espace entre la règle apprise et la réalité actuelle.

Puis faites quelque chose d’encore plus intéressant
Demandez-vous :

« Qui suis-je lorsque je n’essaie pas d’avoir une place ? »
Qu’est-ce que j’aime vraiment ?
Qu’est-ce qui compte pour moi ?
Quelles sont mes valeurs ?
Quelles relations ai-je envie de construire ?
Quelle manière de travailler me correspond ?
Qu’est-ce que j’accepte ?
Qu’est-ce que je n’accepte plus ?
Qu’est-ce que j’ai envie de créer ?
Avec qui ai-je envie de partager ma vie ?
Pas pour devenir individualiste.
Au contraire.
Pour pouvoir rencontrer les autres à partir de quelqu’un.
Vous.

Le leader n’est pas celui qui quitte le groupe
C’est important.
Il existe une fausse autonomie qui consiste à dire :
« Je n’ai besoin de personne. »
Elle peut parfois être une protection exactement aussi forte que la conformité.
Le leadership n’est pas :
fusionner avec le groupe.
Mais il n’est pas non plus :
rejeter tous les groupes.
Il consiste peut-être davantage à pouvoir faire ce mouvement :

MOI → VOUS → NOUS
Je sais suffisamment qui je suis.
Je peux rencontrer suffisamment qui vous êtes.
Et nous pouvons alors regarder :
qu’est-ce que nous avons envie de construire ensemble ?
Sans que le « nous » fasse disparaître le « je ».
Sans que le « je » empêche le « nous ».

Et voici peut-être le test le plus simple
Dans vos principaux groupes d’appartenance, pouvez-vous dire :
OUI librement ?
Pouvez-vous dire :
NON librement ?
Pouvez-vous demander :
J’AI BESOIN DE…
Pouvez-vous exprimer :
JE NE SUIS PAS D’ACCORD.
Pouvez-vous dire :
J’AI CHANGÉ D’AVIS.
Et pouvez-vous, lorsque c’est nécessaire, dire :

« Merci pour ce que nous avons vécu. Maintenant, je vais ailleurs. »
Si une appartenance ne supporte aucun de ces mouvements, elle mérite peut-être d’être interrogée.

🌍 De l’appartenance au leadership
Peut-être qu’un leader de sa vie n’est finalement pas celui qui cherche à être accepté partout.
Il sait que c’est impossible.
Il ne cherche pas non plus à être différent pour être différent.
Il apprend progressivement à se demander :
Où puis-je être moi ?
Avec qui ai-je envie de construire ?
À quels groupes ai-je envie d’appartenir ?
Quelles valeurs avons-nous réellement en commun ?
Qu’est-ce que je peux apporter ?
Qu’est-ce que je peux recevoir ?
Et suis-je libre de partir lorsque cet endroit ne me correspond plus ?
Alors l’appartenance cesse d’être :
« Donnez-moi une place et je deviendrai celui que vous attendez. »
Elle devient :
« Voilà qui je suis. Voilà qui vous êtes. Voyons ce que nous pouvons créer ensemble. »

Et cela nous conduit au dernier besoin
Parce qu’après avoir appris :
❤️ à être en lien sans devoir mériter l’amour,
🛡️ à construire suffisamment de sécurité pour ne plus dépendre entièrement de la réaction des autres,
⭐ à utiliser nos compétences sans devoir devenir indispensables,
🌍 à appartenir sans devoir nous conformer,
il reste une dernière question.
Probablement la plus vertigineuse :

« Maintenant que je peux être avec les autres sans me perdre… qui ai-je envie de devenir ? »
C’est là que nous arriverons à notre cinquième et dernier besoin :

L’AUTONOMIE ET L’INDIVIDUATION

Non pas :
« Je n’ai besoin de personne. »
Mais :
« Je peux avoir besoin de vous sans vous donner les clés de ma vie. »
Non pas :
« Je me fiche de ce que vous pensez. »
Mais :
« Je peux vous écouter profondément sans perdre ma propre pensée. »
Non pas :
« Je fais ce que je veux. »
Mais :
« J’assume progressivement la responsabilité de mes choix. »
Nous passerons alors de :
« Quelle place vais-je obtenir parmi les autres ? »
à :

« Quelle vie ai-je envie de construire avec eux, mais à partir de moi ? »

Si vous vous reconnaissez dans cette difficulté à vous différencier, à quitter certains groupes, à dire non ou à savoir ce que vous voulez réellement lorsque les attentes extérieures se taisent, comprendre le mécanisme est parfois une première étape.
Un travail thérapeutique peut ensuite aider à rencontrer ce que la différenciation réveille : peur du rejet, culpabilité, insécurité, sentiment de trahison, solitude ou difficulté à identifier ses propres besoins.
C’est aussi le travail que je propose en thérapie :
comprendre les appartenances qui vous ont construit,
reconnaître ce qu’elles vous ont apporté,
identifier les règles que vous continuez peut-être à respecter sans les avoir choisies,
puis expérimenter progressivement une autre manière d’être en relation.
Pas pour vous couper des autres.
Mais pour découvrir quelque chose de beaucoup plus vivant :

Vous pouvez avoir une place sans rentrer dans une case.

Et je vous laisse cette semaine avec une question :
Dans quel groupe de votre vie êtes-vous réellement vous-même… et dans lequel êtes-vous encore principalement la personne qu’il faut être pour continuer à appartenir ?
Observez simplement ce qui apparaît.
Parce que la prochaine étape ne sera plus seulement de trouver votre place parmi les autres.
Ce sera de reprendre pleinement votre place en vous-même.

24/08/2026
⭐ Et si votre plus grande compétence avait d’abord été une façon de vous protéger ?Vous êtes peut-être celui qu’on appel...
24/08/2026

⭐ Et si votre plus grande compétence avait d’abord été une façon de vous protéger ?

Vous êtes peut-être celui qu’on appelle quand ça ne va pas.

Celle qui trouve les solutions.

Celui qui comprend rapidement.

Celle qui organise.

Celui qui rassure.

Celle qui anticipe.

Celui qui sait quoi faire quand tout le monde panique.

Et probablement qu’au fil des années, vous êtes devenu très bon.

Compétent.

Fiable.

Solide.

Professionnel.

On vous fait confiance.

Mais j’aimerais vous poser une question un peu étrange :

Et si certaines de vos plus grandes compétences avaient aussi une histoire émotionnelle ?

Pas nécessairement un traumatisme.

Pas nécessairement une enfance malheureuse.

Mais parfois une adaptation.

Parce qu’un enfant ne développe pas seulement des compétences à l’école.

Il apprend également à fonctionner dans son environnement.

Il observe.

Il expérimente.

Il s’adapte.

Et lorsqu’une stratégie fonctionne suffisamment souvent, il peut devenir extraordinairement bon dans cette stratégie.



Certains enfants apprennent très tôt à comprendre les autres

Imaginez un enfant qui découvre que l’ambiance autour de lui peut changer rapidement.

Il devient attentif.

Il observe les visages.

Les silences.

Les intonations.

Il apprend à détecter ce qui se passe.

Quelques années plus t**d, cette capacité peut devenir :

une extraordinaire intelligence relationnelle.

Un autre découvre que les problèmes doivent être réglés rapidement.

Il apprend à trouver des solutions.

Adulte, il devient :

un excellent manager.

Un autre reçoit beaucoup de reconnaissance lorsqu’il réussit.

Il apprend à travailler énormément.

Adulte, il devient :

un professionnel extrêmement performant.

Une autre a découvert qu’aider les autres maintenait la relation.

Elle devient attentive, empathique, disponible.

Adulte, elle devient :

une merveilleuse accompagnante.

Voilà pourquoi je ne veux surtout pas regarder nos adaptations uniquement comme des blessures.

Elles ont parfois fabriqué de véritables compétences.

La difficulté commence ailleurs.



Quand « je sais faire » devient « j’ai besoin de faire »

Il existe une différence immense entre :

« Je peux vous aider. »

et :

« J’ai besoin de vous aider. »

Entre :

« Je comprends rapidement votre problème. »

et :

« J’ai besoin de résoudre votre problème pour me sentir utile. »

Entre :

« Je suis compétent. »

et :

« J’ai besoin que vous reconnaissiez ma compétence pour sentir que j’ai de la valeur. »

C’est ici que la compétence peut progressivement devenir une prison.

Parce que vous ne la choisissez plus complètement.

Vous avez besoin de l’utiliser pour obtenir quelque chose émotionnellement.

Une place.

De la reconnaissance.

De l’amour.

De la gratitude.

De l’admiration.

De la sécurité.

Ou simplement cette sensation profondément rassurante :

« Je sers à quelque chose. »



🛟 Et c’est parfois là qu’apparaît le Sauveur

Vous connaissez peut-être le triangle de Karpman :

Victime – Sauveur – Persécuteur.

C’est un modèle clinique ancien issu de l’analyse transactionnelle, utile comme grille de lecture, mais qui ne constitue pas une loi scientifique générale de la personnalité.

Dans la posture du Sauveur, quelque chose de subtil peut se produire :

je vous apporte quelque chose que vous ne m’avez pas nécessairement demandé.

Je vous explique.

Je conseille.

Je prends en charge.

Je préviens.

Je trouve la solution.

Je fais à votre place.

Avec souvent une excellente intention :

vous aider.

Mais parfois, derrière cette intention, existe une attente beaucoup moins consciente :

« Si je vous apporte tout cela, peut-être que vous me donnerez enfin ce dont j’ai besoin. »



Et qu’attendez-vous secrètement en retour ?

C’est peut-être LA question de cet article.

Lorsque vous aidez beaucoup quelqu’un…

qu’espérez-vous recevoir ?

De la gratitude ?

De la reconnaissance ?

Une place ?

De l’affection ?

Le sentiment d’être important ?

Qu’on prenne enfin soin de vous ?

Qu’on vous demande comment vous allez ?

Qu’on vous dise :

« Heureusement que tu es là. »

Il n’y a aucune honte à découvrir cela.

Au contraire.

Parce que soudain, votre comportement devient compréhensible.

Peut-être avez-vous passé des années à apporter aux autres…

exactement ce que vous auriez aimé recevoir.



Faites un exercice très simple

Prenez une feuille.

Écrivez les cinq choses que vous apportez le plus spontanément aux autres.

Par exemple :

J’écoute.

Je rassure.

Je trouve des solutions.

J’organise.

Je comprends.

Puis, devant chacune, écrivez :

« Et si je m’apportais cela à moi-même, à quoi cela ressemblerait-il ? »

Vous écoutez les autres ?

Écoutez-vous.

Vous rassurez les autres ?

Demandez-vous ce dont vous avez besoin pour vous rassurer.

Vous encouragez les autres ?

Regardez comment vous vous parlez lorsque vous échouez.

Vous trouvez des solutions pour tout le monde ?

Prenez vingt minutes pour réfléchir à votre propre vie.

Vous demandez constamment aux autres :

« Comment vas-tu ? »

Essayez :

« Et moi, comment vais-je vraiment ? »

Cela paraît presque trop simple.

Et pourtant…

Essayez.



Parce que personne ne viendra vous sauver

Cette phrase peut sembler dure.

J’aimerais qu’elle soit entendue exactement à l’inverse.

C’est une bonne nouvelle.

Cela ne signifie pas :

« Vous êtes seul. »

Nous avons besoin des autres.

Nous avons besoin d’aide.

D’amour.

De soutien.

De relations.

Et parfois de professionnels.

Mais aucun partenaire, aucun ami, aucun manager, aucun thérapeute ne peut vivre votre vie à votre place.

Même en thérapie, le thérapeute n’est pas là pour devenir votre Sauveur.

Il peut accompagner.

Questionner.

Soutenir.

Proposer.

Créer un cadre.

Aider à traverser certaines expériences.

Mais progressivement, quelque chose doit pouvoir revenir entre vos mains :

votre propre pouvoir d’agir.



La transformation n’est donc pas de tuer le Sauveur

C’est essentiel.

Ne jetez surtout pas vos compétences !

Votre sensibilité n’est pas le problème.

Votre capacité d’analyse n’est pas le problème.

Votre intelligence relationnelle n’est pas le problème.

Votre capacité à anticiper n’est pas le problème.

Votre compétence professionnelle n’est pas le problème.

Votre envie d’aider n’est même pas le problème.

La question est :

« Puis-je conserver toutes ces qualités sans avoir besoin qu’elles me donnent une place ? »

Voilà le changement.



Du Sauveur au Leader

Le Sauveur pense parfois :

« Vous avez besoin de moi. »

Le Leader peut penser :

« Voilà ce que je sais faire. Si cela vous est utile, je peux vous le proposer. »

Le Sauveur anticipe :

« Je vais régler le problème avant même que vous me le demandiez. »

Le Leader demande :

« Voulez-vous mon aide ? »

Le Sauveur prend en charge :

« Laissez, je vais le faire. »

Le Leader accompagne :

« Comment voulez-vous avancer et de quoi avez-vous besoin de ma part ? »

Le Sauveur peut vivre le refus comme :

« On ne veut pas de moi. »

Le Leader peut entendre :

« Cette personne ne veut pas de mon aide maintenant. Cela ne dit rien de ma valeur. »

Et là, quelque chose se détend.



Vous découvrez peut-être alors pourquoi certaines personnes vous rejettent

Pas nécessairement parce que vous êtes « trop ».

Pas nécessairement parce qu’elles sont ingrates.

Et certainement pas parce que toute aide crée du rejet.

Mais parfois parce qu’une aide non demandée peut être vécue comme intrusive.

Imaginez quelqu’un qui vous explique comment résoudre un problème que vous vouliez simplement partager.

Vous vouliez :

être entendu.

Il vous donne :

une solution.

Vous vouliez :

être accompagné.

Il prend :

le contrôle.

Vous vouliez :

être reconnu dans votre difficulté.

Il vous montre :

comment faire mieux.

Même avec énormément d’amour…

cela peut éloigner.



⭐ Alors voici le test du Leader compétent

La prochaine fois que vous avez immédiatement envie d’aider quelqu’un, arrêtez-vous quelques secondes.

Et posez-vous cinq questions :

1. Est-ce que cette personne m’a demandé quelque chose ?

2. Qu’est-ce que j’ai envie de lui apporter ?

3. Qu’est-ce que j’espère recevoir, consciemment ou inconsciemment, en échange ?

4. Que ressentirais-je si cette personne refusait complètement mon aide ?

Et surtout :

5. Ce que j’allais lui donner, comment puis-je m’en donner une petite partie maintenant ?

Cette dernière question peut changer énormément de choses.



Faites l’expérience cette semaine

Repérez une situation où votre réflexe habituel serait :

expliquer,

conseiller,

réparer,

rassurer,

organiser,

prendre en charge.

Cette fois…

attendez.

Respirez.

Écoutez.

Puis demandez :

« Vous voulez simplement que je vous écoute ou vous aimeriez qu’on cherche une solution ensemble ? »

Et regardez ce qui se passe.

Peut-être qu’on vous répondra :

« Écoute-moi juste. »

Alors écoutez.

Sans réparer.

Sans conseiller.

Sans démontrer votre compétence.

Et observez surtout ce que cela provoque en vous.

De l’impuissance ?

De l’inutilité ?

De l’inquiétude ?

De la frustration ?

Une peur de ne plus avoir de place ?

Voilà peut-être l’émotion intéressante.

Pas celle de l’autre.

La vôtre.



C’est peut-être elle que votre compétence protégeait

Et c’est là que le travail devient profondément thérapeutique.

Vous ne cherchez plus seulement :

« Comment arrêter de sauver les autres ? »

Vous commencez à demander :

« Qu’est-ce qui devient douloureux en moi lorsque je ne sauve personne ? »

C’est très différent.

Peut-être apparaît :

la peur de ne pas compter,

la tristesse de ne pas avoir reçu,

la honte de ne pas être assez,

l’impuissance,

la solitude,

le sentiment de ne servir à rien.

Et au lieu de retourner immédiatement sauver quelqu’un pour faire disparaître cette sensation…

vous pouvez commencer à rester là.

À l’écouter.

À la comprendre.

À demander ce dont vous avez besoin.

C’est là que la compétence cesse progressivement d’être une stratégie obligatoire.

Elle redevient une ressource.



Et votre compétence peut devenir encore meilleure

C’est le paradoxe.

Lorsque vous n’avez plus besoin d’aider…

vous pouvez parfois beaucoup mieux aider.

Parce que vous pouvez écouter avant d’intervenir.

Demander avant de conseiller.

Respecter un non.

Tolérer que l’autre choisisse une solution différente de la vôtre.

Laisser quelqu’un apprendre.

Laisser quelqu’un se tromper.

Laisser quelqu’un réussir sans vous.

Et même regarder quelqu’un traverser une difficulté sans immédiatement lui retirer son pouvoir d’agir.

Voilà une belle image du leadership.



Un vrai Leader n’a pas besoin d’être indispensable

Il peut dire :

« Voici ce que je sais faire. »

« Voici ce que je peux apporter. »

« Voici mes limites. »

« Voici ce que je ne sais pas. »

« Voici ce que je vous propose. »

Et ensuite…

il laisse l’autre libre.

Libre d’accepter.

Libre de refuser.

Libre de choisir quelqu’un d’autre.

Libre de ne pas comprendre.

Libre même de ne pas reconnaître immédiatement sa valeur.

Parce que sa compétence ne sert plus principalement à demander :

« Donnez-moi une place dans votre vie. »

Elle devient :

« Voici ma place. Voici ce que je sais faire. Et je choisis comment je veux l’utiliser. »



Votre exercice : la carte de vos compétences cachées

Prenez une feuille et créez quatre colonnes.

1. MA COMPÉTENCE

Qu’est-ce que je sais particulièrement bien faire ?



2. SON HISTOIRE

Dans quelles situations ai-je appris ou renforcé cette compétence ?



3. SON ANCIEN CONTRAT

Qu’est-ce que j’espère parfois obtenir en utilisant cette compétence ?

Reconnaissance ?

Sécurité ?

Amour ?

Place ?

Utilité ?



4. MA COMPÉTENCE LIBRE

Comment utiliserais-je exactement la même qualité si je n’avais plus rien à prouver ni à obtenir ?

Prenez votre temps.

Vous pourriez découvrir quelque chose d’assez bouleversant :

certaines parties de vous que vous preniez pour des blessures sont devenues de magnifiques ressources.

Il ne s’agit pas de les supprimer.

Il s’agit de les libérer.



De la compétence de survie à la compétence choisie

Voilà peut-être le troisième pilier du leader de sa vie.

Pas :

« Je n’ai besoin de personne. »

Pas :

« Je dois être le meilleur. »

Pas :

« Je vais sauver tout le monde. »

Mais :

« Je reconnais ce que la vie m’a appris. Je garde mes compétences. Je prends soin de ce qu’elles cherchaient autrefois à protéger. Et aujourd’hui, je choisis librement où, quand et avec qui je veux les mettre au service. »

Vous ne perdez pas votre empathie.

Vous perdez progressivement l’obligation d’être empathique pour mériter votre place.

Vous ne perdez pas votre capacité à résoudre.

Vous perdez l’obligation de résoudre pour vous sentir important.

Vous ne perdez pas votre puissance.

Vous perdez l’obligation de démontrer votre puissance.

Et peut-être est-ce précisément là que commence une compétence beaucoup plus profonde :

Savoir que vous avez de la valeur, même lorsque vous n’êtes en train de sauver personne.



Et si vous vous reconnaissez ?

Comprendre intellectuellement ces mécanismes constitue parfois seulement la première étape.

Certains automatismes d’auto-sacrifice, de surinvestissement ou de difficulté à recevoir peuvent être profondément ancrés dans notre histoire relationnelle.

C’est aussi un travail que nous pouvons faire ensemble en thérapie :

Identifier ce que vous êtes devenu excellent à faire.

Comprendre ce que cette compétence a parfois cherché à protéger.

Rencontrer l’émotion qui apparaît lorsque vous cessez de l’utiliser automatiquement.

Vous apporter une partie de ce que vous attendiez des autres.

Puis retrouver votre compétence…

mais cette fois comme un choix.

Et cette semaine, je vous laisse avec cette question :

Si vous n’aviez plus besoin d’être utile à personne pour avoir votre place… lesquelles de vos compétences auriez-vous encore profondément envie d’offrir au monde ?

Peut-être que celles-là sont justement les plus importantes.

Parce qu’elles ne viennent plus d’un manque à combler.

Elles viennent de vous.

Voici qui je suis.Pas seulement à travers un titre, une fonction ou une méthode, mais à travers mon histoire, mes appren...
21/08/2026

Voici qui je suis.

Pas seulement à travers un titre, une fonction ou une méthode, mais à travers mon histoire, mes apprentissages, mes boucles, mes ressources, mes choix et la direction que je donne aujourd’hui à ma vie.

C’est aussi cette démarche que je propose à mes clients : mettre en image ce qu’ils vivent pour mieux le comprendre, voir ce qui se répète, reconnaître leurs ressources et identifier ce qu’ils peuvent concrètement transformer.

À partir de nos séances, je crée pour chacun une synthèse visuelle personnalisée : une carte claire de ce qui s’est joué, de ce qui a été compris et des pistes qui peuvent désormais être expérimentées dans la vie réelle.

Parce que parfois, voir son histoire autrement permet déjà de commencer à l’habiter autrement.

Si cette façon de travailler vous parle et que vous avez envie de mieux comprendre vos propres mécanismes, vos répétitions et ce que vous souhaitez construire maintenant, vous pouvez me contacter pour que nous en parlions.

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