15/08/2026
Parceque les textes de Charlyne sur sa vie de maman se doivent d être partagés 🥹
Ce matin, mon cœur de maman s’est brisé… et en même temps, il s’est rempli d’un amour que je ne saurais même pas expliquer.
Léane a regardé son grand frère Mathéo, son aîné de 2 ans et demi, et elle lui a dit, avec toute la simplicité de son petit cœur :
« Mathéo, je te sauve. »
🥹❤️
Elle ne sait pas tout.
Elle ne connaît pas les mots médicaux.
Elle ne mesure pas tout ce que la maladie nous fait vivre.
Elle ne comprend pas les nuits d’angoisse, les respirations surveillées, les peurs de maman, les lendemains incertains.
Mais elle sait une chose.
Elle aime son frère.
Et dans sa petite tête d’enfant, aimer Mathéo, c’est vouloir le sauver.
Alors elle l’a dit.
Tout simplement.
« Mathéo, je te sauve. »
Et moi, j’ai dû retenir mes larmes.
Parce que derrière ces quatre petits mots, j’ai entendu tout ce que je voudrais moi aussi pouvoir lui dire.
« Je vais te sauver, mon bébé. »
Depuis que la maladie est entrée dans notre vie, je donnerais absolument tout pour pouvoir prendre la place de Mathéo.
Prendre ses difficultés.
Prendre ses peurs.
Prendre ses souffrances.
Prendre chaque respiration devenue un combat.
Prendre cette maladie et la mettre dans mon propre corps, si cela pouvait lui rendre le sien.
Mais je ne peux pas.
Alors je veille.
Je surveille.
Je rassure.
Je prie.
Je me bats.
Je fais tout ce qu’une maman peut faire quand son cœur refuse catégoriquement d’accepter l’inacceptable.
Et aujourd’hui, au milieu de tout ça, j’ai découvert que ma petite Léane avait, elle aussi, son propre combat.
Elle veut sauver son frère.
Elle est sa petite sœur.
Elle a 2 ans et demi de moins que lui.
Et pourtant, dans cette phrase, elle semblait porter un amour beaucoup plus grand qu’elle.
J’ai regardé mes deux enfants et j’ai pensé à tout ce que la vie leur demande alors qu’ils sont encore si petits.
Un grand frère qui se bat.
Une petite sœur qui voudrait le protéger.
Et une maman qui donnerait sa vie pour les mettre à l’abri.
Alors oui…
J’ai pleuré.
Parce qu’il y a des phrases qui sont jolies.
Et puis il y a celles qui vous transpercent.
Celle-ci, je ne l’oublierai jamais.
« Mathéo, je te sauve. »
Ma Léane, tu ne le sais pas encore…
Mais peut-être que ce matin, c’est toi qui as sauvé quelque chose en moi.
Tu m’as rappelé que même lorsque la maladie nous vole tant de choses…
elle ne pourra jamais nous voler l’amour.
Et cet amour-là est immense.
Il est plus grand que nos peurs.
Plus grand que nos nuits sans sommeil.
Plus grand que les larmes que je cache.
Plus grand que tout ce que nous traversons.
Alors continue de l’aimer comme tu le fais.
Continue de lui parler.
Continue de lui prendre la main.
Continue de croire que tu peux le sauver.
Parce que moi, je veux continuer à croire avec toi.
Je veux croire que quelque part, dans cet amour d’une petite sœur pour son grand frère, il y a une force que nous ne mesurons pas encore.
Et si un jour quelqu’un me demande ce que c’est, l’amour d’un frère et d’une sœur…
Je raconterai simplement cette scène.
Une petite fille.
Son grand frère.
Et quatre petits mots qui ont fait trembler le cœur de sa maman :
« Mathéo, je te sauve. » ❤️🩹
Et moi, mes bébés…
Je vous promets une chose : tant que mon cœur battra, je me battrai pour vous.
Parce qu’une maman peut être épuisée.
Elle peut avoir peur.
Elle peut tomber.
Elle peut pleurer.
Mais lorsqu’il s’agit de ses enfants…
elle se relève toujours.
Pour eux.
Toujours. ❤️🩹