05/06/2026
𝐆𝐫𝐚𝐭𝐮𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 : 𝐮𝐧𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐞́ 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞
Depuis plusieurs années, je défends sur mes réseaux sociaux et sur les plateaux de télévision, comme dans cette vidéo, l’idée que les 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬 doivent être 𝐠𝐫𝐚𝐭𝐮𝐢𝐭𝐞𝐬 ou, à défaut, prises en charge selon le principe du « 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐝’𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝, 𝐩𝐚𝐲𝐞𝐫 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 » en Côte d’Ivoire.
Beaucoup de pseudo-experts m’ont souvent répondu que notre pays n’avait pas les 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 nécessaires pour mettre en œuvre une telle réforme. Pourtant, le nouveau président béninois 𝐑𝐨𝐦𝐮𝐚𝐥𝐝 𝐖𝐚𝐝𝐚𝐠𝐧𝐢 vient d’annoncer une 𝐝𝐨𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐅𝐂𝐅𝐀 destinée à garantir la prise en charge immédiate et sans condition de paiement des 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 dans les hôpitaux publics.
Je rappelle qu’en 2026, la 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 affiche un 𝐏𝐈𝐁 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟏𝟎𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐥𝐥𝐚𝐫𝐬 et un 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝟖𝟎𝟖,𝟗𝟗 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐂𝐅𝐀. Le 𝐁𝐞́𝐧𝐢𝐧, avec un PIB estimé à seulement 𝟐𝟏,𝟒𝟖 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐥𝐥𝐚𝐫𝐬 et un 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫 à celui de la Côte d’Ivoire, dispose d’une enveloppe de 𝟏𝟗𝟖,𝟎𝟓 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐂𝐅𝐀.
Certes, le Bénin compte environ 𝟏𝟓 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 contre près de 𝟑𝟐 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 pour la Côte d’Ivoire. Mais si une enveloppe d’𝐮𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐅𝐂𝐅𝐀 permet d’assurer la prise en charge des 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 pour 15 millions de personnes, il est légitime de penser que notre pays a largement les moyens de mettre en place un mécanisme similaire adapté à sa population.
La véritable question n’est donc pas celle des moyens, mais celle des 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬. À l’heure actuelle, la Côte d’Ivoire ne considère manifestement pas comme prioritaire le fait de 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐢𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭 lorsque chaque minute compte.
Je continue de croire que nous avons besoin d’un 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐚𝐧𝐭𝐞́ davantage préoccupé par la 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐞𝐬 que par l’inauguration de mise en peinture de nouveaux bâtiments.
⭐ 𝐃𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐎𝐬𝐦𝐚𝐧 𝐂𝐡𝐞𝐫𝐢𝐟 ⭐