16/06/2026
🛑 « J'ai vu ça sur les réseaux sociaux, donc je pensais que c'était vrai... »
- Avez-vous déjà consulté un professionnel pour ce problème ?
- Non docteur. J'ai regardé plusieurs vidéos. Tout le monde disait la même chose, alors je me suis dit que ça devait être vrai.
Le médecin hoche la tête.
Cette situation est devenue plus fréquente qu'on ne l'était il y a quelques années.
Aujourd'hui, l'information est partout. En quelques secondes, on peut trouver des centaines de vidéos, de publications ou de témoignages qui prétendent expliquer un symptôme, proposer un traitement ou donner un avis sur une maladie.
Le problème, c'est que toutes ces informations ne se valent pas.
Dans les consultations de santé sexuelle, les professionnels rencontrent régulièrement des patients qui arrivent avec des certitudes construites sur des conseils trouvés en ligne ou entendus dans leur entourage.
On entend souvent :
« Si je n'ai aucun symptôme, c'est que je n'ai rien. »
« On m'a dit qu'une IST se remarque forcément. »
« J'ai commencé un traitement qu'on m'a conseillé sur Internet. »
« Mon ami a eu la même chose, alors j'ai fait comme lui. »
La plupart du temps, ces personnes ne cherchent pas à faire les mauvais choix. Elles essaient simplement de trouver des réponses rapidement.
Mais en matière de santé, une information incomplète ou erronée peut parfois faire perdre un temps précieux.
C'est pourquoi le rôle des spécialistes de la santé sexuelle va bien au-delà du diagnostic ou du traitement.
Chaque jour, des gynécologues, urologues, sages-femmes, dermatologues-vénérologues, infectiologues, biologistes et pharmaciens consacrent aussi une partie de leur travail à corriger les idées reçues.
Ils expliquent.
Ils rassurent.
Ils répondent aux questions.
Et parfois, ils doivent déconstruire des croyances que les patients considéraient comme des vérités depuis longtemps.
Ce travail est rarement visible. Pourtant, il est essentiel.
Car avant de soigner une infection, il faut parfois soigner une mauvaise information.
💡 Le conseil de O'dockita mag :
Les réseaux sociaux peuvent être un bon point de départ pour s'informer, mais ils ne doivent jamais remplacer l'avis d'un professionnel de santé. Si une information concerne votre santé, prenez toujours le temps de vérifier sa source et, en cas de doute, demandez conseil à une personne qualifiée.
Derrière chaque consultation, il y a souvent toute une équipe qui lutte contre les maladies, mais aussi contre les mythes, les rumeurs et les fausses certitudes qui peuvent mettre la santé des patients en danger.
Quelle est l'idée fausse sur la santé sexuelle que vous avez le plus souvent entendue autour de vous ?
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O'dockita Mag : Ils soignent..nous racontons.