Indira Nathalie

Indira Nathalie Séances énergétiques enfants & adultes
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🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 5Celui qui ne s’autorise jamais l’erreur« C’est bien… mais j’aurais pu faire mie...
23/08/2026

🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 5
Celui qui ne s’autorise jamais l’erreur

« C’est bien… mais j’aurais pu faire mieux. »
Il y avait pourtant de quoi être fier.
Le travail était réussi. L’objectif atteint. Les compliments sincères.
Mais son regard, lui, s’était déjà posé sur le détail qui dépassait.
Celui que personne n’avait remarqué.
Personne… sauf lui.
C’est ainsi que se dessine celui que j’appelle l’Irréprochable.
On pourrait croire qu’il cherche la perfection. Mais ce n’est pas toujours aussi simple. Parfois, il ne cherche pas tant à être le meilleur qu’à ne laisser aucune prise au jugement.
Car pour lui, une erreur n’est pas toujours seulement une erreur.
Elle peut réveiller la peur de décevoir. De perdre sa légitimité. De ne plus être à la hauteur. Comme si une rature sur la page risquait soudain de remettre en question tout ce qui avait été écrit avant.
Alors il vérifie.
Il corrige.
Il recommence.
Et lorsqu’il atteint enfin le niveau qu’il s’était fixé, il déplace parfois la barre un peu plus haut.
Peut-être a-t-il grandi dans un environnement où l’on remarquait davantage ce qui manquait que ce qui était réussi. Peut-être a-t-il été comparé, critiqué, humilié. Peut-être encore a-t-il découvert que la réussite lui apportait une reconnaissance qu’il ne savait pas obtenir autrement.
Alors une conviction silencieuse a pu s’installer :
« Si je suis irréprochable, personne ne pourra me faire sentir insuffisant. »
Dans les travaux de Lise Bourbeau, certains reconnaîtront ici les traits du Rigide, qu’elle associe à la blessure d’injustice : l’exigence, la maîtrise, la recherche de justesse et la difficulté à s’accorder le droit à l’imperfection.
Mais l’Irréprochable peut aussi s’être construit face à l’humiliation, au rejet ou chaque fois que la valeur personnelle a semblé dépendre de la réussite.
Cette exigence lui a souvent beaucoup apporté.
De la rigueur. De la persévérance. De la fiabilité. Le goût du travail bien fait.
Le problème n’est pas de vouloir progresser.
Il apparaît lorsque l’erreur cesse d’être une expérience pour devenir un verdict sur soi.
Alors : « J’ai fait une erreur » se transforme silencieusement en : « Je ne suis pas à la hauteur. »
La réussite, elle, procure parfois un soulagement. Mais il dure peu. À peine une montagne gravie, le regard cherche déjà le caillou qui aurait pu être mieux escaladé.
Et il existe une face plus inconfortable de ce masque.
Celui qui ne s’accorde aucun droit à l’erreur peut parfois avoir du mal à accepter que les autres, eux, se l’accordent.
L’exigence que l’on retourne constamment contre soi finit parfois par déborder.
L’Irréprochable ne cherche pourtant peut-être pas la perfection.
Il cherche un endroit où il pourra enfin se sentir assez.
Mais cet endroit ne se trouve pas au bout d’un travail parfait, d’une carrière exemplaire ou d’une vie sans rature.
Car il restera toujours quelque chose à améliorer.
Retrouver sa liberté ne signifie pas devenir négligent ou renoncer à l’excellence.
Cela signifie apprendre à corriger une erreur sans se condamner avec elle.
À regarder ce qui peut être amélioré sans oublier tout ce qui a déjà été accompli.
À comprendre, enfin, que sa valeur ne se remet pas en jeu à chaque faux pas.
Alors je te laisse avec cette question :
« Si tu faisais une erreur et que personne ne t’en aimait moins… qui aurais-tu encore besoin d’impressionner ? »

💜 La pensée d’Indira
« Une erreur peut demander une correction. Elle n’a jamais besoin de devenir une condamnation de celui que tu es. »

Et toi, lorsque quelque chose n’est pas parfait, cherches-tu à améliorer ce que tu as fait… ou commences-tu à douter de ta propre valeur ?

Et si accompagner quelqu'un, c'était avant tout lui laisser sa liberté ?J'ignore si c'est la période estivale, la chaleu...
18/08/2026

Et si accompagner quelqu'un, c'était avant tout lui laisser sa liberté ?

J'ignore si c'est la période estivale, la chaleur ou simplement une étape de ma vie… mais je ressens, en ce moment, le besoin de poser par écrit des réflexions qui m'habitent depuis longtemps.

Depuis le début de ma pratique, j'ai beaucoup évolué.
Pourtant, une chose n'a jamais changé : ma volonté d'accompagner les personnes avec sincérité et respect.

J'ai suivi de nombreuses formations.
J'avais besoin d'apprendre, de comprendre et, si je suis honnête, aussi de me rassurer.
Chaque nouvelle approche me donnait le sentiment d'être un peu plus légitime.

Aujourd'hui, je regarde toutes ces formations avec beaucoup de gratitude.
Elles font partie de mon parcours et m'ont permis de grandir.
Pourtant, je n'en applique plus aucune à la lettre.
Elles sont devenues ce que j'appelle ma boîte à outils.
J'y puise parfois une idée, une approche ou une technique lorsque je sens qu'elle peut être utile. Mais je refuse qu'une méthode décide à ma place de ce qu'une personne est censée vivre, ressentir ou comprendre.

Il y a quelques jours, une interview d'Albert Moukheiber est venue mettre des mots sur un malaise que je ressentais depuis longtemps.
J'y ai entendu cette phrase :
« Si ça marche, c'est grâce à moi et à ma méthode. Si ça ne marche pas, c'est à cause de vous. »
Parce qu'au fil des années, j'ai aussi entendu des affirmations comme :
« Tu dois lâcher prise. »
« Il faut pardonner. »
« Tu résistes. »
« Ce n'est pas toi qui réagis, c'est ton faux self. »

Je suis persuadée que ces paroles sont, la plupart du temps, prononcées avec de bonnes intentions. Pourtant, elles peuvent devenir des injonctions. Elles laissent entendre qu'il existerait une bonne manière d'évoluer, une bonne façon de guérir ou un rythme auquel chacun devrait avancer.

Et lorsque les choses ne se passent pas comme espéré, le risque est grand de chercher une explication qui protège la méthode plutôt que d'accueillir simplement la réalité.
Cette idée m'a toujours mise mal à l'aise.
Il m'arrive souvent, à la fin d'un soin, qu'une personne me remercie avec beaucoup d'émotion, en me disant combien cette rencontre lui a fait du bien.
Ces témoignages me touchent profondément.
Mais je réponds presque toujours la même chose :
« Ne me donnez pas tout le mérite. Si quelque chose s'est mis en mouvement aujourd'hui, c'est aussi parce que vous étiez prêt à vivre ce moment. »
Je ne suis pas là pour être mise sur un piédestal.
Je ne suis pas une personne qui détient une vérité que les autres n'auraient pas.
Je me considère comme un canal, une présence, une accompagnante qui met ses ressentis et son expérience au service de l'autre.

Je crois profondément que chacun avance à son rythme. Je crois aussi que, pendant un soin, il ne se libère que ce qui est prêt à l'être à cet instant du parcours de la personne.

Mais je refuse de transformer cette conviction en explication automatique.
Si rien de visible ne se produit, je n'ai pas besoin de conclure que la personne résiste, qu'elle n'est pas prête ou qu'elle fait mal les choses.

J'accepte simplement de ne pas tout comprendre.

Avec les années, c'est peut-être cela qui est devenu le plus important pour moi.

Non pas la méthode.
Non pas la performance.
Non pas la certitude.
Mais l'éthique.

Une éthique qui consiste à partager un ressenti sans l'imposer, à proposer une piste sans la présenter comme une vérité, à respecter le rythme de chacun et à ne jamais enfermer une personne dans une explication qui pourrait la rendre coupable de ce qu'elle vit.

Au fond, je ne cherche pas à ce qu'une personne reparte convaincue par moi.
Je cherche à ce qu'elle reparte davantage en confiance avec elle-même.
Si je devais résumer aujourd'hui ma façon d'accompagner en une seule phrase, ce serait sans doute celle-ci :
Je ne suis pas là pour montrer un chemin. Je suis simplement là pour marcher quelques pas aux côtés de celles et ceux qui cherchent le leur.

Merci à toutes les personnes qui m'ont accordé leur confiance depuis le début de cette aventure. Chacune de nos rencontres m'a fait grandir et a contribué à façonner la praticienne que je suis aujourd'hui.

Si cette réflexion existe aujourd'hui, c'est aussi grâce à vous.

💜 Indira

🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 4Celui qui veut tout maîtriserIl avait tout prévu.Le trajet. L’heure de départ. ...
16/08/2026

🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 4
Celui qui veut tout maîtriser

Il avait tout prévu.
Le trajet. L’heure de départ. Le plan B au cas où le plan A échouerait.
Et, soyons sérieux, probablement un plan C… parce qu’on n’est jamais trop prudent. 😏
Puis la vie a fait ce qu’elle sait si bien faire.
Autre chose.
Pour certaines personnes, l’imprévu est un contretemps. Pour d’autres, il réveille une sensation bien plus profonde : celle de ne plus savoir ce qui va arriver.
C’est là que se dessine le Contrôlant.
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, il ne cherche pas toujours à diriger les autres. Souvent, il cherche surtout à rendre le monde prévisible.
Il anticipe. Organise. Vérifie. Il peut déléguer… tout en gardant discrètement un œil sur ce qui se passe. Il imagine les difficultés avant qu’elles n’arrivent et prépare les solutions avant même que quelqu’un ait pensé au problème.
Cette capacité peut être précieuse.
Mais derrière elle se cache parfois une ancienne méfiance envers l’imprévisible.
Peut-être a-t-il connu des promesses non tenues, des changements brutaux, une trahison ou des situations dans lesquelles il valait mieux anticiper que subir.
Alors une conviction silencieuse a pu s’installer :
« Si je maîtrise suffisamment ce qui m’entoure, rien ne pourra plus me prendre par surprise. »
Dans les travaux de Lise Bourbeau, le Contrôlant est directement associé à la blessure de trahison. Cette lecture peut éclairer certaines histoires. Mais le besoin de maîtrise peut également s’être construit face à l’insécurité ou à l’imprévisibilité.
Le masque nous montre une stratégie.
Jamais toute l’histoire.
Et cette stratégie a développé de véritables qualités : la capacité à anticiper, organiser, décider et prendre ses responsabilités. Le Contrôlant est souvent celui que l’on appelle lorsque tout devient compliqué.
Mais il existe une différence entre organiser ce qui peut l’être et ne plus supporter ce qui nous échappe.
C’est là que le masque se referme.
Lorsque déléguer signifie surveiller. Lorsque le changement devient une menace. Lorsque les décisions des autres sont difficiles à accepter simplement parce qu’elles ne correspondent pas au scénario imaginé.
Et puis il existe une vérité moins flatteuse.
Sous prétexte d’aider, de prévoir ou de « faire au mieux », le Contrôlant peut parfois imposer son ordre aux autres. Non par méchanceté, mais parce que leur liberté introduit une variable qu’il ne maîtrise pas.
Le contrôle possède une promesse terriblement séduisante :
« Si tu prévois suffisamment, tu éviteras la douleur. »
Malheureusement, la vie n’a jamais signé ce contrat.
Nous pouvons organiser une journée, mais pas les sentiments des autres. Préparer l’avenir, mais pas lui retirer toute incertitude. Choisir nos actes, mais pas écrire toutes les réactions qu’ils provoqueront.
Retrouver sa liberté ne signifie donc pas renoncer à prévoir, jeter son agenda par la fenêtre et partir vivre pieds nus dans la forêt. 😄
Cela signifie peut-être apprendre à distinguer ce qui dépend réellement de nous… de ce que nous essayons de maîtriser simplement parce que l’incertitude nous fait peur.

Alors je te laisse avec cette question :
« Que crois-tu qu’il pourrait arriver si, pour une fois, tu ne tenais plus toutes les ficelles ? »

💜 La pensée d’Indira
« Tu peux préparer le chemin sans exiger de connaître chaque virage. La confiance commence parfois là où le contrôle accepte de ne plus tout savoir. »

Et toi, lorsque quelque chose échappe à tes plans, qu’est-ce qui t’inquiète vraiment : ce qui arrive… ou le fait de ne pas l’avoir prévu ?

🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 3  Celui qui dit oui quand tout en lui dit non« Comme tu veux. »Quelques mots si...
09/08/2026

🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 3
Celui qui dit oui quand tout en lui dit non

« Comme tu veux. »
Quelques mots simples. Presque anodins.
Pourtant, il arrive qu’au moment même où ils sont prononcés, quelque chose à l’intérieur ait déjà répondu tout autre chose.
Non, je n’en ai pas envie.
Non, je suis fatigué.
Non, cela ne me convient pas.
Non, cette fois, c’est trop.
Mais le non reste silencieux.
Alors vient le sourire. L’arrangement. Le compromis de plus. Et ce fameux « ce n’est pas grave » qui signifie parfois exactement le contraire.
C’est ainsi que se dessine celui que j’appelle le Conciliant.
Le Conciliant ne manque pas forcément de caractère.
Il sait souvent très bien ce qu’il ressent.
Mais entre son ressenti et les mots qu’il prononce se tient une peur plus discrète : et si mon refus abîmait le lien ?
Alors il s’adapte.
Peut-être a-t-il appris que le désaccord conduisait au conflit.
Que poser une limite décevait.
Qu’être facile à vivre permettait de préserver la paix, l’affection ou sa place auprès des autres.
Peu à peu, une règle silencieuse peut s’installer :
« Si je ne dérange pas, si je m’adapte, si je reste agréable, peut-être que le lien restera intact. »
Dans les travaux de Lise Bourbeau, certains reconnaîtront peut-être des échos du Dépendant, associé à la blessure d’abandon, lorsque perdre le lien semble insupportable.
D’autres retrouveront certains traits du Masochiste, associé à l’humiliation, lorsque les besoins des autres passent constamment avant les siens.
Mais, comme toujours, un même masque peut protéger des histoires très différentes.
Le Conciliant a développé de véritables qualités. Il sait écouter, composer, percevoir les tensions et chercher des compromis. Sa capacité à considérer le point de vue de l’autre est précieuse.
Mais une qualité cesse d’être libre lorsqu’elle devient une obligation.
À force de préserver le lien avec les autres, le Conciliant peut finir par abîmer le lien avec lui-même.
Car un non que l’on tait ne disparaît pas toujours. Il peut devenir fatigue, frustration, ressentiment ou colère silencieuse.
Et voici une vérité plus inconfortable : il arrive alors que l’on reproche aux autres de franchir des limites que l’on ne leur a jamais montrées.
Les autres ne peuvent pas toujours respecter une frontière dont nous leur cachons l’existence.
Ce n’est pas une accusation. Poser une limite peut être terriblement difficile lorsque l’on a longtemps cru qu’elle risquait de nous coûter l’amour, la paix ou la relation.
Mais à force de ne montrer aux autres que la version de soi qui accepte, comprend et s’adapte, une autre question finit par apparaître :
Peuvent-ils réellement nous aimer s’ils ne nous rencontrent jamais tout entiers ?
Avec nos oui.
Mais aussi avec nos non.
Nos envies.
Nos désaccords.
Nos limites.
Retrouver sa liberté ne signifie pas devenir égoïste, dur ou conflictuel. Cela signifie peut-être découvrir qu’un lien suffisamment solide peut survivre à un refus.
Et qu’un oui n’a de véritable valeur que lorsqu’un non était également possible.
Alors je ne te demanderai pas pourquoi tu n’arrives pas à dire non.
Je te demanderai plutôt :
« Si tu disais vraiment ce que tu veux, qui as-tu peur de ne plus être aux yeux des autres ? »
💜 La pensée d’Indira
« À force de préserver le lien avec les autres, ne perds pas celui qui te relie à toi-même. »
Et toi, combien de tes « oui » sont de véritables choix… et combien sont encore des « non » qui n’ont pas trouvé leur voix ?

En cette période estivale, je profite de moments plus calmes pour écouter des conférences et des podcasts autour de suje...
07/08/2026

En cette période estivale, je profite de moments plus calmes pour écouter des conférences et des podcasts autour de sujets qui me passionnent : la spiritualité, la psychologie, les neurosciences ou encore la philosophie.

Récemment, l'une de ces conférences a particulièrement retenu mon attention. Jean Dominique Michel y abordait un thème aussi simple qu'universel : « Prier, même si je ne sais pas à qui je m'adresse. »

Ce n'est pas tant son propos qui m'a marquée que la question qu'il a fait naître en moi.
Cette question est venue rejoindre ce que j'observe depuis plusieurs années dans mon cabinet.

J'y accueille des personnes de cultures, de religions et de sensibilités très différentes. Certaines sont profondément croyantes, d'autres pratiquantes, d'autres athées, agnostiques ou simplement en quête de sens.

Et pourtant, face à la maladie, au deuil, à la peur ou aux grandes épreuves de la vie, leurs croyances les distinguent souvent moins que leur humanité ne les rapproche.

Depuis, une question m'accompagne.
Qu'appelle-t-on réellement prier ?

Pour certains, la réponse est évidente : prier, c'est s'adresser à Dieu.
Pour d'autres, c'est un moment de silence, une méditation, un élan de gratitude ou simplement une manière de déposer un poids devenu trop lourd à porter seul.

Et puis il y a celles et ceux qui affirment ne jamais prier.

Je respecte profondément toutes ces façons de vivre, parce qu'au fond ce n'est pas le mot qui m'interroge, mais ce qui se passe en nous lorsque nous ressentons le besoin de nous tourner vers quelque chose qui nous dépasse.

Au fil de cette réflexion, j'ai cherché des réponses dans les religions, la philosophie, la psychologie et les neurosciences. Toutes apportent un éclairage différent et enrichissent notre compréhension, sans pour autant épuiser le mystère.

Les neurosciences, par exemple, montrent que la prière, comme la méditation, peut apaiser le stress et renforcer notre capacité à traverser les épreuves. C'est passionnant.
Mais elles ne répondent pas à la question qui continue de m'habiter.
À qui parlons-nous lorsque nous prions ?
Ou parlons-nous simplement à cette part profonde de nous-mêmes qui cherche à rester debout lorsque tout vacille ?

J'aime que cette question demeure ouverte.

Je crois que certaines dimensions de notre existence relèvent davantage de l'expérience que de la démonstration. Toutes les réalités ne peuvent pas être mesurées, et c'est peut-être aussi ce qui fait leur richesse.

Avec le temps, j'ai également remarqué que beaucoup de personnes se tournent spontanément vers quelque chose de plus grand qu'elles lorsque la vie devient difficile. Certains l'appellent Dieu, d'autres la Vie, l'Univers ou n'y mettent tout simplement aucun nom. Pourtant, derrière ces mots différents, je retrouve souvent la même sincérité.

Pour ma part, j'ai découvert une autre manière de prier.
Une prière qui ne naît plus seulement de la souffrance, mais aussi de la gratitude.
Il m'arrive aujourd'hui de remercier la vie pour une rencontre, un instant de paix ou même une épreuve qui, avec le recul, m'a permis de grandir.

Je ne présente pas cette vision comme une vérité.
C'est simplement une étape de mon propre chemin.

Au fond, cette réflexion m'a appris quelque chose qui dépasse largement la question de la prière.
Mon métier m'a montré que je ne rencontre jamais une religion.

Je rencontre avant tout un être humain qui, comme chacun de nous, cherche à comprendre ce qu'il traverse, à apaiser ses peurs, à donner du sens à son histoire et à continuer d'avancer.

Nos croyances peuvent être différentes.
Notre vulnérabilité, elle, nous rassemble presque toujours.
En commençant cette réflexion, je pensais écrire sur la prière.
En la terminant, je réalise que j'ai surtout écrit sur l'être humain.

Peut-être que la prière n'est qu'un des nombreux chemins qui permettent d'exprimer notre besoin d'espérance, de paix et de sens.
Peut-être porte-t-elle simplement un autre nom pour chacun de nous.
Et c'est peut-être cela qui est beau.

Nous n'avons pas besoin de croire tous la même chose pour nous comprendre.
Nous avons simplement besoin de nous écouter avec respect.

Et toi, qu'appelles-tu prier ?

Je serais heureuse de découvrir ton regard en commentaire.

💜 Indira

Et si ces mots n'étaient pas des étiquettes... mais des questions ?J'aime ces moments où une lecture ou une interview ne...
05/08/2026

Et si ces mots n'étaient pas des étiquettes... mais des questions ?

J'aime ces moments où une lecture ou une interview ne vient pas confirmer ce que je pense déjà, mais m'oblige à déplacer mon regard.

Il y a quelques jours, j'écoutais sur YouTube, Fabrice Midal dialoguer avec Bruno Viard. Une idée, ou plutôt un changement de perspective, a continué de m'accompagner bien après la fin de leur échange.

Nous utilisons facilement des mots comme ego, orgueil, vanité, amour-propre ou estime de soi. Nous croyons savoir ce qu'ils signifient et nous les employons souvent comme des conclusions.

« Il a un ego démesuré. »
« Elle est orgueilleuse. »
« C'est quelqu'un de vaniteux. »

Ces mots deviennent des étiquettes qui semblent résumer une personne.

Pourtant, Bruno Viard propose un regard tout différent.
Il explique que l'orgueil ou la vanité ne sont peut-être pas d'abord des défauts de caractère. Ils seraient plutôt l'expression d'une blessure d'amour-propre, d'un besoin de reconnaissance ou d'une estime de soi qui s'est déséquilibrée.
Autrement dit, ce que nous prenons pour la cause pourrait bien n'être que la conséquence.

Si cette hypothèse est juste, alors elle nous oblige à changer complètement de regard. Nous ne cherchons plus à définir une personne. Nous cherchons à comprendre ce qui, en elle, souffre ou tente de se protéger.

Cette idée change profondément notre manière de regarder ces mots.
À partir de là, ils cessent d'être des définitions.
Ils deviennent des questions.
Au lieu de dire : « Cette personne est orgueilleuse. »
nous pouvons nous demander : « Que cherche cet orgueil à protéger ? »
Au lieu de conclure : « Quel ego ! »
nous pouvons nous interroger : « Quel manque de reconnaissance, quelle blessure ou quelle fragilité ce comportement tente-t-il peut-être de masquer ? »

C'est là que cette réflexion prend, à mes yeux, toute sa profondeur.

Car derrière l'ego, l'orgueil, la vanité, l'amour-propre ou l'estime de soi, il est peut-être toujours question de la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.

Comment nous regardons-nous lorsque personne ne nous regarde ?

Quelle valeur nous accordons nous en dehors de nos réussites, de notre image ou du regard des autres ?

Sommes-nous capables de reconnaître notre propre valeur sans avoir sans cesse besoin qu'elle nous soit renvoyée de l'extérieur ?

Bruno Viard explique que la vanité et la honte ne sont pas deux réalités opposées mais les deux faces d'un même déséquilibre : l'une cherche à se grandir, l'autre se dévalorise, mais toutes deux révèlent une estime de soi qui peine à trouver son juste équilibre.

Cette idée continue de m'habiter.
Elle ne nous demande pas d'excuser les comportements blessants.
Le mépris reste du mépris.
La violence reste la violence.
En revanche, elle nous invite à dépasser l'étiquette pour tenter de comprendre ce qui se joue derrière.
Et je crois que cette nuance change tout.
Parce qu'à partir du moment où un mot cesse d'être une condamnation pour devenir une question, notre regard sur l'être humain s'élargit.

Nous ne voyons plus seulement ce qui se montre.
Nous commençons à nous intéresser à ce qui cherche, parfois maladroitement, à être reconnu, protégé ou réparé.

Cette réflexion est encore récente.
Je n'ai pas la prétention d'avoir trouvé toutes les réponses.
J'ai surtout le sentiment d'avoir ouvert une porte que je n'avais jamais franchie de cette manière.

Je sens que chacun de ces mots mérite que l'on s'y arrête.

Pas pour ajouter une définition de plus.

Mais pour comprendre ce qu'il révèle de notre relation à nous-mêmes, de nos blessures, de nos besoins et de notre manière d'entrer en relation avec les autres.

Au fil des prochaines semaines, j'aurai surement envie de revenir sur chacun d'eux : l'ego, l'orgueil, la vanité, l'amour-propre, l'estime de soi, le besoin de reconnaissance...

Non pas pour vous dire ce qu'il faut penser, mais pour partager avec vous les réflexions qu'ils font naître en moi, au fil de mes lectures, de mes accompagnements et de mon expérience.

💜 En attendant, j'aimerais vous proposer une petite expérience.

La prochaine fois que vous entendrez ou que vous prononcerez une phrase comme :
« Il a un ego démesuré. »
« Elle est orgueilleuse. »
« C'est quelqu'un de vaniteux. »

N'essayez pas tout de suite de savoir si cette affirmation est juste.
Essayez simplement de remplacer cette étiquette par une question.
Qu'est-ce que ce comportement cherche peut-être à protéger ?

Si cette réflexion vous interpelle, je serais heureuse que vous la fassiez vivre dans les commentaires. Non pas pour savoir qui a raison, mais pour partager ensemble ce que cette nouvelle manière de regarder ces mots fait émerger en vous.

Et si vous avez envie de poursuivre cette réflexion avec moi, retrouvons-nous très bientôt autour du premier de ces mots.

Je crois que ce voyage ne fait que commencer. 💜

🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 2 - Celle qui ne tombe jamais« Ne t’inquiète pas, je vais gérer. »Elle a prononc...
02/08/2026

🎭 LES MASQUES DE PROTECTION - RENCONTRE 2 - Celle qui ne tombe jamais
« Ne t’inquiète pas, je vais gérer. »
Elle a prononcé cette phrase tant de fois qu’elle ne sait peut-être même plus quand elle a commencé à y croire.
Elle gère. Elle trouve des solutions. Elle traverse les épreuves et continue d’avancer lorsque tout vacille autour d’elle. On admire sa force. On s’appuie sur elle. Et puisqu’elle tient toujours debout, on finit parfois par oublier de lui demander si elle en a encore la force.
Elle-même a peut-être oublié qu’elle pouvait répondre non.
Car il existe une différence entre être forte et ne jamais s’autoriser à ne pas l’être.
C’est là que se dessine celle que j’appelle la Forte.
Elle ne demande pas facilement de l’aide. Non parce qu’elle n’en aurait jamais besoin, mais parce que s’appuyer sur quelqu’un signifie aussi prendre un risque.
Et s’il n’était pas là ?
Et s’il décevait ?
Et si montrer sa vulnérabilité donnait à l’autre le pouvoir de la blesser ?
Alors elle apprend à compter sur elle-même.
Parfois, elle n’a pas appris à être forte.
Elle a appris qu’elle n’avait pas le choix.
Cette armure peut s’être construite de bien des manières. Les personnes qui connaissent les travaux de Lise Bourbeau reconnaîtront peut-être certains traits du Rigide, associé à la blessure d’injustice. Mais cette force obligatoire peut aussi s’enraciner dans l’abandon ou le rejet. Lorsqu’on a été déçu au moment où l’on avait besoin de quelqu’un, ne plus avoir besoin de personne peut sembler être la protection la plus sûre.
Et cette protection a développé de véritables ressources : l’autonomie, le courage, la capacité à traverser les tempêtes et à se relever.
Sa force n’est pas le problème.
Le masque apparaît lorsqu’elle ne sait plus déposer l’armure.
Lorsqu’elle attend d’être épuisée pour reconnaître qu’elle aurait besoin d’aide. Lorsqu’elle donne facilement mais ne sait pas recevoir. Lorsqu’elle répond « ça va » presque par réflexe, sans même se demander si c’est vrai.
Alors un paradoxe s’installe.
Plus elle montre au monde qu’elle n’a besoin de personne, plus le monde finit par la croire.
Et lorsque personne ne vient, une voix intérieure peut murmurer :
« Tu vois… tu ne peux compter que sur toi. »
La protection finit ainsi par nourrir la peur qui l’a peut-être fait naître.
Les autres voient une personne solide. Ils ignorent parfois le prix de cette solidité. Car celle qui ne tombe jamais peut connaître une solitude particulière : celle d’être entourée de personnes qui admirent sa force sans connaître l’endroit où elle aurait, elle aussi, besoin de déposer son poids.
Retrouver sa liberté ne signifie pas devenir moins forte.
Cela signifie peut-être découvrir que recevoir n’efface pas tout ce que l’on sait donner. Que demander n’annule pas l’autonomie. Et que la vulnérabilité n’est pas l’opposé de la force.
Alors, plutôt que de lui demander combien de temps elle peut encore tenir, j’aimerais lui poser une autre question :
« Ta force est-elle encore une ressource que tu choisis… ou est-elle devenue l’interdiction de t’appuyer, parfois, sur quelqu’un d’autre ? »
💜 La pensée d’Indira
« Tu n’as pas besoin de tomber pour mériter qu’on te tende la main. »
Et toi, lorsque tu dis « je vais gérer », est-ce toujours parce que tu le peux… ou parfois parce que tu ne sais plus comment dire « j’ai besoin de toi » ?

Août arrive comme un ralentissement naturel.Après l’intensité de juillet, quelque chose en nous aspire à faire moins, ma...
01/08/2026

Août arrive comme un ralentissement naturel.
Après l’intensité de juillet, quelque chose en nous aspire à faire moins, mais à ressentir davantage.
Le temps semble s’étirer, les gestes se font plus lents, et l’énergie se déplace doucement vers l’intérieur, même sous le soleil.
Le 1er août ouvre symboliquement une période de récolte.
Ce n’est pas encore le bilan, mais déjà le moment de sentir ce qui a porté ses fruits depuis le printemps.
Ce qui a grandi.
Ce qui a tenu.
Et ce qui, peut-être, demande à être relâché.
Le 15 août, la tradition chrétienne célèbre l’Assomption de Marie.
Marie y est honorée comme figure d’accueil, de confiance et de transmission.
Elle incarne cette capacité à porter la vie, à traverser les épreuves, puis à remettre sans se perdre.
Une invitation à déposer ce qui est trop lourd, et à se rappeler que tout ne repose pas uniquement sur nos épaules.
Août est aussi un mois très marqué par les pauses collectives.
Les congés, les silences inhabituels, les rythmes qui se relâchent.
Un temps où l’on se retrouve autrement, parfois face à soi, parfois face aux autres, sans les habitudes qui masquent.
La Pleine Lune du 28 août 2026 vient rythmer ce temps d’intégration.
Un repère simple dans le cycle, une respiration au cœur de l’été.
Août n’est pas un mois pour décider ou projeter.
Il invite à intégrer.
À ressentir ce qui a été vécu ces derniers mois.
À laisser infuser avant la reprise.
Si tu te sens plus lente, plus sensible, ou plus fatiguée que d’habitude, sache que tu n’es pas en retrait. Tu es exactement dans l’énergie d’août.
Avec douceur et lenteur,
Indira 🌾

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