19/02/2026
TRIBUNE
VANNINA PERETTI - Fondatrice dâAiutu Medicale Corsu ( AMC).
Je mâappelle Vannina Peretti. Je suis infirmiĂšre depuis 30 ans et fondatrice dâAMC.
Oui je suis infirmiĂšre. Oui, je suis une femme libre. Oui, je travaille dur.
Oui, quand je ne travaille pas, je vis. Mais aujourdâhui je veux parler dâautre chose.
Nous sommes en pleine pĂ©riode Ă©lectorale et cela ressemble Ă une cour de rĂ©crĂ©ation : excuses publiques, attaques, rĂšglements de compteâŠle spectacle est parfois affligeant. Pendant ce temps, qui parle des patients ? Qui parle vraiment des ajacciens que nous soignons chaque jour.
LA REALITE DERRIERE AMC
AMC nâest pas nĂ© en un claquement de doigts.
Il mâa fallu deux annĂ©es de travail, de dĂ©marches, dâobstacles et de combats pour crĂ©er ce centre. Et cela fait un an et demi aujourdâhui quâil est ouvert. Un an et demi que nous sommes prĂ©sents, engagĂ©s, disponibles pour la population Ajaccienne. La rĂ©putation du centre nâest plus Ă faire ( cf. avis google, rĂ©seaux sociauxâŠ).
Pourtant, dĂšs le dĂ©but du projet, tous les candidats se revendiquant « corses », toutes les listes se prĂ©sentant comme dĂ©fenseurs de la Corse, mâont mis des bĂątons dans les roues concernant ce projet.
POURQUOI ?
Parce que je suis infirmiĂšre ? parce que je suis une femme qui porte un projet ambitieux ? Parce quâil y a des guerres dâego et des conflits dâintĂ©rĂȘt ?
Qui mâa soutenue ?
Heureusement que je nâai pas Ă©tĂ© seule. Des mĂ©decins, parfois qualifiĂ©s ici de « pinzuti » ont cru en ce projet. Ils viennent les week-ends, les jours de semaine, quand ils le peuvent. Ils soignent avec une conscience, un professionnalisme exemplaire.
LE DIRECTEUR DE LâHOPITAL a Ă©galement soutenu le projet. Et il nâa vu quâune chose : lâintĂ©rĂȘt de lâhĂŽpital et surtout celui des patients. Tout au long de nos Ă©changes, il nâa pensĂ© quâa la continuitĂ© des soins, Ă la complĂ©mentaritĂ©, Ă lâamĂ©lioration de lâoffre pour les Ajacciens.
Je trouve aujourdâhui, profondĂ©ment dĂ©plorable quâil soit fustigĂ© pour cela.
Son seul tort aura Ă©tĂ© de dĂ©fendre lâintĂ©rĂȘt du patient.
LE MAIRE SORTANT DâAJACCIO sâest lui aussi dĂ©placĂ© au centre. Il a pris le temps de venir constater le travail rĂ©alisĂ© ; et il a apportĂ© une contribution concrĂšte en offrant un dĂ©fibrillateur semi-automatique au centre.
VoilĂ les faitsâŠ
Je nâai Ă©tĂ© trahie que par certains des miens et soutenue que par ceux que certains critiquent.
PARLONS VERITE
Je suis une enfant du pays, je mâappelle Peretti, je suis infirmiĂšre depuis 30 ans. Je travaille du matin au soir.
Le centre a Ă©tĂ© principalement financĂ© par nos deniers personnels. Jâai mis ma situation personnelle en danger pour que ce projet voie le jour.
Et aujourdâhui certains viennent parler de la « Corsisation des emplois » âŠ
Avant de parler dâidentitĂ©, parlons dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
Avant de parler dâego, parlons des patients.
MOI JE NE FAIS PAS DE POLITIQUE.
Je suis soignante. Je regarde lâintĂ©rĂȘt du patient.
Et jâai le sentiment quâaujourdâhui, trop peu de personnes le regardent.
On ne parle que dâargent, de pouvoir, dâimage.
AUX ELECTEURS.
Il est peut-ĂȘtre temps de remettre lâĂ©glise au milieu du village.
Posez-vous une question simple : Qui agit vraiment pour les Corses ? Qui les trahit ?
Moi je continuerai Ă faire ce que je sais faire : soignerâŠ.
Quant Ă ceux qui se gaussent lors de mon passage, je les mets au dĂ©fi dâentreprendre et de rĂ©aliser ce que jâai fait ; ce que je vis, ce que je subis.
A bon entendeurâŠ.