Agnès MATZ - Psychologue

Agnès MATZ - Psychologue Psychologue — approche intégrative et symbolique
J’accompagne les transitions de vie, les choix et les dynamiques inconscientes.

Comprendre les empreintes du passé sans s’y enfermer, pour un travail orienté vers l’expérience et le mouvement.

13/05/2026

Hantavirus : info, intox… et un cerveau qui se souvient très bien

Entre les fake news, les “breaking news” qui n’apportent rien de nouveau, et les responsables politiques qui ouvrent le parapluie avant même qu’il pleuve… il devient difficile pour le citoyen lambda de s’y retrouver.

Et pour ne rien arranger, cette information arrive dans un contexte où le traumatisme du Covid est encore bien rangé dans un tiroir du cerveau… mais un tiroir qui s’ouvre très facilement.
Il suffit d’un mot qui ressemble à “virus”, d’un bandeau rouge sur une chaîne d’info, et hop :
le cerveau dit “Ah oui, ça, je connais. On panique ou on attend un peu ?”

Plus une info déclenche de la peur, plus elle circule vite — même si elle est incomplète.
C’est la loi de l’émotion : elle court toujours plus vite que la raison (et ne respecte jamais les limitations de vitesse).

Résultat :
On réagit avant de comprendre.
On commente avant de savoir.
On interprète avant que les faits soient confirmés.
Bref, on fait du Covid 2.0 sans mise à jour du logiciel.

Ce n’est pas un appel à la méfiance généralisée, juste un constat :
l’information va plus vite que la vérification, et nos émotions vont encore plus vite que l’information et chacun essaie tant bien que mal de garder un esprit clair au milieu du bruit, des récupérations politiques et des réactivations émotionnelles.

Alors prendre un temps pour respirer, croiser les sources, laisser retomber l’emballement…Ne pas crier avant d'avoir mal!
ce n’est pas être naïf.
C’est juste une forme d’hygiène mentale — un peu comme se laver les mains, mais pour le cortex.

Agnès MATZ

28/04/2026

Un certificat, une attestation… un moment qui compte.

Certaines consultations ne s’inscrivent pas dans la durée… et pourtant, elles ont essentielles.

Dans mon activité de psychologue, je reçois aussi des personnes pour l’établissement de certificats ou d’attestations.
Ces rencontres sont le plus souvent ponctuelles. Elles répondent à une demande précise, dans un moment particulier. Mais elles ne se réduisent pas à un acte administratif.

Il y a toujours, derrière la demande, une personne, une histoire, une situation impactante à traverser. Un moment où quelque chose se se dépose et se clarifie. Il ne s’agit pas d'être intrusif, mais d’accueillir avec bienveillance ce qui se présente, simplement, dans un cadre professionnel.
Ces consultations font pleinement partie de mon travail clinique : des espaces ponctuels, mais souvent essentiels, où l’on prend le temps de comprendre où en est la personne à ce moment là de son parcours, et qui l’aident à avancer positivement dans sa trajectoire, quel que soit le motif — professionnel, de santé ou judiciaire.

Agnès MATZ
https://www.doctolib.fr/psychologue/amiens/agnes-matz

09/04/2026

Le constat : 50 % des arrêts maladie des moins de 30 ans sont psychologiques. Faut‑il vraiment s’en étonner ?

Selon le baromètre AXA, un arrêt maladie long sur deux chez les moins de 30 ans est lié à la santé mentale. Ce chiffre choque. Mais quand on écoute les jeunes diplômés, quand on les voit arriver en consultation, quand on entend leurs mots… est‑ce vraiment surprenant ?

Ce que disent les chiffres

AXA Datascope : 50 % des arrêts longs des moins de 30 ans sont psychologiques.

Dares : hausse continue des arrêts pour troubles psychiques depuis 10 ans.

Assurance Maladie : explosion des arrêts pour anxiété, dépression, burn‑out chez les jeunes actifs.

Santé Publique France : augmentation des symptômes anxieux et dépressifs chez les 18–30 ans.

OMS : les 15–29 ans sont la tranche d’âge où la santé mentale se dégrade le plus vite.

Les données sont claires. Mais elles ne disent pas pourquoi.

Ce que disent les jeunes diplômés en consultation

Je reçois régulièrement des jeunes diplômés brillants, motivés, qui ont “réussi” tout leur parcours. Et pourtant, dès leur premier poste, quelque chose se fissure.

« Je suis seule face à une charge de travail croissante. »

Alice, 25 ans, une jeune ingénieure agronome, recrutée pour du marketing dans une banque, voit son périmètre s’élargir sans cesse. Son équipe de 3 personnes s'est réduite à elle seule...Démission, altrenant parti... Elle s’isole dans les toilettes pour pleurer. Personne ne le voit. Personne ne demande, chacun absorbé dans ses propres tâches. En arrêt de travail depuis 2 mois, sous anti dépresseur, elle ne peut même pas passer devant le lieu de travail et amorce des pistes de reconversation.

« Je panique en réunion, quand c'est à mon tour de prendre la parole. »

Sonia, 26 ans, autre ingénieure, perfectionniste et experte, reste sans voix quand elle doit intervenir. Elle connaît parfaitement son sujet, mais son corps se fige. Aucune formation proposée. Aucun échange. Aucune main tendue. Son expertise est valorisée… mais personne ne voit qu’elle est prête à démissionner, juste pour cette raison car elle aime son travail!

« Est ce que je dois continuer à m’accrocher, ou accepter que ce métier ne me donnera jamais de place ? »

Camille, CPE – Vacataire depuis 4 ans.
Elle « se partage » entre deux établissements. Dans les faits, elle travaille bien plus : parce qu’un élève en crise n’attend pas le bon jour, parce qu’un conflit ne se résout pas en 30 minutes, parce qu’elle ne sait pas “laisser tomber”.
Elle a choisi ce métier pour être un repère. Elle est devenue une variable d’ajustement. Dans le premier établissement, on lui confie les heures dont personne ne veut. Dans le second, on lui dit qu’elle est “indispensable”… mais on ne lui propose jamais un poste complet.
Elle connaît les élèves, leurs histoires, leurs fragilités. Les familles la remercient. Les enseignants s’appuient sur elle. Les élèves la cherchent. Mais administrativement, elle n’existe pas. Elle ne peut pas s’ancrer dans une équipe, parce qu’elle n’est jamais vraiment dans aucune.
Elle arrive en consultation épuisée, mais surtout désorientée

« Je ne peux plus exercer. »

Maxime, 35 ans, jeune médecin, en burn‑out, quitte la médecine. Il se tourne vers la création d’une entreprise de nettoyage. Non pas par manque de vocation, mais parce que son métier l’a consumé avant même qu’il puisse s’y installer.

Le paradoxe :

Ceux qui s’effondrent ne sont pas les moins capables. Ce sont souvent les plus performants, ceux qui ont appris à exceller — mais pas à être débutants, pas à demander de l’aide, pas à habiter un rôle.

Alors, faut‑il s’étonner ?

Quand une génération arrive sur le marché du travail sans transmission, sans cadre contenant, avec un perfectionnisme internalisé et des métiers choisis pour leur prestige… Non.

👉 Ce n’est pas une fragilité individuelle. 👉 C’est un signal collectif.

(Les prénoms ont été changés).

Agnès MATZ

Je suis toujours frappée de voir à quel point nos histoires familiales continuent de vivre en nous….En 2015, une équipe ...
08/04/2026

Je suis toujours frappée de voir à quel point nos histoires familiales continuent de vivre en nous….

En 2015, une équipe dirigée par la chercheuse Rachel Yehuda publie une étude devenue emblématique : chez les enfants d’anciens déportés, certains marqueurs épigénétiques liés à la régulation du stress semblent modifiés. Non pas parce que l’ADN aurait changé, mais parce que l’expression de certains gènes avait été influencée par l’histoire vécue par la génération précédente.

Cette découverte ouvre une question vertigineuse : comment les expériences — traumatiques ou protectrices — s’inscrivent-elles dans le vivant, et comment influencent-elles les générations suivantes ?

L’épigénétique : un langage entre l’environnement et nos gènes :

L’épigénétique montre que nos gènes ne fonctionnent pas seuls. Ils sont modulés par des « interrupteurs » sensibles à l’environnement : stress, sécurité, attachement, nutrition, relations, contexte social.
L’ADN reste le même, mais son expression varie. C’est ce qui explique que deux personnes exposées au même événement ne réagiront pas de la même manière, et que certaines vulnérabilités semblent se transmettre sans être génétiques.

Le vécu précoce : un sculpteur silencieux :

Les premières années de vie sont une période d’extrême plasticité. Les expériences de sécurité, de négligence ou de stress intense laissent des traces mesurables sur les systèmes qui régulent :
• la réponse au stress
• la mémoire émotionnelle
• la confiance relationnelle
• la capacité à se sentir en sécurité
C’est ce que Boris Cyrulnik résume lorsqu’il explique que « le traumatisme n’est pas l’événement, mais la manière dont l’enfant est accompagné ».

Trauma et héritage : ce qui se transmet… et ce qui peut se transformer :

Les recherches en psychologie et en épigénétique convergent : le trauma peut laisser des marques biologiques, mais ces marques ne sont pas définitives.
Elles influencent la sensibilité au stress, la manière de réagir aux émotions, la vulnérabilité à certains troubles. Elles peuvent aussi, dans certains cas, se transmettre à la génération suivante — non pas comme une fatalité, mais comme une empreinte qui demande à être reconnue.
C’est là que les travaux d’Ancelin prennent tout leur sens : les histoires familiales non dites, les loyautés invisibles, les répétitions transgénérationnelles trouvent aujourd’hui un écho biologique.

L’un des points majeurs aujourd’hui démontré : l’expression génétique n’est pas figée :

C’est peut-être l’aspect le plus enthousiasmant. Les études montrent que :
• la psychothérapie
• les relations sécurisantes
• la réduction du stress
• les pratiques corporelles
• l’activité physique
• la qualité du lien
peuvent modifier l’expression des gènes impliqués dans la régulation émotionnelle et le stress. Autrement dit : ce qui a été inscrit peut être transformé. Le vécu devient biologie, mais la relation peut réécrire le vécu.
Une nouvelle manière de penser l’humain
L’épigénétique ne remplace pas la psychologie. Elle lui donne une profondeur supplémentaire. Elle nous invite à considérer que :
• nous ne sommes pas prisonniers de notre héritage
• nous ne sommes pas entièrement libres non plus
• nous sommes des êtres en transformation permanente
• la relation, la conscience et la parole ont un pouvoir biologique réel
C’est une manière de relier la clinique, la science et l’humain. Une manière de comprendre que nos histoires ne sont pas seulement psychologiques : elles sont aussi inscrites dans la matière — et pourtant, elles restent transformables.

La psychologie intégrative offre un cadre particulièrement pertinent pour accueillir ces découvertes. En reliant les dimensions biologiques, psychiques, relationnelles et transgénérationnelles, elle permet de comprendre l’humain dans toute sa complexité. Elle ouvre un espace où l’on peut transformer des traces, réécrire des héritages et retrouver une liberté intérieure qui s’inscrit jusque dans le vivant.

Agnès Matz

Quand une fille va à l’école, tout un pays progresse.Chaque année d’étude supplémentaire augmente ses revenus futurs de ...
01/04/2026

Quand une fille va à l’école, tout un pays progresse.

Chaque année d’étude supplémentaire augmente ses revenus futurs de 10 à 20 %.

Les enfants de mères éduquées ont 50 % de chances en plus d’atteindre l’âge de 5 ans.

L’éducation des filles réduit les mariages précoces et améliore la santé maternelle.

Les pays qui scolarisent les filles voient leur croissance économique accélérer et leurs inégalités diminuer.

Education is the key to development. Prioritizing girls’ education improves their livelihoods while also increasing the overall economic and social... Read more »

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