Pour les victimes d’inceste

Pour les victimes d’inceste Cette page est un lieu d’échange dédié aux victimes d’inceste.

08/08/2026

9,6 victimes sur 10 de violences sexuelles dans l’enfance déclarent avoir eu des conséquences sur leur santé mentale*

⏳ Les violences vécues pendant l'enfance peuvent avoir des répercussions tout au long de la vie. Les effets peuvent apparaître immédiatement ou plusieurs années après : anxiété, dépression, stress post-traumatique, troubles du sommeil, difficultés relationnelles, idées suicidaires...

Mieux comprendre les conséquences des violences sexuelles dans l'enfance, c'est aussi mieux accueillir la parole des victimes 🗣

🤝 Être cru, être écouté, être accompagné : ces étapes sont essentielles pour favoriser la reconstruction.
Si vous ou l’un de vos proches avez besoin d’aide, notre psychologue et notre juriste sont à votre écoute. Contactez-nous par message privé.

*Source : Enquête nationale (France) auprès des victimes, Impact et prise en charge des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte, Association Mémoire Traumatique et Victimologie, 2017

ELLE AVAIT BU.ELLE ÉTAIT EN JUPE.ELLE ÉTAIT SEULE.ELLE AVAIT FLIRTÉ.Alors…elle l’aurait cherché ?Non.Et pourtant, ces ph...
07/08/2026

ELLE AVAIT BU.

ELLE ÉTAIT EN JUPE.

ELLE ÉTAIT SEULE.

ELLE AVAIT FLIRTÉ.

Alors…

elle l’aurait cherché ?

Non.

Et pourtant, ces phrases existent encore :

« Tu as vu comment elle était habillée ? »
« Elle avait beaucoup bu… »
« Elle était en fin de soirée… »
« Après, faut pas s’étonner… »

Mais depuis quand la vulnérabilité donne-t-elle des droits sur le corps de quelqu’un ?

Si je vois une jeune fille vulnérable, mon premier réflexe est de vouloir la protéger.
Pas d’en profiter.

La vulnérabilité appelle la protection.
Elle ne donne aucun droit.

Une jupe n’est pas un consentement.
Un décolleté n’est pas un consentement.
Un sourire n’est pas un consentement.
Le maquillage n’est pas un consentement.
L’alcool n’est pas un consentement.
Flirter n’est pas un consentement.

Avoir dit oui à un ba**er n’est pas avoir dit oui à un rapport sexuel.

Et avoir dit oui quelques minutes auparavant ne signifie pas qu’on ne peut pas dire non ensuite.

Le consentement peut s’arrêter à tout moment.

Alors posons-nous une question simple.

Un homme qui se promène torse nu, alcoolisé, seul, t**d dans la nuit…
mérite-t-il d’être violé ?

Non.

Alors pourquoi serait-ce différent pour une femme ?

La seule personne responsable d’un viol est celle qui le commet.

L’agresseur.

MAIS APRÈS ?

C’est là que beaucoup de choses deviennent beaucoup plus complexes.

Parce que parler ne signifie pas être guérie.
Déposer plainte ne signifie pas être guérie.
Raconter son histoire ne signifie pas être guérie.
Sourire ne signifie pas être guérie.
Reprendre une vie « normale » ne signifie pas être guérie.
On peut travailler.
Aimer.
Avoir des enfants.
Rire.
Faire des projets.

Et pourtant porter encore les conséquences d’un traumatisme.

Parce qu’un viol ne s’arrête pas forcément lorsque l’agression s’arrête.

Le cerveau et le corps peuvent continuer à fonctionner comme si le danger était encore présent.

Hypervigilance.
Cauchemars.
Troubles du sommeil.
Anxiété.
Dépression.
Souvenirs intrusifs.
Dissociation.
Fatigue.
Douleurs.
Troubles digestifs.
Troubles gynécologiques.
Troubles sexuels.

Le traumatisme peut laisser des traces que personne ne voit.

ET PARFOIS, LE TRAUMATISME PREND UNE FORME QUE L’ON NE COMPREND PAS.

Certaines victimes vont fuir toute sexualité.

D’autres vont, au contraire, rechercher énormément de sexualité.

Multiplier les partenaires.

Avoir des rapports à risque.

Rechercher des situations dangereuses.

Avoir une sexualité compulsive.

Et là encore, le jugement arrive :

« Elle recommence. »
« Elle n’a rien compris. »
« Elle cherche les problèmes. »
« À force, c’est qu’elle aime ça. »

Mais…

Et si ce comportement était justement une conséquence du traumatisme ?

Certaines victimes peuvent chercher à reprendre le contrôle de leur corps.

À reprendre possession de leur sexualité.

À se prouver qu’elles peuvent choisir.

À rechercher de l’affection.

De la validation.

Une sensation de puissance.

Ou simplement tenter, sans même en avoir conscience, de comprendre ou de maîtriser quelque chose qui leur a été imposé.

Le cerveau traumatisé ne fonctionne pas toujours comme avant.

Et ce qui semble incompréhensible de l’extérieur peut parfois être une tentative de survivre intérieurement.

Alors non.

Elle ne « cherche » pas nécessairement le danger.

Elle peut être en train de chercher une façon de vivre avec ce qui lui est arrivé.

Et surtout :

Un comportement à risque n’est jamais un consentement à être violée.

ET PUIS UN JOUR… ELLE PARLE.

Parfois quelques semaines après.
Parfois quelques années.
Parfois vingt, trente ou quarante ans plus t**d.

Et certains demandent :

« Pourquoi maintenant ? »

Parce que le traumatisme n’a pas d’horloge.

Une odeur.
Une date.
Une rencontre.
Une séparation.
Une grossesse.
Un événement familial.
Un mot.
Une image.
Et quelque chose peut remonter.

Pas parce qu’elle invente.

Pas parce qu’elle cherche l’attention.

Mais parce que parfois, il faut des années pour comprendre ce que l’on a vécu.

Alors cessons de demander :

« Pourquoi était-elle habillée comme ça ? »
« Pourquoi avait-elle bu ? »
« Pourquoi est-elle retournée dans cette situation ? »
« Pourquoi n’a-t-elle pas parlé plus tôt ? »

Et commençons à demander :

« Qu’est-ce qui lui est arrivé ? »

Parce que cette question change tout.

Elle replace la responsabilité là où elle doit être.

Elle permet de regarder la victime autrement.

Avec moins de jugement.
Avec plus d’humanité.

Et peut-être, enfin, avec ce réflexe qui devrait être le premier :

Protéger les personnes vulnérables plutôt que chercher ce qu’elles auraient fait pour mériter ce qui leur est arrivé.

Une victime n’a pas besoin d’être parfaite.
Elle n’a pas besoin d’être prudente en permanence.
Elle n’a pas besoin d’être sobre.
Elle n’a pas besoin d’avoir une sexualité irréprochable.
Elle n’a pas besoin d’avoir toujours fait les bons choix.

Elle a simplement le droit de ne pas être violée.

Et rien.

Ni sa tenue.
Ni son alcoolisation.
Ni son comportement.
Ni sa sexualité.
Ni ses fragilités.
Ni ses erreurs.

Rien ne transforme jamais une victime en responsable de la violence qu’un autre a choisi de lui faire subir.

Partageons. Parce que changer les mentalités, c’est aussi changer le regard porté sur les victimes. 🙏🏻

05/08/2026
04/08/2026
« Si tu parles, tu vas détruire la famille. »C’est probablement l’une des phrases les plus cruelles que l’on puisse dire...
01/08/2026

« Si tu parles, tu vas détruire la famille. »

C’est probablement l’une des phrases les plus cruelles que l’on puisse dire à une victime.

Parce qu’elle est fausse.

Les familles ne sont pas détruites par la vérité.

Elles sont détruites par les violences que la vérité révèle.

POURQUOI PARLER ?

Parce que le silence n’a jamais sauvé une seule victime.

Il n’a protégé qu’une seule personne.

L’agresseur.

Depuis des décennies, on demande aux victimes de se taire.

Pour préserver une famille.

Pour protéger un nom.

Pour éviter un scandale.

Pour épargner les proches.

Pour ne pas « remuer le passé ».

Mais qui a demandé à l’agresseur de préserver sa famille avant de détruire l’enfance d’un enfant ?

Qui lui a demandé de penser aux conséquences avant de commettre l’irréparable ?

Personne.

Alors pourquoi la victime devrait-elle être la seule à porter le poids des conséquences ?

Parler n’est pas un acte de vengeance.

C’est un acte de justice.

Une justice parfois judiciaire.

Mais toujours humaine.

Dévoiler les violences, c’est refuser de continuer à vivre dans une prison construite par quelqu’un d’autre.

C’est rendre la honte à celui à qui elle appartient.

Parce que non…

La honte ne change pas de propriétaire avec le temps.

Même lorsque les faits sont prescrits.

Même lorsqu’il est trop t**d pour condamner.

Il n’est jamais trop t**d pour dire la vérité.

Déposer plainte n’est pas seulement demander une condamnation.

C’est laisser une trace.

Une preuve.

Une mémoire.

C’est permettre qu’un jour, si une autre victime parle, elle ne soit plus seule.

C’est parfois empêcher un agresseur de continuer.

C’est dire à la société :

« Je refuse que ce crime disparaisse une deuxième fois dans le silence. »

Chaque victime qui parle change quelque chose.

Peut-être pas une loi.

Peut-être pas un verdict.

Mais elle change l’histoire.

Elle brise une chaîne de silence parfois vieille de plusieurs générations.

Elle offre à un enfant, quelque part, la possibilité d’être cru plus vite qu’elle ne l’a été.

Le silence n’est jamais vide.

Pendant que la victime se tait…

L’agresseur continue souvent de vivre normalement.

Il fonde une famille.

Il devient parfois un grand-père admiré.

Un voisin exemplaire.

Un bénévole.

Un professionnel respecté.

Et parfois…

Il recommence.

Parce que le silence n’efface pas les violences.

Il leur laisse simplement davantage de temps pour faire d’autres victimes.

Lors d’un de mes groupes de parole, une participante nous a confié son histoire.

Enfant, elle avait parlé.

Elle avait trouvé le courage de dire.

Mais personne ne l’avait crue.

On lui avait demandé de se taire.

Alors elle s’est tue.

Pendant des années.

Puis son agresseur est décédé.

En vidant sa maison, sa famille est tombée sur plusieurs cahiers d’enfants.

Des mots d’enfants.

Des confidences écrites avec une écriture maladroite.

Des phrases qui glaçaient le sang.

« Papy m’a fait subir… »

Encore.

Et encore.

Soudain, tout ce qu’elle avait tenté de dire des années plus tôt est remonté à la surface.

Et avec lui…

D’autres histoires.

D’autres victimes.

D’autres enfances brisées.

Plusieurs générations.

La famille n’a pas été détruite par sa parole.

Elle avait été détruite le jour où cet homme avait commencé à agresser des enfants.

Sa parole aurait peut-être permis d’arrêter plus tôt ce qui s’est poursuivi dans le silence.

Et si la première victime avait été écoutée… combien d’enfants auraient été épargnés ?

Ce qui détruit une famille, ce n’est jamais la vérité.

C’est le secret qui permet à un prédateur de continuer.

Voilà pourquoi certains veulent encore faire taire les victimes.

Parce qu’une victime qui se tait protège un système.

Une victime qui parle le fait vaciller.

Alors oui.

Parlez si vous le pouvez.

Quand vous le pourrez.

Comme vous le pourrez.

Pas parce que vous devez quelque chose au monde.

Mais parce que vous vous devez, un jour, de ne plus laisser votre vie être écrite par celui qui vous l’a volée.

Et souvenez-vous de ceci :

Le jour où une victime parle, ce n’est pas le passé qu’elle détruit.

C’est le mensonge qui le protégeait.

Ce n’est pas une famille qu’elle brise.

C’est le silence qui permettait à l’agresseur de régner.

Les victimes ne détruisent jamais les familles en parlant.

Les agresseurs les détruisent en agissant.

Les victimes, elles, offrent enfin à leur famille une chance de se reconstruire sur la vérité.

Et ce jour-là…

Ce n’est pas une famille qui s’effondre.

C’est l’impunité qui commence enfin à trembler.

Le silence protège les apparences.

La vérité protège les enfants.

Choisissez toujours les enfants. 🙏🏻

29/07/2026

𝐃𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞𝐳 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐥𝐞𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐟𝐟𝐢𝐜𝐡𝐞 𝐂𝐨𝐚𝐛𝐮𝐬𝐞 !
N'hésitez pas à la diffuser ou à la placarder dans les lieux opportuns 🤔 (Et méfiez vous de celui qui l'arracherait 😉). Grâce à ce visuel, de nombreux coabusés ont déjà pu se retrouver, rompre l'isolement et se soutenir mutuellement.
Lien de téléchargement : (Ne cliquez pas sur l'image)
https://coabuse.fr/AfficheCoabuse2026.pdf
Un grand merci à Emma qui a réalisé l'affiche bénévolement !
(Ne pas jeter sur la voie publique. N'afficher que dans les espaces autorisés)

Il y a des rencontres qui marquent profondément. 🩷J’ai eu la chance de rencontrer Ophélie lors des rendez-vous de mon gr...
25/07/2026

Il y a des rencontres qui marquent profondément. 🩷

J’ai eu la chance de rencontrer Ophélie lors des rendez-vous de mon groupe de parole. J’y ai découvert une femme déterminée, lucide, profondément engagée dans son chemin de reconstruction. Une femme qui avait déjà en elle les ressources pour avancer, malgré l’indicible.

Notre rencontre m’a appris quelque chose d’essentiel : le silence et le déni des agresseurs n’ont qu’un seul objectif, nous faire taire. Ils espèrent que notre honte deviendra leur protection.

Mais lorsque le chemin de reconstruction avance, lorsque l’on retrouve peu à peu de l’apaisement face à son histoire, la parole change de sens. Elle n’est plus portée par le désir d’accuser ou de se venger. Elle devient un acte de liberté. Elle permet de respirer, de vivre mieux, de s’aimer enfin.

C’est ce que j’entends dans le témoignage d’Ophélie.

Dans ce podcast, elle aborde avec beaucoup de justesse la levée d’amnésie traumatique, ce phénomène si souvent incompris et pourtant si fréquent chez les victimes de violences sexuelles dans l’enfance.

Je suis profondément fière de ton parcours, Ophélie. Merci d’avoir transformé ton histoire en une lumière pour celles et ceux qui cherchent encore leur chemin.

Je vous invite à écouter son témoignage avec toute l’attention et la bienveillance qu’il mérite. 🙏🏻

🎧 Podcast : Écouter l’épisode sur Spotify

https://open.spotify.com/episode/2MAMgb9eoO3YHqSDljG5Th?si=9vE4Xe8rRRmb6wMSoUWGdQ&utm_source=copy-link

Il restera nos voix · Episode

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