Clara Mallier Micronutrition

Clara Mallier Micronutrition Praticienne et formatrice en santé fonctionnelle et micronutrition - Thérapeute manuelle méthode Poyet (Bordeaux)

21/08/2026

Ce matin, un de mes consultants est venu au rendez-vous avec un passage au crible par une IA du protocole que je lui avais donné la fois précédente. Eh bien, l'expérience était intéressante. Il se trouve que l'IA disait n'importe quoi sur presque tous les sujets !

Cela nous rappelle une vérité importante : une IA n'est pas comme une personne dotée de connaissances stables et reconnaissables d'une conversation à l'autre ; l'IA va répondre de manière entièrement différente selon la façon dont lui sont posées les questions, et de ce fait, elle est finalement un reflet des compétences de la personne qui lui parle.

Je me suis souvent dit que l'IA était précieuse surtout quand on est expert sur un sujet, qu'on peut lui poser des questions précises, étroites, et la challenger sur tous les détails qui semblent suspects dans ses réponses ; mais je n'avais jamais vu aussi clairement qu'elle est en fait le REFLET de ce que nous sommes, et de ce que nous lui apportons.

L'IA de mon client lui disait des choses exactement contradictoires avec celles qu'elle me dit à moi (en imaginant que nous utilisions le même chatbot, ce qui n'est peut-être pas le cas, mais cela n'y change rien, vous m'avez comprise).

Il y a aussi un gros problème, dans les réponses IA sur des sujets complexes, avec l'exhaustivité et surtout la PRIORISATION des informations. Savoir, entre vingt pistes potentielles, laquelle ou lesquelles sont celles qui sont importantes dans le cas qu'on a sous les yeux. Penser à celle qui n'a pas été mentionnée alors qu'elle est cruciale. Ne pas se perdre sur des chemins de traverse bavards et inutiles. Aller au but, non pas tout droit, parce que la réflexion a ses méandres, mais de manière pertinente, ciblée et sûre.

Je remercie ce consultant pour sa franchise (pour une personne qui me dit candidement qu'elle a demandé à son IA d'évaluer mes protocoles, combien d'autres le font sans le dire ? Ce qui est ok aussi, on a les outils qu'on a et on les utilise, c'est normal). Mais je le remercie aussi parce que grâce à lui j'ai appris quelque chose ! C'était fascinant de voir combien les réponses de l'IA étaient non pertinentes, inappropriées, et combien elles auraient laissé mon client dans la mouise par rapport à ses problématiques, s'il avait suivi ses conseils.

J'en suis ressortie avec une image plus claire que jamais de la valeur de l'expertise d'un humain bien formé, qui réfléchit, et qui est soucieux du détail comme de la vision d'ensemble.

Avec une pensée fraternelle pour tous mes collègues ! Vous-mêmes vous savez ☺️🌸🌿

Bonjour à tous,Ce soir, faites attention à vos yeux ! On lit des choses sur l’éclipse à venir, sa beauté, sa significati...
12/08/2026

Bonjour à tous,

Ce soir, faites attention à vos yeux ! On lit des choses sur l’éclipse à venir, sa beauté, sa signification symbolique, la pénurie des lunettes de protection et à qui la faute, le fait qu’on devrait se les prêter pour en faire un moment de partage collectif… Mais aussi qu’il ne faut pas sortir ces lunettes de leur emballage avant la dernière minute car la moindre micro-rayure à leur surface peut entraîner des lésions irréparables de la rétine, qu’il ne faut pas regarder le soleil plus de trois minutes d’affilée, même avec les lunettes…

La nécessité de se protéger et de le faire adéquatement peut être sous-estimée, car elle n’est qu’un des nombreux éléments d’informations que l’on entend sur ce sujet (qui n’est qu’un sujet perdu dans un océan de très nombreux autres sujets, graves ou divertissants).
Il est malheureusement certain qu’il y aura ce soir des personnes mal préparées qui vont s’abîmer les yeux par manque d’information, malgré et/ou à cause de la cacophonie informationnelle à laquelle nous sommes soumis.

Il y a pour moi un fort contraste avec l’éclipse de 1999 où nous étions, il me semble, mieux préparés car moins saturés d’infodivertissement en tous sens.

Bref, ce soir, si vous sortez, sortez couverts et bien couverts. 🙏🏼

« Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement. »
François de La Rochefoucauld (1664)

[LA RÉGLEMENTATION, UNE ÉPÉE À DOUBLE TRANCHANT]Il y a bien longtemps que je voulais écrire un post sur la réglementatio...
15/07/2026

[LA RÉGLEMENTATION, UNE ÉPÉE À DOUBLE TRANCHANT]

Il y a bien longtemps que je voulais écrire un post sur la réglementation dans le domaine de la santé ; cette réglementation qui est censée nous protéger, et qui d'ailleurs le fait, mais qui n'est pas sans créer également son lot de problèmes.

Dans mon viseur aujourd'hui, les additifs que l'on trouve dans les médicaments. 💊

Vous avez peut-être déjà entendu parler du dioxyde de titane, un pigment blanc nanoparticulaire qui est soupçonné d'être cancérogène, génotoxique et écotoxique, au point qu'il est interdit dans l'alimentation en Europe depuis 2022 ? Eh bien, ce fameux dioxyde de titane n'est pas interdit dans les médicaments, et on le trouve dans la composition d'un très grand nombre d'entre eux. Je parle là des médicaments classiques, mais également des micronutriments vendus sous le statut de médicament : c'est pourquoi un fer ou un magnésium vendus comme médicaments contiendront souvent du dioxyde de titane, tandis que dans les fers et les magnésiums vendus comme compléments alimentaires, cet additif toxique est interdit en Europe.

Mais je voudrais vous parler aujourd'hui d'un autre additif, le E110 ou "Jaune-orangé Sunset" (joli nom, non ?). Je viens de faire connaissance avec lui en découvrant la couleur hallucinante des gélules d'un médicament vendu comme veinotonique. (Le contraste avec les compléments alimentaires veinotoniques, des gélules transparentes contenant généralement des extraits de plantes de couleur brun mat, est saisissant !)
Je me renseigne rapidement sur cet E110. C'est un colorant azoïque qui peut poser plusieurs problèmes :
- il peut déclencher des allergies chez les personnes allergiques aux salicylés (aspirine) ;
- il est soupçonné d'être cancérogène. Les sources ne sont pas concordantes sur le sujet, mais serait-il déplacé ici de rappeler qu'il y a rarement de la fumée sans feu en ce domaine ?
- il est avéré qu'il peut causer des troubles déficitaires de l'attention chez l'enfant.
Contrairement au dioxyde de titane, le E110 est autorisé dans l'alimentation ; cependant, tout aliment qui en contient doit porter la mention "peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants".

Je n'ai pas besoin d'aller plus loin. Est-ce que j'ai envie, est-ce qui quiconque a envie de prendre pour sa santé un produit contenant un additif qui peut créer des troubles de l'attention chez les enfants ? La réponse est claire, je pense.

Alors, quand je vois des articles de presse qui fustigent la dangerosité des compléments alimentaires, due au caractère "non réglementé" de leur marché, à chaque fois je me dis : oui, la non-réglementation entraîne des risques ; mais - et cela, on l'entend beaucoup moins -, la réglementation aussi.

Car le paradoxe est là : ce n'est pas malgré la réglementation, mais A CAUSE de la réglementation que nombre de médicaments contiennent du dioxyde de titane, du colorant E110 et je ne sais combien d'autres additifs indésirables. La raison en est que lorsqu'un médicament dispose d'une AMM (autorisation de mise sur le marché), pour modifier quoi que ce soit à sa formulation, il faut procéder à une évaluation réglementaire qui, précisément parce que la réglementation est tâtillonne, s'avère souvent lourde, longue et onéreuse. C'est une manière de garantir que l'efficacité de la formule, sa cinétique d'absorption, sa métabolisation et ses effets collatéraux éventuels ne seront pas modifiés. Cette réglementation est conçue pour nous protéger. Mais pour un médicament ancien ou bon marché, la procédure de modification d'AMM est bien trop coûteuse pour être rentable. C'est ainsi que les médicaments tendent à avoir une "inertie" importante et que l'on se retrouve avec des produits "d'un autre âge", par exemple - pour parler de ce que je connais bien, à savoir la micronutrition - du fer ou du magnésium peu assimilables qui peuvent causer des diarrhées ou des maux de ventre (tandis qu'il en existe aujourd'hui beaucoup d'autres formes bien mieux assimilées, plus efficaces et mieux tolérées), et qui contiennent des excipients toxiques, le plus souvent le fameux dioxyde de titane. En contrepartie, on a un produit dont il est garanti qu'il contient exactement ce qu'il est censé contenir, ni plus, ni moins.

De l'autre côté, on a le marché des compléments alimentaires, beaucoup moins régulé, que j'appellerai "la jungle". Dans la jungle des compléments alimentaires, on trouve de tout (je ne parle pas seulement des produits vendus en pharmacie mais de tous les compléments alimentaires existants) : on trouve de très mauvais produits qui contiennent des matières premières et des excipients pas toujours de qualité, et dont les principes actifs (voire les ingrédients !) ne correspondent pas toujours à ce qui est affiché sur l'emballage ; mais on trouve aussi des produits à la composition irréprochable, testés par des tiers indépendants, avec des actifs de qualité, dosés comme annoncé, et sans aucun excipient reconnu toxique ou même vaguement suspect - voire souvent, sans excipient tout court. C'est un marché beaucoup plus réactif que celui du médicament, où dès qu'une formule apparaît obsolète, les produits sont reformulés. Leur formulation évolue au gré des dernières découvertes scientifiques et des connaissances sur l'efficacité des actifs et l'innocuité/toxicité des additifs.

Alors, bien sûr que cela entraîne des risques. Les consommateurs ne sont pas toujours avertis et ne disposent pas toujours des clés pour s'orienter dans le dédale de l'offre pléthorique existante (je le constate tous les jours au cabinet !) ; les produits ne sont pas tous testés par des laboratoires indépendants, et il y a par ailleurs le vaste sujet de l'auto-médication (ou auto-complémentation) qui mériterait un chapitre à part entière.
Mais, si l'on est bien renseigné et/ou accompagné, ce marché très ouvert et réactif est aussi le lieu où l'on peut trouver le meilleur du meilleur.

J'espère que vous savourerez comme moi toutes les nuances de ce paradoxe, qui me fait méditer depuis de longues années. 🌿

PS Trouverez-vous l'intrus dans les illustrations ? 😉

Incroyable. En 2026, des chercheurs de l'Université d'Oxford s'interrogent encore sur les troubles musculaires liés à la...
27/06/2026

Incroyable. En 2026, des chercheurs de l'Université d'Oxford s'interrogent encore sur les troubles musculaires liés à la prise de statines, déplorant que ceux-ci contribuent à une faible utilisation de ces médicaments et à une mauvaise observance thérapeutique, SANS MENTIONNER LE RÔLE DE L'EFFONDREMENT DU COENZYME Q10 dans ces événements indésirables.

J'avais écrit un long article sur le sujet, dont je vous mets le lien en commentaire : le Coenzyme Q10, molécule bien connue en nutraceutique, est produit par la même voie de synthèse que le cholestérol. Quand on bloque cette voie (comme le font les statines), on bloque la synthèse non seulement de cholestérol, mais aussi de Coenzyme Q10. Or le CoQ10 est indispensable à la santé musculaire, cardiovasculaire, métabolique et énergétique à de multiples niveaux. C'est son déficit qui fait que la prise de statines provoque de la fatigue et des troubles musculaires parfois graves, pouvant aller jusqu'au décès.

Le CoQ10 est facilement accessible en complément alimentaire, et sa prise permet d'éviter la grande majorité des effets indésirables des statines. Sans parler du fait que c'est une molécule multi-protectrice sur le plan cardiovasculaire, donc doublement, triplement pertinente pour les patients concernés par les statines.
Qu'une étude scientifique tente de "mettre au point et de valider un modèle permettant de prédire le risque de troubles musculaires graves chez les personnes éligibles à un traitement par statines" sans mentionner le CoQ10 est proprement hallucinant.

Par ailleurs, l'étude en question se veut rassurante sur la gravité de ces troubles musculaires, mettant en avant que dans de nombreux cas ils ne sont pas "graves", au sens où ils n'entraînent pas d'hospitalisation ni de décès (!). Les patients qui se retrouvent essoufflés, fatigués, avec des douleurs musculaires quotidiennes apprécieront.

Comme quoi, nous avons beau vivre une ère de surinformation, certaines informations-clé ne parviennent pas à se faire entendre, même et peut-être surtout dans les contextes où leur importance est la plus cruciale.

On marche sur la tête !

[Cai T, Hirst J, Nicholson B et al. Predicting the risk of serious muscle disorders in individuals eligible for statin treatment in England: derivation and validation of a clinical prediction model. The Lancet Digital Health, 2026]

[IA, SOUFFRANCE HUMAINE ET FÊTE DE LA MUSIQUE]Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de musique. Hier, 21 juin,...
22/06/2026

[IA, SOUFFRANCE HUMAINE ET FÊTE DE LA MUSIQUE]

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de musique. Hier, 21 juin, j'étais dans un train, écoutant de la musique sur Youtube quand l'algorithme m'a proposé une playlist de Delta blues. J'ai commencé à l'écouter, surprise par la qualité du son, et me laissant bercer par ces accents propres au blues dont le rythme et la couleur me plaisent depuis longtemps.

Puis, quelque chose m'a un peu chiffonnée ; peut-être est-ce le côté très "léché" du son, alors que les enregistrements de Delta blues, datant des années 1920-1930, sont souvent d'une qualité médiocre avec un son plein d'aspérités. Peut-être est-ce l'absence de mention de noms d'artistes ou de contexte historique.
Toujours est-il que j'ai lu le descriptif de la playlist ; un descriptif évocateur qui faisait la part belle à toutes les caractéristiques que les amateurs de blues aiment dans le blues : l'authenticité, l'imperfection, le caractère émouvant des histoires de difficultés, de liberté, d'amour, de solitude et de survie que racontent les bluesmen. "Rien d'artificiel, rien de surproduit", disait le descriptif. "Juste une musique qui semble vraie et vécue. Chaque morceau est conçu pour donner l’impression d’être un enregistrement perdu d’une autre époque — chaleureux, vintage, légèrement imparfait et plein d’âme."
Vous l'aurez compris : cette musique était entièrement créée par IA. Probablement en une fraction de seconde. Par une "intelligence" artificielle qui n'a aucune des caractéristiques qui font l'essence du blues et à vrai dire, de l'humanité : la capacité à ressentir et à endurer / surmonter la souffrance ; la force face à l'adversité, la nostalgie, la méditation profonde qui vient quand on est confronté pour de bons à ses limites humaines, dans un monde / une vie qui sont encadrés par des limites sévères, la moindre n'étant pas celle de la mort.

Quelqu'un, récemment, disait (je ne sais plus où je l'ai lu, dans notre monde saturé d'informations) que ce qui fait que les textes produits par IA semblent fades, malgré leur très bonne imitation des textes produits par des humains, c'est justement l'absence de confrontation à la souffrance. Une IA ne sait pas ce que c'est que de souffrir. Elle n'a pas surmonté d'épreuves. Elle n'a pas de difficultés endurées à raconter ; elle ne peut pas nous aider à mieux comprendre notre condition humaine, à prendre courage face à l'adversité, à nous sentir moins seuls ; à sentir, enfin, la dignité de ce que c'est qu'être humain.

J'ai été un peu chamboulée par le contraste entre le descriptif de la playlist - qui mettait l'accent sur l'authenticité, l'imperfection, le vécu "vrai" - et la nature du fonctionnement des IA. Une impression de mensonge, de tromperie, d'artificialité. Un trouble lié au fait que cette musique n'était pas désagréable à écouter, malgré son côté un peu trop lisse, un peu fake, un peu fade. L'impression d'être confrontée à une gigantesque supercherie ; une musique qui parle de souffrance et d'effort (le Delta blues a été inventé par les esclaves noirs travaillant dans les champs de coton du Mississippi, c'est dire si l'EFFORT est au cœur de son identité), créée sans aucun effort par un outil numérique, sans aspérité ni confrontation avec les limites du réel - et en plus, elle est copyrightée ! Car les humains qui l'ont créée-sans-effort voudraient tout de même qu'elle génère du revenu. Vertigineux.

Puis je suis sortie du train. Bordeaux, 21h30. Une chaleur inhumaine, suffocante, et la fête de la "musique" qui se mettait en place. Et là, que vois-je, dans les rues ? Des musiciens ? Que nenni. Des "sound systems" à côté les uns des autres, déversant à qui mieux mieux des boum-boum les plus forts possible, à un volume inhumain lui aussi, peut-être pour inciter les Bordelais à sortir de la torpeur où les avait plongés la canicule, ou pour écraser les sons des bars voisins devant lequel des hauts-parleurs s'époumonnaient eux aussi.

J'ai pensé à mes amis musiciens, qui savent créer des moments magiques avec leurs instruments, avec leur talent, avec leur pratique longuement acquise de leur instrument préféré, avec les failles de leur voix et l'humour de leur présence ; et j'ai espéré qu'ils avaient des contrats quelque part.
J'ai espéré qu'en guise de fête de la musique, toute la France n'avait pas que des boums-boums assourdissants et des playlists générées par IA.

J'ai trouvé qu'à notre époque où l'on déplore de plus en plus la déferlante de contenus insipides, répétitifs, sans valeur et sans saveur sur internet, et le remplacement progressif des humains (même les travailleurs intellectuels, même les artistes) par des machines, j'ai trouvé qu'en cette époque troublée, fêter la musique avec des sons électroniques diffusés sur des hauts-parleurs gigantesques était terriblement daté.

Je me suis dit que ce qui serait actuel, ce qui serait moderne, ce serait de revenir au vrai, au concret, aux instruments acoustiques, ou électriques pourquoi pas, mais joués par des humains. Au lien entre humains, à l'imperfection qui nous est commune, à l'authenticité vantées dans le descriptif de cette playlist factice.

Analogiquement vôtre,

🌸CM🌸

Voilà pourquoi j'adore la page de Lead Safe Mama, LLC (littéralement "Maman sans plomb") : - parce qu'elle réalise des t...
03/06/2026

Voilà pourquoi j'adore la page de Lead Safe Mama, LLC (littéralement "Maman sans plomb") :

- parce qu'elle réalise des testings indépendants de produits du commerce pour mesurer leur teneur en métaux lourds
- parce qu'elle permet de voir, au-delà du rideau de fumée du marketing, quels sont les produits les plus et les moins toxiques
- parce que cela permet de mettre en évidence quelques vérités contrintuitives, comme ici le fait que le matcha (censé être un super aliment) s'avère être chargé en plomb, cadmium, mercure et arsenic. Elle a d'ailleurs publié un jour une photo qui dit : "Friends don't let their friends drink matcha" ("les vrais amis ne laissent pas leurs amis boire du matcha"). C'est mémorable, non ?

Mais elle teste aussi des dentifrices, des produits de marques bio célèbres (spoiler alert : on trouve des métaux lourds même dans des produits pour enfants, même chez des marques comme Weleda), des chocolats, des poissons gras (comparaison très instructive entre le thon, le maquereau et la sardine, pour voir s'il est bien vrai que les petits poissons accumulent moins les métaux lourds que les gros, et dans quelle mesure), et bien d'autres choses encore.

Et pour ne pas faire déprimer tout le monde, elle liste aussi régulièrement des produits qui sont "safe".

Bref, tout ce qui est rare et précieux dans notre monde : précision, indépendance, information réelle sans mensonges marketing

➡️ Pour ceux qui lisent l'anglais, ne vous privez pas de la suivre ! 💚

https://tamararubin.com/2025/01/pique-organic-sun-goddess-matcha-ceremonial-grade/

[REPLAY WEBINAIRE "MOLYBDÈNE & SULFATATION"] J'étais absente quand il est sorti ! Voici donc avec un peu de re**rd le re...
21/04/2026

[REPLAY WEBINAIRE "MOLYBDÈNE & SULFATATION"]

J'étais absente quand il est sorti ! Voici donc avec un peu de re**rd le replay du webinaire "Molybdène et sulfatation" que j'ai animé en mars pour le Laboratoire Oronalys. (Lien de la vidéo en premier commentaire)

Ceux qui me connaissent savent que ce sujet me tient à cœur : d'abord, parce qu'il est pointu et peu exploré et que j'aime bien les sujets pointus et peu explorés 😁 ; ensuite, parce qu'il est la pièce manquante qui permet d'éclairer de nombreux cas complexes qui ne répondent pas aux grilles de lecture habituelles en santé fonctionnelle ; enfin parce que le molybdène est très facile à utiliser en supplémentation, avec de grands bénéfices à la clé. 🎇

Les points abordés :

➡️ Ce qu'est le molybdène et ses propriétés chimiques

➡️ Les différentes enzymes dont il est le cofacteur et leurs rôles

➡️ La sulfatation - dont le molybdène est l'instrument indispensable - et ses effets sur le métabolisme hormonal, l'élimination des toxines, la santé digestive, neurocognitive, articulaire, etc.

➡️ Les autres rôles du molybdène (sur le métabolisme glucidique, le stress oxydatif, la fertilité féminine et masculine, etc...)

➡️ Le molybdène en pratique : sources, absorption, élimination, besoins estimés, carence, surexposition, interactions, marqueurs biologiques...
👉 bref tout ce qu'il faut savoir pour utiliser le molybdène optimalement dans vos protocoles de supplémentation !

Une foule d'informations gratuites et accessibles, tout cela grâce au Laboratoire Oronalys et à Julien Roussel qui a eu l'envie et la curiosité de creuser le sujet avec moi. Un grand merci à toi Julien !

✈️ Pour ceux qui souhaitent aller plus loin sur le sujet du métabolisme soufré, il y a la formation Sulfo Pratik que je donne chez DFM Formations (prochaine date le 30 juin, lien d'inscription en 2e commentaire).

Vous avez été nombreux à me faire de très bons retours le soir du webinaire. J'espère qu'il vous plaira autant en replay.
Régalez-vous ! 🤗

[CE QUI SE CACHE DERRIÈRE L'EFFET "WAOUH" DE NOS ÉCRANS] Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet passionnant et ...
15/04/2026

[CE QUI SE CACHE DERRIÈRE L'EFFET "WAOUH" DE NOS ÉCRANS]

Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet passionnant et complexe : l'impact sur nos yeux et nos cerveaux de certaines technologies "traîtresses" logées dans les écrans que nous utilisons au quotidien.
Pourquoi "traîtresses" ? Parce que ces technologies ne sont jamais affichées dans le descriptif des appareils, et pour cause : elles visent à créer un effet "waouh" et/ou à permettre une économie des coûts de production, souvent les deux, au détriment du confort d'utilisation et même, je le soupçonne, de la santé des utilisateurs.

Alors, quelles sont ces technologies et en quoi consistent-elles ?

1️⃣ LE PWM, OU COMMENT TE FAIRE PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES
La première que j'ai découverte s'appelle PWM (pour Pulse Width Modulation) et elle concerne la gestion de la luminosité de l'affichage. Concrètement, il s'agit de diminuer la luminosité non pas réellement, de manière constante, mais en créant l'illusion d'une luminosité abaissée par un allumage/éteignage intermittent et ultra-rapide des LED de l'écran. Ce "scintillement" est indétectable à l’œil nu, mais il est bel et bien ressenti par une fraction des utilisateurs à qui il donne des maux de tête, une fatigue visuelle intense ou des difficultés à se concentrer. C'est ainsi que j'ai découvert le PWM en 2021, quand, suite à un changement d'ordinateur (d'un Macbook vers un autre), j'ai constaté que l'écran du nouvel appareil était insupportable pour moi, tandis qu'avec le précédent je n'avais jamais eu de problème. Il y avait d'autres paramètres en jeu (technologie True Tone, brillance excessive de la dalle), mais en creusant la question, j'ai compris que le PWM était le facteur principal de cette gêne.

👉 Pourquoi les constructeurs utilisent-ils le PWM ? Parce que cela permet d'économiser la batterie, et donc d'afficher une autonomie supérieure dans les caractéristiques de l'appareil (ce qui, on le sait, est un critère de vente majeur). Mais ils se gardent bien de le dire. Pour trouver un écran sans PWM, vous pouvez chercher la mention "flicker free" ou "DC dimming", mais ce n'est pas une garantie absolue. Seuls des tests indépendants comme ceux réalisés par Notebookcheck.net permettent de savoir de manière sûre si un appareil utilise ou non le PWM, et à quelle fréquence. La réalité est qu'aujourd'hui, la plupart des appareils (smartphones, tablettes, ordinateurs) l'utilisent.

👉 Y a-t-il une parade ?
Oui, heureusement : des développeurs indépendants ont créé un petit logiciel nommé Iris 🧿 qui permet de maintenir la luminosité de l'écran au maximum et d'assombrir l'affichage sans toucher à ce paramètre (ne me demandez pas comment ça marche, cela dépasse mes compétences techniques) ; mais ça marche ! Le logiciel intègre également un outil de gestion de la lumière bleue comparable à ce qu'on trouve dans NightShift ou f.lux. Il s'achète une seule fois (pas d'abonnement) pour un appareil donné : son modèle économique est tout aussi chouette que sa fonctionnalité.

📱 Une mauvaise nouvelle cependant : Iris ne marche pas sur smartphone. Or, pour ce qui est d'Apple, tous les iPhones postérieurs à l'iPhone 8 et l'iphone SE 2 de 2020 utilisent le PWM. Cela fait des générations entières d'appareils qui sont inutilisables pour les personnes sensibles au scintillement. Et chez les smartphones d'autres marques, c'est pareil.
Pour l'iPhone 17, Apple a enfin annoncé qu'un bouton permettait de désactiver le PWM (première reconnaissance officielle du fait qu'ils utilisent cette technologie, by the way). Hourrah ! ont dit certains. Ils pensaient qu'ils allaient enfin pouvoir utiliser un iPhone sans maux de tête. Mais que nenni. La réalité (telle que rapportée sur des forums spécialisés) est que la désactivation du PWM n'est possible qu'en-dessous de 25 % de luminosité (autrement dit, lorsque l'écran est déjà très sombre, ce qui exclut de fait toutes les utilisations diurnes) ; et les utilisateurs rapportent que cela ne change strictement rien à leurs symptômes.
Est-ce qu'Apple va apporter une solution plus sérieuse au problème dans un proche avenir ? A suivre, la question reste entière.

2️⃣ LE FRC, OU L'ILLUSION DE LA COULEUR (ET C'EST TON CERVEAU QUI PAYE LA FACTURE)
La deuxième technologie dont nous allons parler est à la couleur ce que le PWM est à la luminosité. Elle s'appelle FRC pour Frame Rate Control, ou encore "dithering temporel". Elle résulte d'une différence entre les couleurs qu'une dalle peut afficher "nativement" (= ses capacités physiques), et les couleurs perçues par l'utilisateur. Pour augmenter le nombre de couleurs effectives à partir d'une dalle qui n'en contient pas assez de manière native, on fait scintiller des pixels qui affichent par intermittence deux couleurs proches, créant l'illusion d'une troisième couleur intermédiaire entre les deux (exemple : une alternance de bleu et de vert crée une illusion de bleu-vert).

👉 Quel est l'intérêt pour le constructeur ? Cela lui permet d'afficher un nombre de couleurs effectives supérieur au nombre de couleurs natives ; ainsi, une dalle 6 bits d'entrée de gamme sera vendue comme 8 bits ; une dalle 8 bits sera vendue comme 10 bits ; seules les dalles 10 bits, haut de gamme, n'ont pas besoin de recourir au "temporal dithering".

Fait intéressant : le dithering ne dépend pas seulement de la dalle, mais de la façon dont le système d'exploitation excède ses capacités : ainsi, certaines personnes n'ont pas de problème avec un ordinateur donné sous Windows 10, mais ont des symptômes quand ils passent à Windows 11 sur la même machine. D'autres ont des problèmes sous Windows mais pas sous Linux. La cause en est que plus les systèmes sont "évolués" et gourmands, plus ils demandent à l'appareil d'afficher des couleurs complexes et nuancées ; plus le recours au dithering est inévitable.
Le dithering est lui aussi le prix à payer pour l'effet "waouh" que veulent les constructeurs : toujours plus de brillance, de contraste, de profondeur de couleurs. Pendant ce temps, il peut apparaître à l'écran une perte de netteté, des effets de halo, des transitions de couleur instables... et l'utilisateur sensible se retrouve avec des maux de tête et une fatigue visuelle et cognitive accrue.

👉 Existe-t-il une parade ? Oui, là aussi, un petit outil tiers a été développé, qui s'appelle Stillcolor : il permet de désactiver le dithering et de nombreux utilisateurs rapportent un grand soulagement en l'utilisant. 🙏

3️⃣ LA RÉSOLUTION À "SCALING NON ENTIER" QUI TE MET LA TÊTE À L'ENVERS
Le point que je vais aborder maintenant est ma découverte la plus récente, et il est en grande partie ce qui m'a motivée à écrire cet article.
Nous allons parler cette fois-ci de résolution. Il se trouve que dans la plupart des écrans, la résolution native (= le nombre de pixels physiques de la dalle) est supérieure à la résolution affichée (le nombre de pixels logiques). Ce décalage permet d'avoir une plus grande densité d'affichage, des contours précis, et d'augmenter la taille des éléments affichés sans perte de netteté. Jusqu'ici tout va bien.
Le problème arrive quand le rapport entre les deux résolutions n'est pas un nombre entier (on parle de "scaling entier") mais un nombre non-entier (on parle de "scaling non-entier").
Lorsque le rapport est fondé sur un nombre entier (ex 1:2, 1:4), , chaque pixel affiché est "mappé" sur plusieurs pixels physiques qui lui sont alloués de manière stable et pérenne. Il n'en résulte aucun inconfort visuel.
Mais il arrive que le rapport entre les deux résolutions soit non-entier, par exemple de x1,25, x1,50 ou x1,78. On dit alors que la résolution est "interpolée". Cette interpolation signifie que la correspondance entre les pixels logiques (affichés) et les pixels physiques est instable et non alignée ; un même pixel physique peut correspondre à plusieurs pixels logiques différents et la répartition change constamment. Cela force le système à reconfigurer l'image en permanence, avec des zones de flottement / oscillation / flou dues au recalcul. Il en résulte un grand surcoût pour l'utilisateur dans le traitement neurologique des données, et une grande fatigue visuelle et cognitive.

La chose qui m'a le plus renversée ? J'ai découvert que dans mon ordinateur, la résolution conseillée "par défaut" est interpolée (fondée sur un nombre non entier). 😤 J'ai fait le test de mettre une résolution de scaling entier, dans un rapport de 2:1 par rapport à la résolution native de la dalle : et là, stupeur ! Le soulagement a été IMMÉDIAT. Instantané, immense. Juste en changeant un paramètre en une seconde, après six ans d'utilisation "inconfortable" de mon ordinateur. Une révélation !

👉 A quoi sert la résolution interpolée ? Souvent, à afficher les éléments en taille un peu plus petite que la résolution "entière" la plus proche. Cela donne le sentiment d'avoir un peu plus d'espace sur le bureau (ce qu'Apple appelle fièrement "more desktop space", ils en ont fait un slogan). Eh bien, je peux vous dire que pour ma part, cet espace supplémentaire est chèrement payé en terme d'inconfort à l'utilisation. Pire que le m2 dans un beau quartier parisien. 🥵

👉 Ici, vous l'aurez compris, la solution est simple : il vous suffit de regarder quelle est la résolution native de votre appareil (si vous n'y arrivez pas, les IA vous le diront facilement), de regarder la résolution effective (affichée), et de calculer le rapport entre les deux. S'il est non entier, essayez le changement ! Peut-être que cela ne changera rien pour vous, ou peut-être que ça vous changera la vie - racontez- moi en commentaire !!

➡️ Pour conclure :
Je parlais en introduction de technologies "traîtresses" parce que loin d'être affichées par les constructeurs dans les caractéristiques des appareils, elles sont cachées, passées sous silence dans les descriptifs techniques ; et parce qu'elles permettent souvent de créer un "effet waouh" qui augmente la désirabilité de ces appareils et la tentation de les acheter - mais ce qui est sacrifié ce faisant, c'est le santé et le confort des utilisateurs ! Ceux-ci ne disposent même pas des clés pour comprendre ce qui leur arrive. Aujourd'hui, avec les IA c'est un peu plus facile, mais à l'époque reculée de 2020-2021 😅, nombreuses étaient les personnes qui déclenchaient de forts maux de tête ou une fatigue cognitive ou visuelle intense lors du passage à un nouvel appareil, sans comprendre ce qui leur arrivait !

Une question qui se pose est : les personnes "sensibles" (à qui ces technologies donnent des symptômes) sont-elles les seules à être affectées ? Personnellement, j'en doute. Quand on pense à ce que font les images subliminales (que le "moi" conscient ne voit pas, mais que le cerveau traite et perçoit parfaitement), il est aisé d'imaginer que tout ce qui entrave le traitement des informations par nos yeux et notre cortex visuel a un coût physiologique non négligeable.
En ce sens, on peut considérer les personnes affectées comme des "populations sentinelles" : cette notion, en toxicologie environnementale, désigne les répondeurs précoces, ceux qui ressentent la toxicité de telle ou telle substance ou technologie avant les autres, avec un seuil de réaction plus bas. Cela ne signifie pas que cette toxicité n'affecte pas en réalité tout le monde.

C'est enfin, aussi, un sujet intéressant sur le plan philosophico-politique car on voit que comme d'habitude, les industriels cherchent à créer un "effet waouh" (stimulus dopaminergique fort) pour rendre leurs produits irrésistibles, au mépris de la durabilité / viabilité / salubrité réelle de ces produits ; et que ce "bling !" généré dans nos cerveaux par un écran surbrillant, surcoloré et surexcitant masque une réalité bien plus sombre, faite de bidouillage avec nos fonctions neurocognitives dont on ne connaît absolument pas les conséquences sur le long terme. Je pense ici particulièrement aux utilisateurs que sont les enfants et adolescents, dont le système nerveux encore en construction est exposé à ces stimuli intermittents, instables, scintillants et "interpolés" avec des effets que nous ne mesurons pas - et je ne parle même pas ici des contenus qu'ils regardent sur ces mêmes écrans !

Bref, je me suis dit que ce sujet méritait un partage. En espérant qu'il vous semblera utile et que vous aurez des retours d'expérience à me faire ! Hâte d'en parler avec vous.

🌸CM🌸

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Bordeaux
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