21/02/2023
🌙 FAIRE LE DEUIL DE LA NON MATERNITE
Dans mes présentations je dis que j’accompagne des femmes en difficulté maternelle. Mais pas que… Ce sont aussi des hommes et des femmes aux psychismes et aux parentalités blessés en lien avec le contexte de leurs propres conception et naissance.
Je dis que ma spécialité c’est d’entrer dans les espaces matriciels des mémoires à travers l’écoute du corps sur plusieurs plans superposés pour les libérer en douceur et en sécurité.
Pour illustrer mes propos, j’aimerais vous parler de l’histoire de ces quelques femmes et hommes que je suis ou que j’ai suivi et qui n’ont jamais pu avoir d’enfant. Dont l’âge pourrait faire penser qu’elles/ils ont passé ce cap des tentatives échouées bien des années plus tôt.
Comment, derrière une apparente vie stable, une belle maison, derrière l’apparence de ces femmes actives, épanouies dans leur travail, dans leur couple. Comment ces femmes, ces couples se sont vus soudainement confrontés au deuil de la parentalité qu’ils n’avaient pas pu faire bien des années plus tôt, probablement en raison d’un manque d’accompagnement à l’époque mais aussi de leurs histoires personnelles.
Il y a la dimension psychique du trauma. Il y a ce qu’on est prêt à comprendre dans sa temporalité et ce qui ne l’est pas. Il y a la dimension émotionnelle qui renvoie souvent au psychisme, aux souvenirs traumatiques, mais qui s’inscrit aussi dans le corps.
En fait, ce sont d’abord nos émotions qui renseignent notre psychisme et notre corps sur ce que l’on vit.
Le corps, lui, engramme, imprime dans les tissus l’expérience vécue. Parfois silencieusement pendant un temps..
Le corps, c’est les os, les ligaments, les muscles, les tendons, les organes, les fascias, la lymphe, le système cardiaque, le système nerveux. Tous interconnectés 🌠
Lien Corps, Esprit, Emotions. Il me parait difficile de ne pas prendre en considération au moins ces 3 plans lors d’un accompagnement global.
🔎 Le texte en annexe est sorti au cours d’une pratique, ma main à l’écoute sur le nombril d’une femme n’ayant jamais eu d’enfant. Je la suivais déjà depuis quelques mois. Le motif de consultation n'était pas celui là au départ. Mais son corps avait parlé et l'avait invitée à prendre conscience de ce qui devait être guéri.
Elle a consulté un psychothérapeute spécialisé dans la prise en charge des traumas. On a pu continuer à travailler conjointement sur le corps à son rythme jusqu’à ce qu’elle récupère physiquement et émotionnellement.
Jusqu’à ce qu’elle fasse le deuil tardif de sa non-maternité. Cela lui à permis par la suite de prendre plus sereinement des décisions concernent son activité professionnelle, de donner plus de sens et d’envisager de remplir sa vie plus justement et plus paisiblement pour elle et pour les autres.