17/09/2026
Quand le chemin lui-même devient sacré
Ces derniers temps, en travaillant sur les prochains stages Youry, je réfléchis beaucoup à cette notion de chemin.
Pas simplement à l'endroit où l'on va. Mais à ce qui se passe pendant que l'on avance, aux lieux que l'on traverse, à ce que l'on rencontre et à ce que l'on laisse derrière soi.
Et je suis tombée récemment sur quelque chose qui m'a beaucoup touchée.
En 2025, l'UNESCO a inscrit au patrimoine mondial la Route Wixárika à travers les sites sacrés jusqu'à Wirikuta, au Mexique.
Ce qui m'a particulièrement intéressée, c'est que ce patrimoine n'est pas simplement un temple ou un lieu sacré isolé.
C'est un chemin.
Plus de 500 kilomètres reliant différents paysages et sites sacrés, parcourus lors de pèlerinages où les lieux, les plantes, les animaux, les éléments naturels, les ancêtres, les récits et les pratiques rituelles font partie d'un même ensemble.
L'UNESCO le décrit aussi comme le « Chemin de notre Grand-Père le Feu » — Tatehuarí Huajuyé.
Je trouve cette idée très belle.
Le chemin n'est pas seulement ce qui permet d'arriver quelque part. Le chemin fait lui-même partie de ce que l'on vient vivre.
Évidemment, il ne s'agit pas de reproduire ici une tradition Wixárika qui appartient à un peuple, une histoire et un territoire.
Mais cette conception résonne beaucoup avec certains enseignements que j'ai reçus au Mexique et avec ma manière de travailler aujourd'hui.
Nous cherchons souvent à vivre une expérience, comprendre quelque chose, transformer quelque chose… en quelques jours.
Mais peut-être que certains chemins demandent autre chose.
Vivre une expérience.
Revenir chez soi.
Observer ce qui a bougé.
Laisser passer du temps.
Vivre, tout simplement.
Puis, quelques mois plus t**d, reprendre le chemin.
C'est cette réflexion qui accompagne en ce moment la construction des prochains stages Youry.
Et je crois que l'année 2027 va justement se construire un peu différemment autour de cette idée.
Je vous en parlerai lorsque tout sera posé. 🌿