10/08/2026
Dans ma vidéo, je vous raconte l’anecdote d’un ami qui a reçu une avance sexuelle non sollicitée, qu’il a considéré comme quelque chose de flatteur.
Et je me suis demandée : pourquoi est-ce qu’on apprend aux hommes à banaliser ou applaudir ce qui, chez une femme, serait immédiatement identifié comme un vécu d’abus ?
On leur apprend à être forts, virils, sexy, performants, disponibles, audacieux, capables de donner du plaisir, mais pas à ressentir leurs propres limites. Comment est-ce qu’il vont pouvoir respecter celles des autres dans ce cas?
S’ils remettent en question ce modèle, est-ce qu’ils risquent de perdre l’image de l’homme qu’ils se sont construite pour se sentir valorisés et dignes d’être aimés ?
Alors même si la forme est douteuse, il faudrait la recevoir avec le sourire, parce qu’on leur a appris que l’attention sexuelle était une récompense, qui n’est pas accessible à tout le monde.
Peut-être qu’on pourrait commencer par arrêter d’apprendre aux hommes que leur désirabilité est une dette qu’ils doivent honorer. On pourrait aussi leur montrer comment leur frustration peut se réguler sans violence.
Et leur laisser, comme à tout être humain, le droit d’écouter leur corps, de ressentir leur vulnérabilité et de dire la vérité sur ce qu’ils vivent, au lieu de performer un rôle qui leur fait perdre de l’empathie pour eux-mêmes et pour les autres. 🍃