06/07/2026
L’écriture
Elle est présente.
Elle exprime la beauté, l’amour, les peurs, les doutes…
elle n’est jamais à court d’idées ou de mots.
Elle est parfois soutenue et à d’autres moments, franche, brute, voire insolente.
L’Homme peut l’utiliser pour son dessein d’union, en brandissant la force des mots, la force des verbes.
Elle unit comme elle désunit ; c’est selon le lecteur, celui qui pose le regard sur elle.
Il peut l’interpréter avec son être, la sentir et la ressentir.
Ces sons sont à la fois jubilatoires et poétiques.
L’écriture possède une forme de douceur, accompagnée par le geste de celui ou celle qui tient le stylo ou la plume.
L’art de l ‘écriture fut nourri par ses mains délicates, qui par un mouvement avaient besoin d’exprimer la part de soi inavouable.
Sortir de ce corps, par les mots limités, des émotions illimitées.
Utiliser un chemin de ligne pour avancer paisiblement, sans être bousculé.
Avancer à son rythme, mais avancer, ligne après ligne, page après page.
Un rythme qui déchaîne les mots lorsque l’inspiration est là et d’un coup...plus rien.
Une chute vers le rien, plus un mot, plus une idée, plus d’élan.
Puis timidement, elle renaît à nouveau.
L’envie de partager pour soi, pour les autres.
La frénésie d’avancer à nouveau par les mots.
Elle ressemble à la vie, à tant de choses du vivant.
Cette vie précieuse et fragile à la fois.
C’est parfois l’abondance des phrases, la joie d’un mot retrouvé, des sourires immaculés, le repos du vivant qui intègre toutes ses expériences.
Les mots du moment, les mots qui prennent vie ici et maintenant.
« Merci à toi, Écriture » spontanée.
Merci pour cet échange, entre mes pensées pulsatiles et le choix des mots écrits.
Merci pour ce moment suspendu entre l’être ici et l’être d’ailleurs.
Car c’est aussi cela l’écriture, un voyage sans frontière, un voyage de grandes découvertes, et d’harmonie dans l’action d’être en ce monde, avec ce monde.
Autre jour, autre moment, autre instant d’éternité fugace.
Que de douceur dans cet instant suspendu.
L’orthographe fait défaut, mais elle s’en fout.
L’envie de continuer est plus forte.
Elle sait être tolérante, bienveillante, alors elle se tait et repart avec un sourire de compassion.
Ce sourire aimable et aimant qui enveloppe alors les mots d’une nouvelle fraîcheur, d’une douceur nuageuse.
Quel bonheur d’être, de partager.
Quel plaisir de laisser la pointe du stylo glisser sur cette ligne.
Une journée, un brin fugace, énergique et tellement belle.
Un plaisir commun partagé par d’autres, qui savent….
Oui qui savent et connaissent ces moments inspirants et inspirés.
Alors « bravo », bravo pour ce doux plaisir de l’écriture.
Le 25 novembre 2024
Votre sophrologue 😉