15/06/2026
Une patiente de 58 ans m'a demandé, un peu inquiète, si la créatine allait la faire "ressembler à une bodybuildeuse".
Elle perdait de la densité osseuse et commençait à s'inquiéter pour sa mémoire.
C'était exactement le complément qu'elle aurait dû prendre depuis des années.
C'est un paradoxe que je rencontre souvent en consultation : les personnes qui craignent le plus la créatine sont souvent celles qui ont le plus à y gagner.
Quelques points pour y voir clair :
L'eau que la créatine retient se loge à l'intérieur du muscle, pas sous la peau. Elle ne donne pas cet aspect "gonflé" qui fait peur. Elle soutient le tissu.
Le cerveau fonctionne sur le même système d'énergie que le muscle. Environ 20% de votre énergie quotidienne part dans un organe qui ne pèse que 2% de votre corps. La créatine aide à le garder alimenté, et cela compte de plus en plus avec l'âge.
À la ménopause, la baisse des œstrogènes réduit la production naturelle de créatine. Le besoin grimpe au moment précis où la peur est la plus forte.
30 ans de recherche. 3 à 5 grammes par jour. Un profil de sécurité parmi les plus rassurants qui existent.
Si vous avez passé 50 ans, ou si vous accompagnez un parent, ça vaut la peine de bien comprendre de quoi on parle.