09/08/2026
L’être qui fait le mal agit parce qu’il souffre du manque de sa Lumière.
L’être qui est blessé par ce mal souffre lorsqu’il perd à son tour le contact avec sa Lumière.
L’être qui demeure dans sa Lumière voit la souffrance qui agit derrière le mal, sans la laisser devenir la sienne.
La Conscience interrompt la chaîne, elle ne transmet jamais la blessure.
La douleur est ce qui est éprouvé : une blessure du corps, du cœur ou de la psyché. Elle est réelle, immédiate, inévitable.
La souffrance est ce que la conscience personnifiée construit autour de cette douleur lorsqu’elle s’y identifie : « Pourquoi moi ? Il m’a détruite. Je ne m’en remettrai jamais. Cela n’aurait pas dû arriver… »
La douleur devient dans cette construction psychique une histoire que le personnage continue d’alimenter.
La douleur traverse l’être.
La souffrance s'installe lorsque le personnage s’empare de la douleur et en fait son identité.
C’est pourquoi une conscience éveillée peut connaître une douleur immense sans nécessairement demeurer enfermée dans la souffrance.
Bouddha. Sallatha Sutta, SN 36.6 : l’image est celle des deux flèches. L’être ordinaire, atteint par une sensation douloureuse, reçoit ensuite une seconde flèche par sa réaction mentale. Le disciple éprouve la première, mais pas la seconde.
Bhagavad-Gītā, II, 14 : Krishna enseigne que les contacts avec le monde produisent « le froid et le chaud, le plaisir et la douleur » et qu’ils « viennent et passent ». Il invite Arjuna à apprendre à les traverser.
Bible, 2 Corinthiens 4, 8-9 :
« Pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir. »
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