18/08/2026
« Une pensée profonde et tout mon soutien à chaque personne qui lutte contre la maladie. Derrière le mot "rémission" ou l'invisibilité de nos maux, la réalité du quotidien reste lourde. Plein de force à vous. » 🩷
Monsieur le Premier ministre, Sébastien Lecornu,
On entend parler de réformes, d'économies, et de votre volonté de revoir le statut des Affections de Longue Durée (ALD). Pour beaucoup, ce sont juste des chiffres et des lignes budgétaires. Mais pour moi, et pour des milliers de femmes atteintes d'endométriose, vos annonces sont une menace directe pour notre suivi et notre santé au quotidien.
Dans les bureaux du gouvernement, vous parlez de "rémission", de "stabilisation" et de réserver l'ALD uniquement aux crises aiguës. Mais connaissez-vous la réalité de l'endométriose ?
Il y a 4 ans, j'ai subi une hystérectomie. Une intervention lourde, radicale, que l'on pense souvent être un ultime recours. Pourtant, aujourd'hui, je suis en récidive. Mes douleurs sont réelles, ininterrompues, permanentes. L'endométriose ne s'efface pas magiquement. C'est une maladie chronique d'un combat de chaque jour. Pour beaucoup d'entre nous, la douleur ne connaît aucune trêve.
Imaginez devoir payer encore plus de votre poche pour des traitements de fond, des consultations spécialisées, des examens répétés et des soins indispensables, alors même que la maladie handicape déjà notre quotidien et notre travail ? C'est cela, la réalité de la réforme que vous préparez.
Vouloir nous exclure de l'ALD sous prétexte que notre état ne correspond pas à vos critères administratifs, c'est méconnaître totalement ce qu'est l'endométriose. Nos soins ne s'arrêtent jamais. La gestion de la douleur chronique et le suivi médical continu ont un coût colossal. Un coût que nous ne pouvons pas supporter seules.
Monsieur le Premier ministre, nous ne sommes pas des variables d'ajustement budgétaire. Notre prise en charge à 100 % n'est pas un privilège ni un luxe, c'est une nécessité vitale pour garder une dignité et une qualité de vie minimale.
Ne touchez pas à notre ALD. Ne nous abandonnez pas face à la maladie. L'endométriose est réelle, nos douleurs sont quotidiennes, et nos besoins de soins sont permanents.
DroitAuxSoins