14/06/2026
J'ai beaucoup questionné la notion de maison. Je n'y voyais qu'un confort superficiel, une propriété contraignante, une appropriation limitante.
Mais construire une maison de ses mains m'a amené un autre regard. Monter des murs. Poser des toits. Ouvrir des fenêtres.
Il y a quelque chose de primitif dans l'artisanat. Créer, s'approprier son abri. J'y découvre une façon de revenir à la vie sauvage, basique, essentielle. Que le nid soit fixe, sur roues ou à voile, il nous ramène à une notion de territoire, de tribu.
Lorsqu'on s'investit dans sa structure, tout en sobriété, je peux percevoir cette sensation de sécurité, de réconfort. Ce qui nous extrait du mode survie et du monde extérieur. Baisser la garde, s'abandonner sereinement. Un espace pour laisser se déployer nos racines, même si c'est temporaire, saisonnier.
Se déposer sur nos sols, sous nos toits, entre nos murs pour laisser fleurir ce qui bourgeonne en nous.
Un espace pour nous permettre de cultiver ce qui nous nourrit, nous stimule et nous élève.
La charpente de notre cocon devient peut-être alors un soutien de de notre propre ossature.
Je nous souhaite de dénicher et magnifier nos cabanes d'inspiration ❤️
⚒️🙏 chantier Maison Maisiere | Morvan France 🤍
Nina