03/09/2026
Il y a des expériences qui remettent les choses à leur juste place.
La semaine dernière, j'étais au sud de Paris, dans une forêt qui abrite des tiny houses, des bulles, des cabanes suspendues entre les arbres. Un décor à part, hors du temps.
C'était organisé par Les Carnets d'Éveil, avec une promesse simple : sortir de l'isolement, approfondir sa posture d'équicoach, se relier à une communauté qui pense le vivant comme moi.
Quatre jours entre pairs. Des pratiques avec les chevaux, entre découvertes et révisions, avec toujours une nuance qui vient bousculer un peu ce que je croyais savoir. Des temps de supervision pour prendre du recul. Et le soir, les bains nordiques, dans le noir, au milieu de la forêt — comme quand on se chuchote des histoires enfant, en pyjama party. On rit, on se raconte, on se confie. Une ambiance cosy et bienveillante, entre équicoachs qui n'ont plus besoin de se prouver quoi que ce soit.
Ce qui m'a le plus touchée, ce sont les échanges avec des pairs qui débutent, qui hésitent, qui doutent. Je les ai écoutés, j'ai essayé de les rassurer un peu. Et sans le vouloir, ils m'ont renvoyé quelque chose d'important : le chemin que j'ai parcouru depuis mes débuts.
Ça m'a rappelé que les graines que j'ai plantées il y a 5 ans ont fini par germer. Qu'il est temps de ralentir, en douceur, et de simplement profiter de ce qui a poussé. Une prise de conscience presque ironique : passer mes journées à aider mes clients à ralentir, à revenir à l'essentiel — et me faire prendre, moi aussi, à mon propre jeu.
En tant qu'entrepreneure, j'ai parfois encore du mal à m'autoriser ces temps hors cadre. Et pourtant, en tant qu'équicoach, connectée au vivant, ils sont sans doute les plus nécessaires.
Parfois, il faut juste arrêter de courir pour laisser les graines pousser. 🌱