31/05/2026
N'explique pas la profondeur de l'océan à un poisson qui vit dans un bocal.
J'aime beaucoup cette phrase, parce qu'elle dit quelque chose que j'observe souvent, chez moi comme chez les personnes que j'accompagne.
Quand on commence à changer, à voir plus grand, à ressentir plus profond, à vouloir autre chose de sa vie, il se passe quelque chose de très particulier avec notre entourage. Les gens qui nous aiment, qui nous connaissent, qui ont toujours nagé dans le même bocal que nous, ne comprennent pas toujours. Et ce ne sont ni des gens malveillants ni des gens fermés, simplement des personnes dont la vision s'arrête aux parois du bocal, parce qu'elles n'ont jamais connu autre chose.
Quand on leur parle d'océan, quand on leur dit qu'il existe quelque chose de plus vaste et de plus vivant que ce qu'on a toujours connu ensemble, cela peut profondément les déstabiliser. Parfois même les inquiéter. Parce que notre mouvement vient toucher leur propre immobilité.
"Tu changes." "Tu étais mieux avant." "Fais attention à toi." Des phrases qui ressemblent à de l'amour, et qui sont souvent de la peur.
Et l'une des traversées les plus délicates de toute transformation, c'est d'accepter que les personnes autour de nous ne serons pas tous prêts à venir nager au large avec nous. Que certains resteront près du bord. Et que continuer à les aimer ne veut pas dire revenir en arrière.
Le changement intérieur, on peut le traverser à deux. Mais ce sentiment de solitude qui surgit quand on réalise que notre entourage ne suivra pas au même rythme, c'est une autre histoire, plus silencieuse, plus intime.
Et c'est aussi pour cela que l'accompagnement existe. Pour ne pas nager seul, le temps de découvrir que l'immensité n'est pas une menace, mais une invitation. ❤️