18/06/2026
Retour de séance : suivi de cancer
La passivité
Certes, face à la maladie, on remet temporairement sa vie entre les mains de l'oncologue, du radiothérapeute et de tous les soignants qui nous entourent : infirmiers, aides-soignants, brancardiers, manipulateurs radio, cadres et tant d'autres.
Mais il reste extrêmement difficile de subir cette passivité. De se dire que l'unique rôle à jouer est d'être un « bon patient », docile, qui se contente d'exécuter ce qu'on lui demande de faire. Cette posture de spectateur est une illusion inconfortable, infernale !
C'est ici que tout bascule. Sortir de la croyance de passivité, c'est décider de reprendre la main.
Médicalement, cela ne change rien aux faits, aux protocoles ni aux rendez-vous imposés. Mais sur le plan intérieur, cela change absolument tout dans le vécu!
En cessant de subir pour commencer à collaborer activement avec mon parcours de soin, je ne suis plus passif : je fais quelque chose pour ma vie. Choisir mon état d'esprit, décider de la manière dont je traverse chaque étape, mobiliser mes ressources intérieures et me mettre en mouvement, même par des gestes infimes, c'est redevenir l'acteur principal de mon existence. La médecine s'occupe du protocole, je m'occupe du vivant.☀️