10/06/2026
il est important de rappeler les termes de la loi
Certaines pratiques n'ont pas leur place dans l'ostéopathie. La loi le dit. Nous le réaffirmons.
Un article récemment publié par France 3 Régions sur la pratique des manipulations intra-pelviennes par certains ostéopathes soulève des questions qui appellent plusieurs rappels essentiels de notre part.
Le Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie est sans ambiguïté.
Les manipulations intra-pelviennes, communément désignées sous les termes de « toucher re**al » ou « toucher vaginal », sont interdites aux ostéopathes.
Ostéopathes de France réaffirme ici son attachement à un exercice conforme à la réglementation, à l'éthique et à la déontologie professionnelle.
Un texte formalisant les règles de bonne pratique en ce domaine est prêt à être rendu opposable, dans l'attente d'un contexte politique favorable à son adoption. Il témoigne de la volonté de la profession de se doter d'un cadre exigeant, au service des patients.
Sur la question du consentement, nous rappelons qu'il constitue un préalable absolu à tout acte ostéopathique, et en particulier à toute approche palpatoire de zones sensibles, et peut être révoqué à tout moment.
Plus concrètement?
Ce consentement doit être libre et éclairé. Avant tout acte, le praticien a l'obligation d'informer la personne de manière claire et honnête, en s'appuyant sur les connaissances scientifiques actuelles, afin qu'elle comprenne pleinement ce qui va être réalisé et pourquoi.
Nous reconnaissons que ces pratiques peuvent, dans certains cas, relever d'intentions thérapeutiques. Elles n'en demeurent pas moins contraires à la loi, et potentiellement dommageables pour les personnes concernées, quelle qu'en soit la motivation.
Garantir la sécurité des personnes recourant à l'ostéopathie reste la priorité absolue d'Ostéopathes de France.