17/05/2026
Le voyage ne nous transforme pas réellement, c’est la manière dont nous le vivons qui nous transforme.
C’est s’autoriser à quitter un quotidien connu pour une découverte constante, c’est, d’une certaine manière, se mettre à nu face à la grandeur de ce monde.
Nourrir d’autres parts de nous-mêmes, parfois inattendues, c’est se découvrir davantage de courage et de résilience.
Nous ne trouvons pas réellement les réponses à qui nous sommes en étant à l’étranger, nous avons déjà tout à l’intérieur de nous.
Cependant, poser un regard nouveau sur cette terre que nous habitons et faire face à l’autre, à l’inconnu, permet de se réinventer.
Le voyage exacerbe tout : ce qui n’a pas été résolu en nous, ce qui a besoin d’être guéri, tout comme notre capacité à être, à demeurer et notre créativité à évoluer.
Alors, si je devais décrire ces longs mois en Asie, ce serait surtout une profonde gratitude d’avoir vécu pleinement connectée à la nature, d’avoir pris soin de mon énergie féminine en cessant d’être dans le faire : de m’être autorisée à être dans la contemplation, le détachement et l’introspection.
Cela a confirmé au plus profond de mon être que l’acte le plus spirituel que nous puissions accomplir est de faire face au vide, au rien, de créer le silence en nous-mêmes.
La vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une expérience d’incarnation divine à vivre.
Et je me souviens de la petite fille en souffrance qui fuyait les cris et la douleur de sa maison, et qui trouvait toujours refuge dans la nature.
Maintenant, je ne fuis plus, j’habite chaque espace de mon être et de cette terre sacrée.
🤍