01/04/2026
Quand la colère est interdite...
Combien de fillettes ont entendu :
« Je n’aime pas les petites filles qui font des colères ! »
Combien de femmes ont entendu :
« Mais t’es complètement hystérique, ma pauvre ! »
Pourtant la colère surgit quand les besoins fondamentaux - respect, justice, équité, autonomie, écoute, protection, limites – ne sont pas pris en compte dans la relation.
C’est une émotion vivante, une énergie qui active le système nerveux orthosympathique, ce qui entraîne une mobilisation du corps : accélération du rythme cardiaque, tension musculaire, augmentation de la température corporelle, etc.
Quand la colère a été — ou est encore — interdite, minimisée, ridiculisée, l’énergie n’a plus d’issue. La pression devient dé pression, effondrement d’une énergie empêchée, retournée contre soi. Gorge serrée, sensation d’écrasement dans le thorax, larmes.
La colère n’est pas la violence : c’est une vérité qui cherche un passage, pas un acte destructeur ; c’est une information sur soi, pas une agression de l’autre.
En thérapie, dans la sécurité de la relation, la personne peut
- revisiter corporellement ses colères réprimées ;
- libérer l’énergie accumulée ;
- s’autoriser à exprimer ses besoins ;
- recontacter sa puissance ;
Peu à peu, elle apprend à porter cette vérité dans sa vie quotidienne, dans ses choix, ses relations, ses limites : elle prend sa juste place dans le monde, sans s’excuser d’exister.