14/05/2026
🤡 Chronique d’une Guérisseuse en Roue Libre
Les aigris du bulbe et ma compassion sous surveillance
Vous savez, quand j’écris sur mon ordinateur, que je mets en forme, que j’aligne mes phrases avec mon petit outil magique il y a un moment que j’aime particulièrement.
Pas l’inspiration.
Pas la publication.
Pas même la mise en page.
Non.
Le petit plaisir coupable.
👉 imaginer la tête des aigris du bulbe quand ils lisent.
Oui.
Je sais.
C’est pas très élevé vibratoirement.
Mais qu’est-ce que c’est drôle.
Je les imagine.
Assis là.
Le sourcil déjà en PLS.
La bouche serrée comme un string émotionnel.
Le cœur fermé à triple tour.
En train de lire avec cette énergie très particulière de gens que tout dérange, même ce qui ne les regarde pas.
Et franchement ?
Ça me divertit.
Je suis compatissante, hein.
Vraiment.
Je sais que l’aigritude ne tombe pas du ciel dans une corbeille en osier.
Je sais qu’il y a des raisons.
Des blessures.
Des déceptions.
Des vies pas simples.
Des frustrations qui collent à la peau comme du vieux caramel triste.
Je l’entends.
Je l’entends même très bien.
Mais alors ceux qui sont aigris 24h sur 24 ?
Là, franchement, je leur tire mon chapeau.
Parce qu’il faut quand même une endurance de haut niveau.
C’est presque du sport.
Une discipline olympique.
Être contrarié du matin au soir, froissé par tout, agacé par tout, piqué par tout, offensé par l’existence elle-même faut tenir sur les jambes.
Moi je respecte presque la performance.
Presque.
Parce qu’à un moment, oui, on peut tous passer par des phases.
Des périodes où on est plus durs, plus fermés, plus amers, plus fatigués du monde et des gens.
Ça arrive.
On n’est pas des poupées gonflées à la gratitude.
Mais ceux qui font de l’aigritude une résidence principale ceux qui ont posé leurs valises dans la rancune, mis des rideaux à l’amertume et construit une terrasse sur le mépris alors là, pardon, mais ça devient une forme d’art obscur.
Ce qui me bloque, en vrai, c’est pas qu’on soit cabossé.
C’est qu’on n’essaie même plus.
Qu’on ne bouge rien.
Qu’on ne regarde rien.
Qu’on ne travaille rien.
Qu’on préfère vomir son vinaigre sur tout ce qui passe plutôt que de se demander une seule seconde :
“et si le problème, parfois, c’était aussi moi ?”
Ah ça, ça passe moins bien.
Parce que moi, je suis trop brute pour faire semblant.
Mon âme aimerait parfois être sage.
Très sage même.
Lumineuse dans le silence.
Au-dessus de tout ça.
Paisible.
Grande dame cosmique en retrait, qui bénit intérieurement les gens pénibles avant de retourner dans son calme céleste.
Mais manque de bol ma folie de vivre est beaucoup trop présente.
Mon humanité est trop vivante.
Trop brute.
Trop entière.
Trop “oh non, pas toi encore avec ton humeur de parquet mouillé”.
Donc oui, j’essaie de comprendre.
Oui, j’essaie d’entendre.
Oui, j’essaie de garder de la compassion.
Mais il y a des jours où ma compassion a envie de mettre une petite claque symbolique derrière la nuque de l’aigri chronique.
Avec amour.
Mais fermement.
Parce qu’à force, l’aigritude, ça devient une odeur.
Une ambiance.
Un meuble.
Tu ouvres la bouche, y’a déjà de la moisissure relationnelle qui sort.
Et tout devient pénible.
Le monde.
Les gens.
Les posts.
Les sourires.
La joie des autres.
La liberté des autres.
Le ton des autres.
Le feu des autres.
Comme si certains regardaient la vie entière en mode :
“oui bon bah ça va, on a compris, tu vis.”
Mais oui Jacqueline.
Je vis.
Et en plus je ris.
Et parfois même, j’écris.
Et le pire ?
Je vais continuer.
Parce qu’en vrai, je crois que ce qui dérange souvent les aigris du bulbe,
c’est pas juste ce qu’ils lisent.
C’est ce que ça réveille chez eux.
Le vivant.
Le libre.
Le brut.
Le truc qu’ils ont peut-être étouffé, rangé, muselé, ou abandonné en route.
Et là, forcément, quand ils tombent sur quelqu’un qui ose encore être entier,
ça gratte.
Ça irrite.
Ça pique leur petite croûte intérieure.
Et au lieu de se demander pourquoi,
ils préfèrent juger.
C’est plus rapide.
Moins risqué.
Moins confrontant.
Mais bon.
Moi je les vois.
Les petits lecteurs froissés.
Les gardiens bénévoles du mauvais goût supposé.
Les experts en grimace intérieure.
Et parfois, pendant que je mets en forme un texte, je souris toute seule en imaginant leur inconfort.
Pas par méchanceté.
Par amusement thérapeutique.
Oui, je peux être compatissante.
Oui, je sais que l’aigritude raconte souvent quelque chose.
Mais à un moment, quand tu fais de ton amertume une religion, de ta frustration un métier et de ton jugement une hygiène de vie faut pas t’étonner que le vivant t’agace.
Moi, je suis trop humaine pour tout lisser.
Trop brute pour tout avaler.
Trop vivante pour applaudir l’amertume installée.
Mon âme aimerait parfois être plus sage.
Mais ma folie de vivre, elle, a encore trop envie de rire.
Et franchement ?
Heureusement.
✨ Mélanie – Althéa Énergie
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