Psy sandrine mallet lecharny blog

Psy sandrine mallet lecharny blog Je partage mon expérience de thérapeute de couple et familial pour construire des relations épanouies

Je suis thérapeute de couple et familial. Également formatrice en communication dite non violente (Approche du Dr T.Gordon). Dans le contexte parental et conjugal, je traite de problèmes personnels ou relationnels parent-enfant, familiaux, conjugaux. En effet, beaucoup de difficultés relationnelles sont dues à des difficultés de communication. Dans ce contexte, j’accompagne des hommes, des femmes

, des couples, des adolescents, des parents, des enfants. Je partage avec vous mon expérience de thérapeute de couple et familial, pour construire, reconstruire et entretenir votre équilibre familial. En tant que formatrice en communication non violente, j'anime des ateliers à destination des parents, des couples, des personnels de la petite enfance. Cette méthode de communication dite non violente et bienveillante facilitant les relations en famille, aide à résoudre de nombreuses difficultés de communication dans les relations parents-enfants et couples.

03/08/2026

Vous les aimez. Profondément, intensément, inconditionnellement. Et en ce moment, vous n’en pouvez plus.
Les deux sont vrais. Et les deux sont parfaitement normaux.

Août avec ses enfants est une expérience à part entière. Surtout quand on travaille le reste de l’année, que les enfants sont en centre aéré ou à l’école, et que la cohabitation permanente représente un changement radical de rythme.

Ce que personne ne dit assez, c’est que ce changement est exigeant. Émotionnellement, physiquement, nerveusement.
La saturation parentale n’est pas un signe que vous êtes un mauvais parent. C’est un signe que vous êtes un être humain avec des besoins propres de silence, de solitude, d’espace personnel, qui sont réels et légitimes, même quand on est parent. Surtout quand on est parent.

La culpabilité parentale est particulièrement intense autour de ce sujet. On s’autorise difficilement à dire qu’on a besoin de souffler. Qu’on aimerait une heure sans personne. Que le bruit permanent, les demandes incessantes, les conflits entre frères et sœurs, la charge logistique des vacances finissent par éroder quelque chose.
Sans espaces de récupération, sans moments de décompression vraie, le stress s’accumule. L’irritabilité monte. La patience s’érode. Et on finit par réagir de façon disproportionnée à des choses qui, en temps normal, ne nous affecteraient pas.
Ce n’est pas de l’égoïsme que de reconnaître ça. C’est de la lucidité.
Un parent épuisé n’est pas un parent disponible. Un parent qui prend soin de lui (même vingt minutes par jour, même imparfaitement) est un parent qui a quelque chose à donner.

Alors si vous êtes en semaine trois de vos vacances en famille et que vous comptez les jours c’est humain !! C’est honnête. Et ça ne remet pas en question l’amour que vous portez à vos enfants.
Pas une seconde.

On confond souvent deux choses très différentes : le désaccord et la dispute. Et cette confusion coûte cher à beaucoup d...
27/07/2026

On confond souvent deux choses très différentes : le désaccord et la dispute. Et cette confusion coûte cher à beaucoup de couples.

Le désaccord est normal. Il est même sain. Deux personnes avec des histoires différentes, des besoins différents, des façons de voir le monde différentes, ne pas être toujours d'accord est inévitable. Ce qui distingue un couple solide d'un couple fragile, ce n'est pas l'absence de désaccords. C'est la capacité à les traverser sans se blesser.

La dispute, elle, est autre chose. Elle survient quand le désaccord bascule vers l'attaque (crier, insulter, dévaloriser, humilier, menacer). À ce moment-là, ce n'est plus une communication. C'est une réaction de survie. Et les mots qui sortent dans cet état laissent des traces dans la confiance, dans la mémoire du corps, dans la texture de la relation.

Ce que j'observe en cabinet de thérapie conjugale, c'est que les disputes répétitives et intenses ne parlent presque jamais de ce dont elles semblent parler. La vaisselle, le ton, le re**rd, ce sont des déclencheurs. Ce qui explose derrière eux, c'est souvent une blessure ancienne qui se réactive, un besoin profond non nommé, une peur de ne pas être suffisamment aimé(e) ou respecté(e).

Il existe une ligne, cependant, qu'il est important de nommer clairement. Les tensions font partie de toute relation vivante. Mais insulter, humilier, dévaloriser systématiquement, menacer, exercer une forme de violence (verbale, émotionnelle ou physique), ce ne sont pas des "façons d'être différentes". Ce sont les caractéristiques d'une relation TOXIQUE. Et une relation toxique demande une aide extérieure, PAS de la patience, PAS du temps.

Si vous vous emportez régulièrement de façon disproportionnée, quelque chose en vous se déclenche. Votre partenaire peut en être le catalyseur. Il n'en est PAS la cause. Et ce déclenchement, c'est votre responsabilité de le comprendre et de le travailler, pour vous, et pour ce que vous voulez que votre relation devienne.

Vous cherchez à transformer vos relations en couple, en famille, dans votre vie professionnelle ? Vous êtes au bon endro...
23/07/2026

Vous cherchez à transformer vos relations en couple, en famille, dans votre vie professionnelle ? Vous êtes au bon endroit.

Depuis 2012, j’accompagne les couples, les parents, les individus et les organisations qui veulent sortir de ce qui les bloque et construire des relations plus vivantes, plus justes, plus épanouissantes.

En cabinet à Montpellier ou en visio, je propose des consultations individuelles pour comprendre ses propres schémas relationnels, des séances de thérapie de couple pour rétablir le dialogue et la confiance, et des accompagnements parentaux pour traverser les défis de la parentalité avec plus de clarté.

Des ateliers de groupe en présentiel ou en visio permettent d’avancer dans un cadre structurant et bienveillant, autour de la Communication dite Non Violente, de l’intelligence relationnelle et de la régulation émotionnelle.

Des programmes en ligne (vidéos, audios, e-books) sont disponibles pour ceux qui veulent avancer à leur propre rythme, approfondir leurs prises de conscience ou accéder à des outils puissants de façon autonome.

Je forme également les professionnels de l’accompagnement (psychologues, thérapeutes divers, sages-femmes, coachs, conseillers conjugaux...) à la thérapie de couple, à travers une formation dense, ancrée dans des cas cliniques réels et des outils directement transposables en consultation.

J’interviens enfin au sein des entreprises pour développer l’intelligence relationnelle des équipes, renforcer le leadership, améliorer la coopération et prévenir les burn-out et arrêts de travail à repetition.

Quel que soit votre point de départ, il existe une porte d’entrée adaptée à votre rythme et à vos besoins. Les liens sont en bio. Et si vous avez un doute sur ce qui vous correspond, envoyez-moi un message. Je vous aiderai à y voir clair.

Nous aimons croire que si notre relation ne fonctionne pas comme on le voudrait, c’est à cause de l’autre. De sa façon d...
20/07/2026

Nous aimons croire que si notre relation ne fonctionne pas comme on le voudrait, c’est à cause de l’autre. De sa façon d’être, de ses réactions, de ses manques. C’est humain. Et c’est presque toujours incomplet.

Personne n’arrive neutre en relation. Nous arrivons tous avec une histoire. Des expériences fondatrices qui ont façonné notre façon d’aimer, de nous défendre, de nous attacher. Des blessures relationnelles (abandon, rejet, trahison, humiliation, injustice), qui ont généré des stratégies de survie. Et ces stratégies, construites parfois très tôt dans l’enfance, continuent de gouverner nos réactions à l’âge adulte, souvent à notre insu.

D’un point de vue neurologique, notre cerveau est un détecteur de menaces sophistiqué. Il a cartographié les situations douloureuses de notre passé et les cherche (ou leur ressemblance) dans nos relations actuelles. Un silence un peu long, une remarque maladroite, un regard qui fuit... et notre système nerveux réagit comme si le danger était réel. Parce que pour lui, il l’est. Il protège l’enfant que nous avons été. Même quand ce n’est plus nécessaire.

Ce mécanisme n’est pas une faiblesse. Mais il devient un obstacle quand nous n’en sommes pas conscients. Quand nous attribuons à notre partenaire la responsabilité entière de ce que nous ressentons. Quand nous accumulons des réactions qui appartiennent en réalité à une autre histoire, un autre temps, une autre blessure.

Ce que j’observe en cabinet de thérapie conjugale, c’est que les couples qui souffrent le plus ne sont pas ceux qui ont les problèmes les plus graves. Ce sont ceux où l’un ou les deux refusent de regarder leur propre part. Où les red flags sont minimisés, niés, retournés contre l’autre. Où la responsabilité individuelle est absente.

L’amour est nécessaire. Il n’est pas suffisant. Un couple durable et vivant demande quelque chose de plus exigeant, la capacité de chacun à se regarder honnêtement, à comprendre ses propres déclencheurs, à ne pas faire porter à l’autre ce qui lui appartient.

Quand les deux s’y engagent, quelque chose de profond devient possible.

Je m’appelle Sandrine Mallet Lecharny. Et mon parcours ne ressemble probablement pas à ce que vous imaginez pour une thé...
17/07/2026

Je m’appelle Sandrine Mallet Lecharny. Et mon parcours ne ressemble probablement pas à ce que vous imaginez pour une thérapeute conjugale et familiale.

Pendant plus de 20 ans, j’ai été ingénieure en biologie (génétiue microbienne plus précisément). Recherche publique, recherche privée, équipes managées, projets internationaux, étudiants formés. Je pensais en chercheuse  : problème, hypothèse, solution, résultat. J’aimais comprendre. Décortiquer. Trouver ce qui se passe vraiment sous la surface.

Et puis MA surface a craqué. Burn-out. Crise de couple. Charge mentale invisible. Ce moment douloureux a été aussi le plus transformateur de ma vie. Il m’a conduite à changer d’objet d’étude  : des cellules et de l’ADN aux émotions et aux liens humains. De la science dure à ce qu’il y a de plus complexe et de plus vivant : la relation.

Depuis 2012, je suis thérapeute conjugale et familiale, conférencière, formatrice certifiée en Communication Non Violente (approche Gordon) et en intelligence relationnelle. Je forme également des professionnels de l’accompagnement à la thérapie de couple.

Ce que j’apporte à ce travail, c’est la rigueur de la chercheuse, l’expérience du terrain, un chemin personnel profond et une conviction qui ne vacille pas : la qualité de nos liens détermine la qualité de nos vies. Ça s’apprend. Ce n’est pas inné. Et ça change tout.

Je suis aussi une femme. Maman de deux grands garçons, en couple avec le même homme depuis mes 20 ans, hypersensible, multipotentielle, perfectionniste. J’ai connu ce dont je parle. La charge mentale, les crises, l’épuisement des femmes exigeantes qui donnent tout et s’oublient. Je ne parle pas depuis un manuel. Je parle depuis un chemin vécu.

6/ Votre enfant ne rentre pas dans le moule. Bonne nouvelle.Je vais vous parler de quelque chose de personnel.Je suis th...
13/07/2026

6/ Votre enfant ne rentre pas dans le moule. Bonne nouvelle.
Je vais vous parler de quelque chose de personnel.

Je suis thérapeute conjugale et familiale depuis plus de 15 ans. Mais avant d’accompagner des familles en tant que professionnelle, j’ai appris parfois à tâtons, parfois à la dure en tant que mère.

Mon fils cadet est HPI et TDA. Mon fils aîné a ses propres particularités. Et moi, j’ai découvert les miennes bien plus t**d, au fil de ce chemin partagé.

Pendant des années, j’ai demandé à mon fils de rester assis, de ne pas s’agiter, de se concentrer comme les autres. Jusqu’au jour où j’ai compris, vraiment compris, que ce n’était pas de la mauvaise volonté. C’était sa façon de fonctionner. Son cerveau avait besoin de mouvement pour se concentrer. Sa pensée fonctionnait en arborescence, pas en ligne droite. Et le jour où j’ai lâché, quelque chose s’est déposé. Pour lui. Et pour moi.

La neuroatypie, qu’il s’agisse d’un profil HPI, TDA, TDAH, hypersensible ou TSA, ne désigne pas un cerveau défaillant. Elle désigne un cerveau qui fonctionne selon une architecture différente. Avec ses contraintes réelles dans un monde conçu pour les neurotypiques, ces enfants dépensent une énergie considérable à s’adapter, à tenir, à faire semblant que tout va bien. Mais aussi avec des ressources souvent remarquables (créativité, intensité, profondeur de pensée, sensibilité, capacité de connexion).

Ce que je vois trop souvent, c’est l’énergie dépensée à essayer de normaliser ces enfants plutôt qu’à les comprendre. Deux chemins radicalement différents. Normaliser, c’est leur demander de devenir ce qu’ils ne sont pas. Comprendre, c’est apprendre à lire leur langage, leurs besoins, leur façon d’entrer dans le monde et les aider à faire de leurs particularités de véritables atouts.

Avoir un enfant neuroatypique est épuisant. Émotionnellement, physiquement, relationnellement. Cela mérite d’être dit sans minimisation. Et cela mérite un accompagnement adapté pour l’enfant, et pour toute la famille autour de lui.

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10/07/2026

Elle l’aime. Profondément. Elle ne remet pas en question son couple. Elle ne remet pas en question son partenaire. Mais certains soirs quand il s’approche, ce qu’elle ressent n’est pas de désir. C’est de l’épuisement.

C’est l’une des réalités les plus fréquentes que j’entends au cabinet de consultation. Des femmes qui n’ont plus de désir, n’ont pas par manque d’amour, n’ont pas par désintérêt, mais parce que leur charge mentale est telle qu’il ne reste plus rien. Pas d’espace. Pas d’énergie. Pas de capacité à se déposer dans un moment vulnérabilité partagée.

la charge mentale des femmes est vraiment documentée, mesurée, reconnue. Elle englobe la gestion du quotidien familial, la logistique invisible, l’anticipation permanente, la planification de tout ce qui doit être fait pour que tout fonctionne. Le travail, la maison, les enfants, les rendez-vous médicaux, les repas de la semaine, les anniversaires n’est pas oublier, les parents vieillissant, les amis qui ont besoin d’être appelés. Et en plus de tout ça, entretenir le couple. Nourrir l’intimité Être présente, désirante, disponible.

Ce que l’homme vit de son côté mérite d’être dit aussi. Il ressent le manque. Il interprète l’absence de désir de sa partenaire comme un rejet. Comme une indifférence. Parfois comme un désamour. Il souffre, lui aussi, dans un silence qui l’isole. Et sa souffrance peut générer de la frustration, puis de la distance, puis des conflits autour d’un sujet qui méritait une conversation honnête.

Les souffrent. Et pourtant, aucun des deux, ne parle vraiment de ce qui se passe.

Dans ce cas, j’invite les couples à explorer. Avant de chercher à retrouver l’intimité physique, reconstruire l’intimité émotionnelle et intellectuelle. Ces moments de connexion vraie (une conversation sans téléphone, une soirée sans agenda), un geste qui dit « je te vois, pas seulement ce que tu fais », sont ce qui crée des conditions dans lesquelles le désir peut revenir. Naturellement. Sans pression. Sans obligation.

Et surtout se parler. Pas dans la tension, pas dans le reproche. Dans un espace de

Il claque les portes. Elle répond à peine. Il remet en question chaque règle. Elle fait comme si vous n’existiez pas. Et...
06/07/2026

Il claque les portes. Elle répond à peine. Il remet en question chaque règle. Elle fait comme si vous n’existiez pas. Et vous, vous vous sentez blessé(e), épuisé(e), parfois dépassé(e) par quelqu’un que vous avez élevé avec tout votre amour.

La confrontation adolescente est l’une des épreuves relationnelles les plus intenses que traversent les parents. Parce qu’elle touche là où ça fait mal  : le sentiment de ne plus être respecté(e), reconnu(e), entendu(e) par son propre enfant.

Ce que la neurologie nous apprend est pourtant éclairant. Le cerveau adolescent est en pleine reconstruction. Le cortex préfrontal, siège du raisonnement, du contrôle des impulsions et de l’empathie, n’atteindra sa maturité complète que à 25 ans. En attendant, c’est l’amygdale, centre des réactions émotionnelles brutes et immédiates, qui prend le relais. Ce que nous interprétons comme de l’insolence ou de la mauvaise volonté est souvent, neurobiologiquement, une réponse à un cerveau en chantier.

Mais au-delà de la neurologie, il y a quelque chose de profondément psychologique dans la confrontation adolescente. L’ado construit son identité et il le fait souvent par opposition. Il a besoin de se différencier de ses parents pour exister en tant que personne propre. Ce processus, que la psychologie appelle la séparation-individuation, est nécessaire et sain. Il est aussi, pour les parents, profondément déroutant.

Ce qui complique encore les choses, c’est quand le parent glisse, sans le vouloir, dans une posture de rivalité émotionnelle. Quand l’opposition de l’ado déclenche une contre-opposition parentale aussi intense. Quand il y a soudainement deux personnes qui réagissent au même niveau émotionnel, et plus personne pour tenir l’espace.

Rester dans sa posture de parent, ce n’est pas rester froid ou absent. C’est garder les pieds au sol quand l’autre ne le peut pas encore. C’est continuer à tendre la main même quand elle est repoussée. C’est maintenir le lien même dans la confrontation, parce que c’est ce lien qui permettra à l’ado de revenir, quand il sera prêt.

03/07/2026

Deux fois par semaine. C’est la statistique qui circule le plus sur la sexualité dans le couple. Mais statistiques, par définition, ne dit rien de VOUS. Et vous n’êtes pas une moyenne.

Il n’existe pas de fréquence normale, idéale ou recommandé pour la sexualité dans un couple. Ce qui existe, c’est ce qui vous convient à vous deux. Ce qui se construit entre vous, dans votre réalité, avec vos corps, vos vies, vos rythmes.

Ce qui importe dans l’intimité sexuelle d’un couple, ce n’est pas le nombre. C’est la qualité de ce qui se passe, où se passe pas. Le désir réciproque. Le consentement vrai, pas celui qu’on donne par obligation ou pour éviter un conflit. Le plaisir partagé. Le sentiment d’être là ensemble, vraiment, pas en train de cocher, une case sur une liste mentale déjà trop longue. Et cette liste mentale, justement, mérite qu’on s’yarrête. Parce que l’une des réalités les plus fréquentes que je reçois en cabinet de thérapie conjugale, c’est celle-ci : une femme qui n’a pas de désir. Pas par manque d’amour. Pas par des intérêts pour son partenaire. Mais parce qu’elle est épuisée. Parce que sa charge mentale est telle que l’intimité physique ressemble, certains soirs, à une tâche supplémentaire dans une journée qui en comptait déjà trop.

La libido ne fonctionne pas en vase clos. Elle est profondément influencée par l’état émotionnel, le niveau de stress, la fatigue physique et mentale, les modifications hormonales, le sentiment de sécurité ou d’insécurité dans la relation. Ce n’est pas un manque de bonne volonté. C’est de la physiologie. Et c’est tout ce qui se passe majoritairement chez les femmes.

Ce que cela crée dans le couple, c’est souvent une asymétrie douloureuse. L’un ressent du désir et vit l’absence de réponse comme un rejet. L’autre est épuisé et ressent la demande comme une pression supplémentaire. Les deux souffrent.

Avant de chercher à retrouver l’intimité physique, j’invite à développer ou raviver, l’intimité émotionnel et intellectuelle. Se toucher sans attente. Se regarder à nouveau. Créer les conditions pour que

Il/elle est sage, attentionné(e), mature. Jamais vraiment dans l'excès. Toujours là pour détecter l'ambiance, arrondir l...
26/06/2026

Il/elle est sage, attentionné(e), mature. Jamais vraiment dans l'excès. Toujours là pour détecter l'ambiance, arrondir les angles, s'assurer que ça va. Tout le monde admire cet(te) enfant. Mais quelque chose, parfois, mérite qu'on s'y arrête.

La parentification est un concept central en thérapie familiale systémique. Elle désigne le processus par lequel un enfant assume, de manière implicite et non formulée, des fonctions émotionnelles qui appartiennent aux adultes. Il ne le choisit pas consciemment. Il capte, avec toute sa sensibilité et son amour, que le parent a besoin, et il s'adapte. Il devient le "petit adulte" de la maison. Celui qui ne rajoute pas du souci. Celui qui gère, qui anticipe, qui prend soin.

Ce processus s'installe le plus souvent dans des contextes de vulnérabilité parentale : séparation, deuil, dépression, conflits conjugaux intenses, ou simplement une atmosphère familiale où les émotions circulaient peu et où l'enfant a appris à se faire le plus petit possible pour ne pas peser.

Ce qui est important de comprendre, c'est que la parentification ne survient pas dans des familles malveillantes. Elle survient dans des familles où les parents souffrent et où les enfants les aiment. Ce n'est pas une faute. C'est une dynamique, et comme toute dynamique, elle peut être identifiée et travaillée.

À l'âge adulte, cet enfant devient souvent une personne qui a du mal à recevoir sans se sentir redevable, qui s'épuise à donner dans ses relations, qui a des difficultés à identifier ses propres besoins parce qu'il a passé des années à les mettre de côté. Il peut aussi développer une tendance à choisir des partenaires en difficulté, parce que prendre soin de l'autre est le seul amour qu'il ait vraiment connu.

Ce que je reçois en cabinet, avec beaucoup d'émotion, ce sont des adultes qui se reconnaissent dans ce portrait et qui réalisent, parfois pour la première fois, qu'ils ont le droit d'exister pour eux-mêmes. Pas seulement pour les autres.

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