05/10/2026
Deux personnes peuvent prendre la même décision pour des raisons différentes.
Je peux dire non parce que quelque chose est devenu clair pour moi, ou parce que je ne veux plus qu’on m’impose quoi que ce soit. Je peux partir parce qu’une situation est terminée, ou parce que rester me confronte à quelque chose que je ne veux pas vivre ou que j’ai peur de vivre. Je peux aider parce que j’en ai envie, ou parce que je me sentirais coupable de ne pas le faire.
Le choix est le même. Son origine ne l’est pas.
Nous pouvons changer beaucoup de choses sans avoir changé l’endroit depuis lequel nous décidons. Celui qui a longtemps obéi peut faire l’inverse tout en restant déterminé par ce qu’il refuse. Celui qui s’est longtemps effacé peut prendre beaucoup de place tout en restant organisé par la peur de disparaître. Celui qui a beaucoup porté peut arrêter tout en continuant à choisir depuis la culpabilité.
C’est là qu’une distinction devient importante.
Réagir, c’est répondre à quelque chose. Décider permet de trancher, mais une décision peut rester guidée par la peur, le devoir, la culpabilité, l’opposition ou le besoin d’être reconnu.
Prendre une direction demande autre chose. Reconnaître ce vers quoi nous voulons aller, même lorsque rien ne nous y oblige, même lorsque personne ne nous dit que c’est la bonne voie et même sans pouvoir garantir à l’avance ce qui va se passer.
Alors la question change.
Elle n’est plus seulement : qu’est-ce que je veux ?, qu’est-ce que je dois faire ? ou qu’est-ce que je refuse ?
Elle devient plus simple et plus exigeante à la fois : depuis où suis-je en train de choisir ?
Parce que la liberté ne tient pas seulement à la possibilité de dire oui ou non. Elle se joue aussi dans ce qui donne encore sa direction à notre choix.
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Jocelyn Huet — Un Autre Regard
Kinésiologie Intégrative
J’accompagne en cabinet à Montpellier et à distance
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Formation Parler le langage du corps — Kinésiologie Intégrative
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