09/09/2026
Je suis partie pour faire une pause. La Vie, elle, m’a fait avancer.
À l’origine, j’avais simplement décidé de faire une grande marche solitaire.
J’avais besoin de couper.
Ma vie me semblait trop remplie et, paradoxalement, j’avais l’impression de passer à côté d’elle.
J’étais venue chercher une sorte de purge intellectuelle.
Faire de la place.
Réfléchir.
Comprendre.
Et puis le chemin m’a rappelé quelque chose de beaucoup plus simple :
c’est souvent dans les choses les plus simples que l’on vit vraiment.
Un pas après l’autre.
Un repas partagé.
Une rencontre inattendue.
Un fou rire.
Une chanson.
Une danse.
Une respiration.
J’ai chanté. J’ai dansé. J’ai ri. J’ai respiré.
Et j’ai découvert qu’une simple brise d’air sur mon visage, à la fin d’une longue journée de marche, pouvait être la plus belle façon de la terminer.
J’ai de nouveau fait confiance,
À la vie.
À ses détours.
À ses redirections.
À ces chemins que l’on n’avait pas prévus et qui, finalement, nous emmènent exactement là où nous devons être.
Et aujourd’hui, je regarde toutes ces redirections avec gratitude.
Parce qu’elles m’ont amenée jusqu’ici 🤍
Chaque rencontre a rallumé cette flamme en moi.
Cette soif en la vie.
Bien sûr, il y avait les ampoules, les douleurs, les petits bobos, les jambes lourdes…
Mais chaque matin, malgré tout, on est heureux d’être là.
Et on remet ses chaussures.
On reprend son sac.
Et on se remet sur le chemin.
Et puis il y a ces petites scènes improbables que l’on ne vit que sur le Camino :
faire sécher ses vêtements dans la rue, sur son sac à dos, sur une rambarde… bref, un peu partout où c’est possible. 👕🎒
Deux semaines pour comprendre que je n’avais peut-être pas besoin de chercher autant de réponses.
J’avais surtout besoin de vivre.
De ralentir.
De ressentir.
De rencontrer.
De faire confiance.
Ce chemin a ouvert quelque chose en moi.
Et j’ai la sensation que ce n’est que le début ✨
Merci la vie. Pour les détours, les rencontres, les redirections… et pour m’avoir remise sur mon propre chemin.