11/08/2026
Je ne vais pas faire semblant de prendre ça avec philosophie.
Je suis en colère.
Parce que derrière une « petite entreprise », il y a parfois juste une personne qui essaie désespérément de faire tenir son activité debout.
Cela fait des mois que je travaille, que j’investis, que je crée, que je cherche des points de vente, que je participe à des marchés, que je développe mes ateliers… J’ai ouvert ma boutique en ligne avec l’espoir, enfin, de pouvoir toucher davantage de monde.
Et aujourd’hui, alors que chaque vente compte réellement, je dois volontairement fermer la porte à une grosse partie de mes clientes.
Pas parce que je ne veux plus vendre ailleurs qu'en France.
Pas parce que mes créations ne peuvent plus y être envoyées...
Mais parce qu’une nouvelle contrainte vient rendre ces quelques ventes financièrement difficiles à assumer pour une toute petite entreprise comme la mienne!
Et c’est précisément ça qui me met hors de moi.
On parle beaucoup de soutenir l’artisanat, les petites entreprises, le local, celles et ceux qui entreprennent. Mais sur le terrain, nous devons continuellement absorber de nouvelles obligations, de nouveaux frais, de nouvelles démarches… avec exactement les mêmes deux mains et le même compte bancaire.
Il n’y a personne derrière moi pour absorber le choc.
Alors oui, aujourd’hui, ça me touche profondément. Parce que je me bats déjà pour faire vivre cette entreprise. Parce que je refuse de voir tout le travail accompli réduit à une ligne dans un règlement qui ne fait aucune différence entre une structure qui expédie des milliers de colis et une artisane pour qui chaque commande compte.
Pour le moment, j’ai donc suspendu mes expéditions. Et j’espère sincèrement que ce ne sera que temporaire.
Une pétition circule pour faire entendre la voix des petites entreprises concernées. Je laisse le lien en commentaire et dans ma bio pour celles et ceux qui souhaitent la signer.
Je ne demande pas qu’on nous dispense de toute règle. Je demande simplement qu’on arrête de légiférer comme si toutes les entreprises avaient les mêmes épaules pour les porter.