14/07/2026
𝐉𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞́𝐬 « 𝐭𝐫𝐨𝐩 𝐠𝐫𝐨𝐬 » 👀
C’est le principal enseignement de la récente étude menée par le Groupe Ifop pour Darwin Nutrition.
Les chiffres interpellent : 𝟔𝟏 % 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝟒𝟖 % 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 se trouvent aujourd’hui « trop gros ».
13 % des femmes ayant un IMC inférieur à 18,5 souhaitent maigrir, tandis que 33 % des femmes ayant un IMC compris entre 18,5 et 24,9 souhaitent perdre du poids avant l’été.
Ces résultats posent une question essentielle : que disent-ils réellement de notre société ?
Le problème n’est pas de vouloir perdre du poids, prendre du muscle ou améliorer sa santé. Chacun est libre de ses objectifs et de son rapport à son corps.
L’enjeu est ailleurs.
Il réside dans une société où le contrôle du corps est devenu une norme, où l’apparence est souvent assimilée à la volonté, au mérite, à la discipline ou à la réussite. Une société qui entretient l’idée qu’un « bon corps » serait avant tout le résultat d’efforts individuels.
𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐛𝐞́𝐬𝐢𝐭𝐞́, 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞 𝐮𝐧 𝐟𝐚𝐫𝐝𝐞𝐚𝐮 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞.
Au-delà de la maladie chronique et de ses nombreuses comorbidités, elles doivent composer avec les préjugés, les remarques, les discriminations et un regard permanent porté sur leur corps, mais aussi sur leurs comportements, leurs choix et parfois même leur valeur en tant que personne.
Cette stigmatisation n’est pas anodine. Elle retarde le recours aux soins, favorise les ruptures de parcours, altère la santé mentale et participe à l’isolement de nombreuses personnes.
À la Ligue nationale contre l’Obésité, nous rappelons que l’obésité est une maladie chronique complexe et multifactorielle.
La prévention est essentielle, mais elle ne peut reposer sur la culpabilisation ou des injonctions esthétiques.
Changer le regard sur l’obésité, c’est aussi permettre à chacun d’accéder à des soins sans jugement, dans un environnement plus juste, plus bienveillant et plus respectueux.