04/04/2020
Albert Camus a dit "Il n’est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir."
Avez-vous déjà entendu parler du syndrome du brown-out?
Grace à mes études de psychologie, j’ai appris que la perte de sens au travail induit une dissonance cognitive, responsable d'une souffrance psychique. Comment se produit le déséquilibre psychique qui provoque un désengagement au travail tellement dévastateur qu’il peut mener à la dépression ? Quels sont les mécanismes à l’œuvre qui nous maintiennent dans des métiers inutiles ?
Ces questions sont d’autant plus d’actualité que la crise sanitaire que nous traversons actuellement met les projecteurs sur ces métiers inutiles, sur la place du travail dans nos vies et sur la manière dont les métiers les structurent. Cette période inédite va, je l’espère, donner l’occasion d’une réflexion sur le rôle social du travail et sur son utilité. Dans son ouvrage "Bu****it Jobs", l’anthropologue David Graebler explique que pour savoir si un métier est essentiel ou si c'est « un boulot à la con », il faut imaginer les conséquences sociétales de sa disparition et évaluer son inutilité pour l’humanité. Aujourd’hui, en pleine crise, plus que jamais, les métiers essentiels sont visibles. Il s’agit de ceux qui nous permettent de continuer à vivre : les soignants, les aides à domicile, les éboueurs, les commerces alimentaires. Merci à eux.