05/06/2026
L'incontinence urinaire après l'accouchement ne serait pas qu'une affaire de plancher pelvien.
C'est ce que suggère une nouvelle étude, et ça mérite qu'on s'y arrête.
Rappel du contexte : l'incontinence urinaire d'effort touche 30 à 50 % des femmes dans l'année qui suit un accouchement, avec un risque accru en cas de multiparité et d'âge plus avancé.
Le réflexe classique ? Incriminer le plancher pelvien. C'est un facteur déterminant, mais probablement pas toute l'histoire.
Car le périnée ne travaille jamais seul. Il forme une unité fonctionnelle avec le diaphragme et la sangle abdominale. À chaque respiration, à chaque effort, ces structures se coordonnent pour répartir la pression intra-abdominale. Et la grossesse vient précisément perturber cet équilibre : le diaphragme remonte et perd en amplitude, les muscles abdominaux et pelviens s'étirent et se fragilisent.
L'étude a comparé, chez 162 primipares examinées entre 6 et 8 semaines post-partum, le comportement des abdominaux, du diaphragme et du plancher pelvien lors de tâches respiratoires (repos, respiration profonde, toux) — par échographie transabdominale, sur trois groupes : IUE post-partum, continentes, et nullipares en bonne santé.
Pour nous, la conclusion pratique est claire : on évalue et on rééduque le périnée dans son caisson, pas en silo. Respiration, transverse, posture, gestion des pressions — tout compte.
C'est exactement l'approche que nous transmettons aux kinés et sages-femmes chez Hey Lilie.
👉 Étude complète : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0031940626000246
Et vous, comment intégrez-vous le travail diaphragmatique et abdominal dans vos prises en charge post-partum ?