18/07/2026
« S’il y avait un Dieu, il n’y aurait ni guerres, ni viols, ni enfants atteints de cancer… »
C’est une phrase que l’on entend souvent. Elle traduit une véritable révolte face à la souffrance. Et, en effet, qui peut rester insensible devant un enfant qui souffre, une victime de violence ou un peuple en guerre?
Mais cette affirmation amène une réflexion.
Qui déclenche les guerres? Est-ce Dieu… ou les hommes? Qui choisit de mentir, de trahir, de voler, de violer, de tuer ou d’humilier? Est-ce Dieu… ou les êtres humains?
À qui appartient cette responsabilité?
Concernant les souffrances qui ne sont pas causées directement par les hommes, comme la maladie, les catastrophes naturelles, ou la mort, elles demeurent un mystère douloureux que personne ne peut expliquer complètement.
Mais une chose est certaine : Jésus, dans les évangiles, n’a JAMAIS promis une vie sans souffrance.
Il n’a jamais dit : « Suivez-moi, et plus rien de mauvais ne vous arrivera. »
En revanche, il a fait une promesse extraordinaire :
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. »
Il ne promet donc pas de supprimer tous nos fardeaux. Il promet de les porter avec nous. C’est là toute la différence et elle est essentielle.
Et il nous montre dans les Évangiles un Dieu qui ne reste pas à distance de notre douleur. En Jésus, Dieu pleure avec ceux qui pleurent. Il console, relève, guérit quand cela est possible, et il accepte lui-même de porter la souffrance jusqu’à la croix.
Dieu n’est pas un père tout puissant qui, depuis le ciel, contrôle chaque instant de notre existence, empêche chacun de nos mauvais choix ou efface toutes les épreuves. S’il agissait ainsi, nous ne serions plus des êtres libres, mais des êtres dirigés.
Au contraire, Dieu nous a créés libres et responsables. Il nous laisse grandir, réfléchir, choisir, aimer ou refuser d’aimer. Il nous appelle sans cesse au bien et à la transformation à travers les épreuves, mais il ne nous enlève pas la liberté de répondre ou non à cet appel.
La foi n’est donc pas l’attente d’un Dieu qui ferait tout à notre place et qui nous sauverait de tout comme par magie.
La foi est la confiance en un Dieu qui marche avec nous et qui nous demande aussi de prendre notre part de responsabilité.
Peut-être que la vraie question n’est donc pas : « Pourquoi Dieu n’empêche-t-il pas le mal ? »
mais : « En quoi est-ce que j’accepte de faire ma part, avec l’aide de Dieu? ».
Diana Becker
Via Merlin Charles