31/07/2026
Bonjour, belles âmes sorcières.
Nous entrons dans le sabbat et la période de Lughnasadh. Ce sabbat est particulier dans la roue de l'année. Le dieu Lugh était considéré comme un dieu pluri-technicien. On lui prêtait des compétences en tant que guerrier, guérisseur, barde, forgeron... Il incarne l'excellence multiple. Il incarnait pour les Celtes un roi, un dieu souverain. Ce sabbat commence entre le 31 juillet et le 1er août. Les célébrations s'étendaient sur une grande partie du mois.
Un rituel pratiqué dans une large partie du monde celtique, qui couvre l'Europe actuelle, consistait, lors de la moisson des céréales, à garder dans la dernière g***e « l'esprit du blé ». On confectionnait alors une poupée de chaume et un abri pour que cet esprit puisse rester jusqu'aux prochaines semailles. Ainsi, on espérait pouvoir influencer les énergies fertiles pour les récoltes à venir.
Aujourd'hui, nous vivons une période difficile : l'humain perd peu à peu son rapport à la nature. La Terre nourricière est exploitée sans ménagement, le climat évolue, les récoltes en pâtissent. Il est peut-être temps de se souvenir des traditions ancestrales qui permettaient à l'humain de mettre du sacré, du bon sens, du respect, pour assurer l'avenir du clan.
Et c'est justement là que réside notre pouvoir, à nous, sorcières et sorciers de ce temps. Nous n'avons pas besoin d'attendre que le monde change pour semer notre propre part de sacré. Comme nos ancêtres tressaient la poupée de blé pour abriter l'esprit de la récolte, nous pouvons, à notre échelle, tisser des gestes qui honorent la Terre : un remerciement murmuré devant un champ, un jardin entretenu avec soin, une offrande déposée en pleine conscience, une pensée de gratitude pour ce que la nature nous donne encore.
Lughnasadh nous rappelle que la véritable abondance ne se décrète pas, elle se cultive, patiemment, avec respect et gratitude. Ce sabbat est une invitation à moissonner non seulement le grain, mais aussi nos propres efforts de l'année : ce que nous avons semé en nous, en intentions, en apprentissages, en liens tissés avec le vivant.
Alors célébrons cette lumière d'été qui commence doucement à décliner, remercions Lugh pour son excellence et son inspiration, et engageons-nous, à notre mesure, à redevenir gardiennes et gardiens de cet esprit du blé qui, en chacune et chacun de nous, ne demande qu'à refleurir.
Belle moisson à vous, belles âmes sorcières. 🌾✨