22/07/2026
🧘🏻♀️Soin de l’anxiété et mémoire du corps
Il y a des tensions qui ne se voient pas. Et il y a, parfois, des corps qui les dessinent d’eux-mêmes.
Cette semaine, une patiente est venue pour un soin de l’anxiété. Sur son sternum, un tatouage en forme de fissure — comme un éclair figé dans la peau — suivait presque exactement la zone du Vaisseau Conception sur le sternum que je m’apprêtais à travailler.
En médecine chinoise, le point 17RM (Shanzhong), au centre du sternum, est appelé la « Mer du Qi ». C’est là que se loge souvent ce qu’on ne dit pas : un chagrin ravalé, une colère qui n’a jamais trouvé sa sortie, le sentiment d’avoir été trahi ou abandonné par quelqu’un qui aurait dû protéger. On parle parfois d’un « poignard planté dans le cœur » — une image, mais qui correspond à une réalité clinique : une poitrine serrée, une respiration courte, presque en apnée.
Un peu plus bas, 12RM (Zhongwan), au niveau du plexus solaire, porte plutôt le poids du ressassement, de l’inquiétude qui tourne en boucle — la Rate qui n’arrive plus à transformer les pensées.
Ce jour-là, tout s’est détendu, et le blocage de sa voix s’est vraiment relâché quand j’ai travaillé les cervicales — comme si le corps avait besoin de retrouver sa voix avant de pouvoir enfin respirer.
Le tuina, les ventouses, le gua sha et les techniques manuelles ne remplacent pas un travail psychothérapeutique. Mais ils peuvent accompagner et aider le corps à relâcher ce qu’il retient depuis longtemps, et parfois donner à la voix — et au souffle — un peu plus d’espace.
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