07/09/2026
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Hier, j’ai payé le plein d’essence de ma fille. Elle commence tout juste en tant qu'infirmière libérale, elle travaille et pourtant, en ce moment, elle a du mal à s’en sortir.
Et le prix : 93 euros !
Sa voiture, elle en a besoin tous les jours pour aller d’un patient à l’autre. Ce n’est pas un confort : sans elle, elle ne peut tout simplement pas travailler.
Elle l’a achetée récemment et, entre le crédit, l’assurance, les charges liées à son activité et tout le reste, les fins de mois commencent à devenir compliquées.
Hier, je l’ai accompagnée à la station-service. Le compteur montait, 50 €, 60 €, 70 €… et quand on a dépassé les 80 €, je lui ai dit de ranger sa carte et que je m’en occupais.
Elle n’était pas très fière que son père lui paie son essence. Elle m’a même dit : « À mon âge, avec tout ce que je travaille, je devrais quand même réussir à payer mon plein toute seule. »
Et c’est surtout cette phrase qui m’est restée.
Elle commence ses tournées très tôt le matin, passe ses journées sur la route à aller chez ses patients et ne compte pas vraiment ses heures. Pourtant, une fois toutes les dépenses payées, il ne reste parfois pas grand-chose.
Évidemment que tant que je pourrai l’aider, je le ferai. Mais ça fait quand même quelque chose de voir son enfant travailler autant et devoir malgré tout compter sur ses parents pour une dépense aussi banale qu’un plein d’essence.
On leur a toujours répété que travailler et se donner du mal permettaient d’avancer dans la vie. J’espère simplement que ça restera encore vrai pour leur génération.