29/09/2026
Je trouve ça weird qu’on attende souvent que notre corps nous lâche avant de considérer qu’il essayait peut-être de nous dire quelque chose.
Genre.. tant qu’on est encore capable de travailler, de répondre au monde p*s d’accomplir deux ou trois tâches, on se dit qu’on est correct. Fatigué, irritable, la mâchoire serrée, pu capable d’endurer un bruit de fourchette... mais correct pareil.
F**k on continue.
Tsé.. On nous a appris que dépasser nos limites, c’est être fort. Que la personne qui continue malgré la fatigue est travaillante, disciplinée, résiliente... p*s que celle qui arrête AVANT de s’effondrer aurait sûrement pu faire un petit effort de plus.
Je trouve qu’on utilise beaucoup de beaux mots pour glorifier le fait de se brûler vivant 🙄
Notre système nerveux, lui, connaît pas notre horaire. Il sait pas que c’est vraiment pas un bon moment pour être dépassé parce qu’on a une semaine chargée p*s trois personnes qui comptent sur nous. Il reçoit ce qu’il reçoit... p*s il réagit.
Ça peut être de la tension, une fatigue qui nous rentre dedans d’un coup, des larmes qui sortent de nulle part, un shutdown ou juste ce feeling très précis de pu être capable d’être une personne pour aujourd’hui.
Est-ce qu’il a toujours raison sur ce qui se passe? Non.
Il peut sonner l’alarme à cause de ce qui arrive maintenant, de ce qu’il anticipe ou de quelque chose que la situation lui rappelle. Mais même si y’a pas réellement de feu... l’alarme, elle, est ben en train de sonner.
P*s si chaque fois qu’elle part, p*s qu'on se traite de paresseux, de trop sensible ou de pas assez résilient, on apprend pas à mieux fonctionner... on apprend juste à l’ignorer plus longtemps... jusqu’à ce que notre corps trouve une façon un peu moins polie de nous arrêter.
On devrait pas avoir besoin de se rendre à l’effondrement pour avoir le droit de ralentir, ni présenter un dossier complet avec preuves, témoins p*s date officielle de burnout pour que notre fatigue soit considérée comme assez vraie.
Si ton corps te demande de ralentir, t’as le droit de l’écouter avant qu’il soit obligé de gueuler.