27/06/2026
« Moi j'ai pris des fessées, je suis pas mort. »
Cette phrase, on l'a tous entendue et je la lis régulièrement sur les réseaux sociaux. Elle se transmet de génération en génération comme une évidence. Comme si la survie était l'objectif...
Sauf qu'aujourd'hui, la science nous apporte un autre éclairage. Il balaye les croyances et les histoires que l'on a pu se raconter. Et elle est sans appel.
En 2016, deux chercheuses ont compilé toutes les études jamais publiées sur la fessée. La plus grande synthèse jamais réalisée sur le sujet :
👉 160 927 enfants
👉 111 effets mesurés
👉 17 conséquences analysées
Le résultat ? 13 effets statistiquement significatifs. Et tous, sans exception, vont dans le même sens : plus d'agressivité, moins d'autorégulation, une relation parent-enfant dégradée, plus d'anxiété.
Zéro bénéfice.
Et le plus troublant, c'est le mécanisme de transmission : 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗼𝗻 𝗮 é𝘁é 𝗳𝗲𝘀𝘀é 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁, 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗼𝗻 𝗮 𝘁𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗮𝗱𝘂𝗹𝘁𝗲, à 𝘆 ê𝘁𝗿𝗲 𝗳𝗮𝘃𝗼𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀. C'est exactement pour ça que « j'ai été frappé et je vais bien » fonctionne comme un piège : c'est ce raisonnement-là qui permet à la boucle de se perpétuer.
La bonne nouvelle, c'est que renoncer à la fessée ne veut pas dire renoncer au cadre. Et que le vrai outil de prévention n'est pas seulement de savoir parler à son enfant… mais d'avoir un endroit où poser sa propre colère avant qu'elle ne déborde.
J'explique tout cela dans l'article (chiffres, mécanismes, et 3 pistes concrètes) 📌 lien en premier commentaire 👇
Et toi, cette phrase « je suis pas mort », tu l'as déjà entendue dans ta famille ou autour de toi ?