22/06/2026
Défi les îlots solidaires 13-14/44 : Fin de Erlannin, Gavrinis et Berder.
Le Mardi 9 juin, 47 de coef, le soleil est là, le vent pas trop fort.
Tout est ok, 'manque l’accompagnatrice/teur...🥴
Et oui, quid pour du dernière minute ?
Une amie, motive son fils de 17 ans pour m’accompagner. Le kayak ça fait sortir du lit, surtout qu’il est pas loin de midi 🤪 !
J’étais persuadée d’un truc cool : on part de la petite baie avant Kerners, on sort avec le courant, finir Erlannin et enchaîner sur Gavrinis et puis on rentrait. Je disais 3h de temps et on est à la maison ...🤦♀️
Appelez-moi « optimiste » !
En plus la logistique voulait qu’on embarque deux kayaks :
aller à deux sur le quatro jusqu’à Erlannin pour m’éviter de trop nager ; de là, Elwyn reste sur le quatro avec le simple en remorque et me suis sur la petite portion qu’il me reste à faire ; puis on retraverse à deux en quatro, qu’on laisse à la cale de Gavrinis. Et pour Gavrinis, il serait sur le kayak solo (beaucoup plus maniable) à me suivre tout autour pendant que je nagerai … et retour en quatro à deux (avec le solo en remorque).
Le Golfe est tranquille, pas de bruits assourdissants comme la dernière fois dans cette zone 🙏. L’eau est fraîche !! Je ne regrette pas ma combi 5 mm.
Les oiseaux sont encore plus nombreux sur Erlannin !
Je réexplique bien à Elwyn les courants et de la nécessité de rester au plus près de l’îlot (on est dans le courant de la Jument qui est en train de s’inverser vers la descendante).
Je nage le petit bout et lève la tête, cherchant Elwyn. Je le vois en arrière qui fait de grands gestes : il s’est fait aspiré et jeté ; et n’arrive pas à étaler avec le vent et la charge des kayaks. Je nage vers lui tout en lui expliquant calmement comment se remettre dans le bon sens.
Les courants, ça fait flipper surtout la première fois.
Erlannin c’est pas de la gnognotte ! ça se mérite et si un sens passe, l’autre ne passe pas ! à retenir …
On rame en crabe vers la cale de Gavrinis. Le tumulus, ses visiteurs et le Petit passeur des îles en toile de fond.
On pose le kayak quatre places sur la petite plage de Gavrinis, à côté de la cale ; j’amarre pour éviter les mauvaises blagues.
Re-masque et palmes (Erlannin a dit qu’aujourd’hui on ne joue pas pieds nus). On transfert deux-trois trucs sur le kayak simple (toujours attacher ses affaires …), et c’est parti.
Les fonds sont beaux… zoostères, laminaires, autres algues. Des huîtres bien évidemment à la pelle…
On avance en rythme de croisière, j’admire les fonds marins tandis qu’Elwyn profite des paysages de la surface. ☺️
La pointe de Gavrinis, ça passe. Deux personnes profitent de la petite plage de sable blanc derrière, à l’Est. Je suis entre les parcs, au ras.
Je me suis déjà ouvert la main avec les petits coquillages « balane » qui se mettent partout, alors je fais gaffe.
J’ai pied, mais je sens rapidement que si je veux continuer, il va falloir marcher : le courant refuse ! je ne m’attendais pas à ce qu’en descendant la mer rentre entre Berder et Gavrinis… surtout qu’on vient de remonter Gavrinis par l’Ouest sans problème !!
Le kayak ne passe pas. Décision rapide. On tente par le passage de Berder pour choper la Jument (là c’est une valeur sûre!) ? On tente.
On commence à traverser entre les deux îles (Berder et Gavrinis), juste en face du port de Locmariaquer. Je mets des bouchées doubles parce que pour 1 mètre nagé en longueur, je me fais quasiment déportée de 2 m sur le côté !! Si je traîne, on loupe le port !
Et comme si le timing n’était pas assez serré, Elwyn se retourne en kayak 😅!! Incompréhensible…
Lui non plus n’a pas compris ni comment ni pourquoi. A trop admirer le fond et se dire qu’on se baignerait bien, on fini par y aller 😜!
Heureusement, tout était attaché sauf la gourde qui flotte et qu’on récupère facilement. Par contre le housse étanche du téléphone n’était pas aussi étanche que ça …
On nage et rame jusqu’à un ponton flottant. Une pause s’impose.
Des nuages cachent le soleil et le vent rafraîchît ; Elwyn ne peut pas continuer trempé. Heureusement j’avais pris mes affaires de rechange dans le bidon pour ne pas pagayer en combi au retour. Il va être au sec en haut.
On prend un goûter et on rigole de son retournement.
Le maître de port débarque et nous rappelle qu’il est interdit de nager dans le port … c’est sûr qu’il y a mieux ! On lui explique la situation et ne comprend pas qu’on se soit fait jeter même si près du bord à Gavrinis. Il confirme qu’on peut encore passer par Berder.
On y retourne. Des tapis de Zoostères !! si j’étais une tortue marine je serai au paradis là ! Je suis trop contente de passer par là parce que je ne l’ai encore jamais fait !!
On arrive tout juste et on doit porter le kayak sur seuil. Plein d’anciens profitent des terrasses et dégainent leur téléphone pour nous immortaliser. C’est sûr que ça sort de l’ordinaire.
Je me sens un peu phoque avec ma combi et mes palmes.
On passe à côté d’un grand bâtiment ostréicole ; eau trouble à souhait, aucune visibilité.
Et enfin, c’est l’ascenseur après la pointe !! Ouf !
Je fais du 3m/s quasiement !! et on est à petit coef… oserais-je tester par 110 …? 😕Les sortes de marmites qui se forment ne me rassurent pas trop néanmoins : ‘peur de me faire aspirer par en-dessous.
Au moment où Elwyn veut filmer, le Petit passeur des îles revient chercher les visiteurs à Gavrinis. On se colle l’un à l’autre. Ma bouée ne vaut pas grand chose.
Je sens qu’il faut recoller vers l’île sinon on va rester dans la Jument et louper Gavrinis ; je renage à bloc🥵.
Ouf ! j’arrive à rejoindre la plage !!
ça y est, c’est fini ! on a réussi !
Bon, il y a le retour. Mais les îles sont faites. Je regarde l’heure. 17h… et il nous reste à revenir à contre-courant, on est trop avancé dans la marée, je doute de notre réussite (3e et 4e /12e… le plus fort)…
J’observe les bateaux qui ont le vent pour eux au portant. Je regrette de ne pas avoir de voile…
On observe le plan d’eau, je fais des pronostics. On va se faire un stop sur les cailloux d’Erlannin pour tenter de choper un contre-courant qui nous amènerait vers l’île de la Jument.
Une stratégie qui fonctionne jusqu’à un certain point mais après on recule !! Elwyn en a plein les bras, de la balade on est passé à l’entraînement physique intense...😁
Des randonneurs nous observent depuis la pointe St-Nicolas, je pense qu’ils flippent pour nous. Un bateau nous dépasse et nous salue, on essaie de faire du stop mais ça ne marche pas … De tout façon c’est trop chaud, il aurait fallu anticiper en amont.
Plusieurs solutions : traverser et essayer de se rapprocher au maximum (plage 1, plage 2, etc.), au pire on finit à Port Navalo…
Put… je viens de nager deux heures et je dois encore ramer à fond !! Le Golfe porte bien son nom !
Pas d’énervement, ça ne sert à rien, juste des encouragements.
A la perche rouge, un contre-courant providentiel nous sauve les bras !! on se fait un stop au parc à huître à côté et on avance comme ça.
Ce n’est pas la fin de l’histoire parce qu’évidemment la mer a bien baissé et la baie laisse place aux canards tadornes les pattes au sec… le portage de kayak dans la vase s’annonce épique mais moins fatiguant que de ramer à contre, au ras des cailloux.
L’arrivée au parking est une délivrance !!
Epique !
Ce qui est le plus dur ce n’est pas tant d’y aller et de faire le tour des îles mais d’y revenir (une marée dure 6h…). Il y aura toujours un kouak. Surtout à l’entrée du Golfe.
Mais on l’a fait 💪! Elwyn n’est pas dégoûté du kayak et pour sa première, il aura fait 9km… Bravo champion !!
Merci pour votre soutien auprès des enfants qui luttent, autrement que nous, contre et avec le cancer :
https://www.helloasso.com/associations/laouen-ar-vugale/formulaires/5
Chloé.