20/07/2026
e vois de plus en plus souvent des images de violences faites aux enfants circuler au nom de la sensibilisation, de l’information, de la défense de leurs droits.
Que produit-on en les partageant?
Est-ce qu’un enfant doit être vu en train de subir des violences pour que nous croyions à leur gravité ?
Est-ce que diffuser encore et encore les images de son agression l’aide réellement ?
Est-ce qu’un enfant qui semble encore sous le choc peut mesurer les conséquences d’une exposition aussi massive ?
Que faisons-nous lorsque cette diffusion déclenche des centaines de commentaires réclamant des représailles contre d’autres personnes mineures ?
Parler des droits des enfants qui ont commis des violences ne revient pas à minimiser ce qu’ils ont fait.
Cela ne retire rien à la nécessité de protéger la victime, d’établir les responsabilités, de mettre en place un accompagnement sérieux.
Mais un enfant ne cesse pas d’avoir des droits parce qu’il a commis quelque chose de grave.
La violence punitive ne devient pas juste parce qu’elle vise un enfant que nous n’arrivons plus à considérer comme digne de protection.
Parce que défendre ces droits uniquement lorsqu’un enfant est innocent, vulnérable, facile à aimer, conforme à l norme dominante, qui nous ressemble, ce n’est pas défendre les droits des enfants.
C’est choisir celleux auxquels on accepte de les reconnaître.
Nous devons pouvoir dénoncer les violences,sans exposer davantage la victime, sans publier le visage d’un autre mineur,sans transformer les réseaux sociaux en tribunal populaire et sans appeler à faire subir à des enfants les violences que l’on prétend combattre.
À quel moment informer devient-il exposer ? Dis-moi en com 👇🏼.........………………
🏵️ Je suis Marjorie, autiste avec TDAH, thérapeute feministe et anti adultiste, pair-aidante, formatrice, spécialisée en Autisme & TDAH
'accompagne de facon systémique et engagée les familles, les adultes et les pros en psychoéducation, psychopédagogie et thérapeutique
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