05/06/2026
À première vue, on pourrait croire que j’ai perdu mon sang-froid.
Que la colère a pris le dessus.
Que mon impuissance face à la situation m’a fait exploser.
En réalité, c’est tout l’inverse.
Dans certains moments de compétition, le mental de l’athlète prend tellement de place qu’il finit par couvrir tout le reste.
Les doutes parlent fort.
Les peurs parlent fort.
Les croyances limitantes parlent fort.
Et quand ce bruit devient assourdissant, parler calmement ne suffit plus toujours.
Alors j’utilise ma frustration comme une énergie.
Non pas contre l’athlète.
Mais pour lui.
Pour parler plus fort que son mental.
Pour occuper l’espace.
Pour remplir les silences dans lesquels ses pensées sont en train de le dévorer.
Pour créer une rupture.
C’est une forme de mi-temps mentale.
Parce qu’à cet instant précis, il n’est pas en train de perdre une compétition.
Il est en train de perdre la bataille contre lui-même.
Et le danger n’est pas le résultat.
Le danger, c’est que son mental lui fasse perdre ses moyens.
Alors parfois, mon rôle n’est pas d’apaiser.
Mon rôle est de faire plus de bruit que les pensées qui l’anéantissent.
Juste assez longtemps pour qu’il puisse reprendre les commandes.
de rupture