01/08/2026
🌊Le Gong Sedna porte le nom de Sedna, déesse de la mer dans la mythologie inuit.
Sedna possédait une chevelure d'une beauté exceptionnelle. Un jour, elle fut trompée par un chaman malveillant qui l'emmena vivre sur son île. Malheureuse et prisonnière de cette existence, elle implorait son père de venir la secourir. Celui-ci finit par entendre ses plaintes. Il embarqua sur son kayak, la recueillit et prit la mer avec elle.
Voyant Sedna lui échapper, son époux, doté de pouvoirs surnaturels, ordonna à la mer de se déchaîner. Une immense vague projeta Sedna à l'eau. Elle tenta de s'agripper au kayak, mais son père, comprenant qu'il ne pourrait sauver sa propre vie tant qu'elle resterait accrochée à l'embarcation, prit une décision tragique. À grands coups de pagaie, il lui trancha les doigts afin qu'elle lâche prise.
Au contact de l'eau, les phalanges et les mains de Sedna se transformèrent pour donner naissance aux poissons, aux phoques, aux baleines et à tous les mammifères marins. Incapable de remonter à la surface, Sedna sombra dans les profondeurs de l'océan où elle réside depuis lors en tant que déesse de la Mer.
Sedna, déesse blessée et offensée, est aujourd'hui souvent perçue comme une métaphore des outrages infligés aux océans. Son histoire résonne avec une étonnante actualité, comme un avertissement transmis à travers les âges.
Mais les profondeurs dans lesquelles Sedna demeure ne sont pas seulement celles de l'océan. Elles peuvent aussi être envisagées comme les profondeurs de notre monde intérieur. Depuis toujours, la mer symbolise l'inconscient, cet espace mystérieux où reposent nos mémoires, nos émotions enfouies, nos blessures, mais aussi nos ressources les plus précieuses.
À l'image de Sedna qui descend dans l'abîme et dont la souffrance devient source de vie, nous sommes parfois invités à explorer nos propres profondeurs afin d'y découvrir ce qui cherche à être transformé. Ce qui semblait perdu ou douloureux peut alors révéler une richesse insoupçonnée.
Par la puissance de ses vibrations et la richesse de ses harmoniques, le Gong Sedna nous accompagne dans cette exploration. Son chant invite à un mouvement intérieur semblable aux marées : un va-et-vient constant entre la surface et les profondeurs, entre ce qui est connu et ce qui demeure encore caché.
Le cheminement sonore du gong ressemble à l'action à retardement de la vague qui s'effondre puis se manifeste à nouveau avec une force renouvelée. Ce mouvement en vagues successives, entre creux et crêtes, emporte peu à peu vers des espaces de perception plus vastes, tout comme les marées océaniques qui se retirent pour revenir sans cesse.
Ce retour du son produit par le gong a été qualifié par Yogi Bhajan, maître de Kundalini Yoga et de Gong, de « re-sonne » (« resound »). Ce son qui revient sans cesse sur lui-même crée une synthèse complexe d'harmoniques et invite à une manière totalement nouvelle d'écouter.
Comme les vagues qui s'accumulent et se rencontrent pour former de nouveaux mouvements, les harmoniques du gong se superposent et tissent une trame sonore d'une grande richesse.
Photo : https://www.facebook.com/leregarddesandrine